lundi 24 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2408054 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PICARDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2024, Mme B A, représentée par Me Picarda, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 avril 2024 par laquelle le directeur adjoint du quartier maison d'arrêt du centre pénitentiaire de Nantes a prolongé son placement à l'isolement jusqu'au 18 juillet 2024 ;
2°) de mettre en œuvre son extraction afin qu'elle puisse être entendue à l'audience ou, à défaut, de mettre en place un dispositif de visioconférence ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que :
* il existe une présomption d'urgence en matière d'isolement, qu'aucune circonstance particulière n'est en l'espèce susceptible de renverser ;
* son état physique et psychique s'est dégradé du fait de son placement à l'isolement ; cette atteinte s'aggrave à mesure que l'isolement se prolonge puisqu'il entraine une absence durable de lien sociaux au quotidien ; les seuls contacts humains avec les membres du personnel pénitentiaire sont dégradants et humiliants pour sa personne ; elle ne fait que dormir, ce qui démontre l'absence de toute activité proposée au quartier d'isolement, sauf à ce que l'établissement pénitentiaire soit en mesure de rapporter la preuve contraire dans la présente procédure.
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* la compétence de son signataire n'est pas avérée ; la délégation n'a en tout état de cause pas fait l'objet d'un affichage au sein de l'établissement ;
* elle est insuffisamment motivée : elle n'indique pas les risques encourus et ne fait pas état de sa fragilité psychique ;
* elle est entachée d'un vice de procédure tiré du non-respect de la procédure contradictoire : elle a été informée de la décision d'isolement dans des délais très courts ; son dossier n'a pas été mis à disposition de son conseil en vue du débat contradictoire dans un délai raisonnable ;
* elle est entachée d'un défaut de base légale tiré de l'illégalité de la décision de placement initial à l'isolement ;
* elle est entachée d'une erreur de fait : aucun élément n'a été versé au dossier pour étayer les nouveaux motifs retenus à son encontre ;
* elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation : les motifs retenus dans la décision ne sont pas de nature à caractériser l'isolement comme étant une mesure de protection ou de sécurité ; l'impact de la mesure d'isolement apparait disproportionné : aucun document relatif à sa personnalité, son état de santé physique ou psychique n'a été pris en considération dans le cadre de son placement à l'isolement ;
* elle méconnaît les stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que la décision de placement à l'isolement est susceptible de porter atteinte à son droit à la vie au vu de sa vulnérabilité psychique et constitue un traitement inhumain et dégradant en ce qu'elle la soumet à une détresse d'une intensité qui excède le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie :
* la décision de placement à l'isolement s'avère nécessaire à la sauvegarde de l'ordre public et de la sécurité au sein de l'établissement. En l'espèce, tant le profil de Mme A que son comportement en détention, particulièrement problématique à l'égard des autres personnes détenues mais également du personnel pénitentiaire, nécessitent une surveillance et une gestion individualisée qui ne peuvent être réalisées qu'au quartier d'isolement ;
* si Mme A soutient que son état physique et psychique se serait dégradé du fait de son placement à l'isolement, elle ne verse aucune pièce permettant d'en attester.
- aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* son signataire était compétent ;
* elle est suffisamment motivée ;
* la requérante ne saurait utilement soutenir que la décision litigieuse est entachée d'un vice de procédure ;
* sa décision n'est entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation ; la prolongation du placement à l'isolement de Mme A est le meilleur moyen permettant d'assurer le bon ordre et la sécurité au sein de l'établissement compte tenu des nombreux incidents recensés, pour agressions sexuelles sur le personnel pénitentiaire et sur ses codétenues. En outre, il sera rappelé que le placement à l'isolement n'emporte pas un isolement sensoriel et social total de la personne concernée, tel que prohibé par la Cour européenne des droits de l'Homme.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mai 2024.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête en annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code pénitentiaire ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 juin 2024 à 14 heures :
- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,
- et les observations de Me Picarda, avocate de Mme A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, écrouée depuis le 4 juin 2019, est incarcérée au centre pénitentiaire de Nantes depuis le 22 septembre 2022. Dans son ordonnance n° 2403875 du 28 mars 2024, le juge des référés a rejeté pour défaut d'urgence sa requête tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 22 janvier 2024 par laquelle le directeur adjoint du quartier maison d'arrêt du centre pénitentiaire de Nantes l'a placée à l'isolement à compter du 18 janvier 2024, jusqu'au 18 avril 2024. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 18 avril 2024 par laquelle le directeur du centre a prolongé son placement à l'isolement jusqu'au 18 juillet 2024.
Sur la demande tendant à ce que Mme A puisse assister à l'audience :
2. D'une part, aux termes de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire : " Le préfet apprécie si l'extraction des personnes détenues appelées à comparaître devant des juridictions ou des organismes d'ordre administratif est indispensable. / Dans l'affirmative, il requiert l'extraction par les services de police ou de gendarmerie selon la distinction de l'article D. 215-26. ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au préfet de statuer sur une demande d'extraction présentée par un détenu souhaitant être présent à une audience devant la juridiction administrative à laquelle il a été convoqué.
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 731-2-1 du code de justice administrative : " Le président de la formation de jugement peut à titre exceptionnel pour un motif légitime autoriser une partie, un témoin, un expert ou toute autre personne convoquée à l'audience et qui en a fait expressément la demande à être entendu par un moyen de communication audiovisuelle au cours de l'audience ou de l'audition. () ".
4. Il n'est pas contesté que le préfet de la Loire-Atlantique, saisi en ce sens par le tribunal, n'a pas donné suite à la demande d'extraction formée au bénéfice de Mme A. Par ailleurs, le dispositif de communication audiovisuelle prévu par l'article R. 731-2-1 du code de justice administrative cité au point 3 ne peut être mis en œuvre au regard de l'absence de compatibilité technique entre le système informatique du tribunal et celui du centre pénitentiaire. En tout état de cause, Mme A était représentée à l'audience par une avocate. En outre, la requérante ne soutient pas avoir été dans l'impossibilité de s'entretenir avec son conseil et de lui communiquer les éléments nécessaires à sa défense.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire : " Toute personne détenue majeure peut être placée par l'autorité administrative, pour une durée maximale de trois mois, à l'isolement par mesure de protection ou de sécurité soit à sa demande, soit d'office. Cette mesure ne peut être renouvelée pour la même durée qu'après un débat contradictoire, au cours duquel la personne intéressée, qui peut être assistée de son avocat, présente ses observations orales ou écrites. () Le placement à l'isolement n'affecte pas l'exercice des droits prévus par les dispositions de l'article L. 6, sous réserve des aménagements qu'impose la sécurité. () ".
7. Chaque décision de placement à l'isolement, la première comme les décisions ultérieures de prolongation ou de refus de mainlevée, doit se fonder sur une appréciation des circonstances de fait existantes à la date à laquelle elle est prise et ne dépend pas des décisions précédentes. Il s'ensuit que la nécessité du maintien de la mesure d'isolement en litige doit être appréciée compte tenu du comportement de Mme A, des risques qu'elle faisait peser sur le maintien du bon ordre au sein de l'établissement pénitentiaire à la date à laquelle elle a été prise et qu'elle continue de faire peser à la date de la présente décision et sur le fait de savoir si ladite mesure constitue l'unique moyen d'assurer la sécurité des personnes ou de l'établissement.
8. En l'espèce, les circonstances de fait alléguées par l'administration pour justifier la décision de prolongation de placement à l'isolement de l'intéressée reprennent celles qui ont justifié la décision initiale, auxquelles s'ajoutent " le retour d'une détenue avec laquelle [Mme A est] en conflit et " qui a déposé plainte à son encontre " et son " placement en garde à vue pour ces faits, les 16 et 17 avril 2024 ". Si les risques allégués, exposés de manière cumulative, pouvaient justifier un placement initial à l'isolement, ces nouveaux éléments, tels qu'invoqués sans au demeurant être précisément explicités, se rapportent à des faits, soit qui ne concernent pas directement l'intéressée, soit qui remontent au mois de décembre 2023, qui ne sauraient dès lors justifier à eux seuls une mesure de prolongation de placement à l'isolement. Dans ces conditions, en l'état de l'instruction, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'édiction de la décision litigieuse est de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité.
9. En second lieu, eu égard à son objet et à ses effets sur les conditions de détention, la décision plaçant d'office à l'isolement une personne détenue, ainsi que les décisions prolongeant éventuellement un tel placement, prises sur le fondement de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire, portent en principe une atteinte grave et immédiate à la situation de la personne détenue, de nature à créer une situation d'urgence justifiant que le juge administratif des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, puisse ordonner la suspension de leur exécution s'il estime remplie l'autre condition posée par cet article. Toutefois, si l'autorité administrative justifie de circonstances particulières faisant apparaître qu'un intérêt public s'attache à l'exécution sans délai de cette mesure, compte tenu en particulier des risques pour la sécurité de l'établissement et des personnes, y compris extérieures à celui-ci, appréciés notamment au regard des motifs d'incarcération de l'intéressé, des éléments figurant dans son dossier individuel ou de son comportement en détention, la condition d'urgence ne peut être regardée comme satisfaite.
10. En l'espèce, en se bornant à soutenir que la décision litigieuse est justifiée au regard des circonstances particulières liées au profil pénal et au parcours pénitentiaire de Mme A, ainsi que par la nécessité de préserver l'ordre public, sans apporter d'éléments récents, prouvant que le comportement actuel de l'intéressée nécessite qu'elle soit maintenue à l'isolement, l'administration pénitentiaire ne fait valoir aucune circonstance particulière et étayée qui conduirait à remettre en cause l'existence d'une situation d'urgence découlant du maintien à l'isolement. Ainsi, et alors, d'une part que le placement de l'intéressée en garde à vue les 16 et 17 avril 2024 se fonde, comme il a été précédemment dit, sur des faits datés de décembre 2023, d'autre part que les pièces versées à l'instance s'agissant du comportement de Mme A montrent que celui-ci est qualifié de " calme et correcte ", ce que l'absence de tout rapport actualisé d'incident, le dernier état communiqué datant du 14 mars 2024, vient d'ailleurs corroborer, le ministre ne justifie d'aucune circonstance particulière, récente à la date de la décision attaquée, qui serait de nature à caractériser une menace actuelle et importante pour la sécurité au sein de l'établissement, propre à renverser la présomption d'urgence. Dans ces conditions, et, alors que Mme A soutient par ailleurs sans être sérieusement contredite que son " besoin de lien social " depuis son placement à l'isolement le 22 janvier 2024 est par trop insatisfait et nuit gravement à sa santé mentale, la condition d'urgence prescrite par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est en l'espèce remplie.
11. Les deux conditions fixées par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant remplies, il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 18 avril 2024 par laquelle le directeur adjoint du quartier maison d'arrêt du centre pénitentiaire de Nantes a prolongé le placement de Mme A à l'isolement à compter du 18 avril 2024 jusqu'au 18 juillet 2024.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Picarda de la somme de 800 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 18 avril 2024 par laquelle le directeur adjoint du quartier maison d'arrêt du centre pénitentiaire de Nantes a prolongé le placement de Mme A à l'isolement à compter du 18 avril 2024 jusqu'au 18 juillet 2024, est suspendue.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 800 euros à Me Picarda en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour cette avocate de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au garde des sceaux, ministre de la justice et à Me Picarda.
Copie en sera adressée au Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nantes.
Fait à Nantes, le 24 juin 2024.
Le juge des référés,
L. Bouchardon
La greffière,
M-C. MinardLa République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026