LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2408065

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2408065

mercredi 12 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2408065
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- Asile - 15 jours
Avocat requérantKHATIFYIAN

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- les règlements (UE) nos 603/2013 et 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020.

Le président du tribunal a désigné M. David Labouysse pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.

L'audience publique, à laquelle aucune partie n'était présente ou représentée, s'est tenue le 10 juin 2024 à partir de 10h00.

La clôture de l'instruction est intervenue après appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, rendu applicable par l'article R 777-3-6 du même code.

Le rapport de M. Labouysse, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le requérant se présente sous l'identité de M. H D. Il indique être un ressortissant de nationalité afghane et être né le 1er janvier 1988. Il est entré en France le

10 avril 2024. Il a déposé une demande d'asile qui a été enregistrée par les services de la préfecture de Maine-et-Loire le 17 avril 2024. Lors de la consultation du fichier "Eurodac" pour la comparaison des empreintes digitales, régi par le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il a été constaté que ses empreintes digitales avaient été enregistrées en Bulgarie puis en Belgique. Les autorités de chacun de ces deux Etats ont été saisies le 25 avril 2024 par les autorités françaises au titre de la procédure de détermination de l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile de M. D. Les autorités belges ont accepté expressément de se considérer responsable de cette demande. Par un arrêté du 14 mai 2024, pris au nom du préfet de Maine-et-Loire, sur le fondement de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision de transfert vers la Belgique a été opposée à M. D. L'intéressé demande au tribunal l'annulation de cette décision.

2. En vertu de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une personne de nationalité étrangère se trouvant sur le territoire français et souhaitant demander l'asile, se présente devant l'autorité administrative compétente, laquelle enregistre sa demande et procède à la détermination de l'Etat responsable de son examen en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du

26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de cette détermination.

Sur les moyens de légalité externe :

3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sans préjudice du second alinéa de l'article 11-1 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004, l'autorité compétente pour procéder à la détermination de l'Etat responsable de l'examen d'une demande d'asile et prendre une décision de transfert en application de l'article L. 572-1 est le préfet de département () ". En vertu de l'article 11-1 de ce décret et de l'annexe II à l'arrêté du ministre de l'intérieur du 10 mai 2019 désignant les préfets compétents pour enregistrer les demandes d'asile et déterminer l'Etat responsable de leur traitement, le préfet de Maine-et-Loire est compétent pour décider le transfert des personnes sollicitant l'asile domiciliées dans l'un des départements de la région des Pays de la Loire. Le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 permet au préfet de département de déléguer sa signature.

4. M. F G, adjoint à la cheffe du "Pôle régional Dublin" est l'autorité signataire de l'arrêté du 14 mai 2024 relatif au transfert de M. D. Cette autorité bénéficie d'une délégation pour signer un tel arrêté en vertu du deuxième alinéa de l'article 8 de l'arrêté du 28 février 2024, publié dans le recueil des actes administratifs de ce département du 6 mars 2024. Cet arrêté de délégation a été pris par le préfet de Maine-et-Loire, compétent pour prendre une décision de transfert en vertu des dispositions évoquées au point 3. M. G n'est habilité à signer une telle décision qu'en cas d'absence ou d'empêchement de M. A C, directeur de l'immigration et des relations avec les usagers, et de Mme B J, cheffe du "Pôle régional Dublin". Cependant, M. D n'allègue même pas que ces deux autorités n'auraient pas été simultanément absentes ou empêchées. Il se borne à soutenir, à tort, que la charge de la preuve d'une absence ou d'un empêchement pèse sur le préfet de Maine-et-Loire. Par suite, le moyen tiré de ce que le signataire de l'arrêté n'aurait pas été habilité à cette fin ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 est relatif au " droit à l'information " d'un demandeur d'asile. Le paragraphe 1er de cet article précise le contenu essentiel des informations devant être délivrées.

6. M. D soutient qu'il n'a pas reçu ces informations. Toutefois, il a attesté, par ses signatures, avoir reçu communication, en langue pachto, qui est la langue qu'il comprend, de l'information sur les règlements européens applicables à sa situation. Cette information est formalisée dans deux brochures : la brochure A intitulée "J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de ma demande '" et la brochure B intitulée "Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie '". Ces brochures contiennent l'ensemble des informations mentionnées à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'information du demandeur d'asile garanti par cet article 4 ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, en vertu de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du

26 juin 2013, afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable de la demande d'asile, un entretien individuel avec le demandeur doit être mené par une personne qualifiée en vertu du droit national.

8. L'entretien individuel de M. D s'est déroulé le 17 avril 2024 à la préfecture de Maine-et-Loire. Il a été mené par Mme E I qui a été habilitée à signer les comptes-rendus d'entretien et, par suite, à les conduire, en vertu de l'article 6 de l'arrêté du 28 février 2024 cité au point 4. Il ressort de la lecture du résumé de l'entretien individuel que M. D a pu y faire état de données permettant aux autorités françaises de déterminer l'État membre responsable de sa demande d'asile. Le requérant ne fait état d'aucun élément concernant le déroulement de son entretien, s'agissant plus particulièrement du contenu des échanges avec l'agente qui l'a conduit, qui serait susceptible de révéler qu'elle n'aurait pas été qualifiée pour le mener. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 imposant cette exigence doit être écarté.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative () ". L'exigence de motivation impose à l'autorité administrative d'énoncer dans l'acte formalisant une décision, non pas l'ensemble des éléments soumis à son examen, mais les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de cette décision. Ainsi, cette autorité n'est pas tenue, pour satisfaire à cette exigence, d'exposer de manière précise, dans son acte, les différentes étapes de l'examen qu'il lui appartient de conduire avant de prendre sa décision.

10. Est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre Etat membre. Une telle motivation permet d'identifier le critère du règlement dont il est fait application pour déterminer cet Etat.

11. L'arrêté du 14 mai 2024 formalisant la décision de transfert de M. D vers la Belgique vise le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, en se référant, au surplus, à ses articles 7 à 15 et 18. Ce même arrêté mentionne que les empreintes digitales de l'intéressé ont été enregistrées dans le fichier "Eurodac" lorsqu'il était en Belgique le 9 juillet 2021 et qu'il ressort de la consultation de ce fichier qu'il y a déposé une première demande d'asile. L'exposé de ces différents éléments suffit à permettre l'identification du critère du règlement dont il a été fait application. Par suite, et alors même qu'elle ne fait pas état de l'article du règlement appliqué, la décision de transfert de M. D est motivée au sens des dispositions précisées ci-dessus de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur les moyens de légalité interne :

12. En vertu du paragraphe 1 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, lorsqu'une demande de protection internationale est présentée, un seul Etat, parmi ceux auxquels s'applique ce même règlement, est responsable de son examen. Le chapitre III de ce règlement comprend les articles 7 à 15 qui fixent, de manière hiérarchisée, les critères de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile.

13. Pour désigner la Belgique comme l'État membre responsable de l'examen de la demande d'asile introduite en France par M. D, le préfet de Maine-et-Loire a relevé que l'intéressé avait précédemment déposé une demande d'asile auprès des autorités de cet Etat. L'accord explicite donné par les autorités belges dans le cadre de la procédure relative à M. D se réfère aux dispositions du b) du 1) de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 en vertu desquelles l'État membre responsable est tenu de reprendre en charge un demandeur d'asile dont la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre.

14. En premier lieu, la mise en œuvre de ce critère doit être écartée lorsque, comme le prévoit le paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans l'Etat membre responsable au regard de ce critère, des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et des conditions d'accueil des personnes sollicitant l'asile, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens des articles 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

15. Le régime d'asile européen commun repose, pour l'essentiel, d'abord, sur la délivrance, aux personnes sollicitant l'asile, d'une information relative à leurs droits, dans une langue qu'elles comprennent, afin de pouvoir se préparer à exposer, au cours d'un entretien, les raisons pour lesquelles elles sollicitent une protection internationale, ensuite, sur la formation spécifique des agents réalisant ces entretiens et des autorités en charge de déterminer s'il y a lieu d'accorder l'asile afin notamment de déterminer la crédibilité du récit de la personne, en outre, sur le droit de former un recours contre la décision prise à l'issue de l'examen de la demande, exercé, le cas échéant, avec l'assistance d'un avocat et d'un interprète, enfin, sur le bénéfice de conditions matérielles d'accueil pendant l'examen de la demande.

16. Pour étayer l'existence, en Belgique, de défaillances systémiques dans la procédure d'asile et des conditions d'accueil des personnes sollicitant l'asile, M. D fait seulement valoir que le 29 août 2023, la secrétaire d'Etat à l'asile et l'immigration belge a décidé que les hommes seuls ne seraient plus accueillis en Belgique. Toutefois, le document qu'il produit montre que ce sont seulement les hommes seuls en situation irrégulière qui sont visés par cette décision. Or, les autorités belges ayant accepté de reprendre en charge M. D en indiquant que l'intéressé avait formé un recours à l'encontre de la décision du 21 février 2023 rejetant sa demande d'asile et que ce recours était toujours en cours d'instruction, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D ne pourrait pas bénéficier en Belgique du droit au maintien sur le territoire de cet Etat jusqu'à l'issue de ce recours et qu'il serait ainsi considéré comme étant en situation irrégulière dans ce même Etat. Par ailleurs, le Conseil d'Etat belge a, par un arrêt du 13 septembre 2023, suspendu l'exécution de la décision précitée du 29 août 2023. Si le requérant soutient que la secrétaire d'Etat à l'asile et l'immigration belge a indiqué qu'elle ne respecterait pas cette décision de justice, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D ne pourrait pas exercer une action en justice afin de faire respecter la décision rendue par le Conseil d'Etat belge le 13 septembre 2023. Au regard de ces éléments, et alors que le requérant n'allègue même pas l'existence de défaillances en Belgique concernant la procédure d'asile elle-même, il ne peut être identifié au 14 mai 2024, date de la décision attaquée à laquelle s'apprécie sa légalité, de sérieuses raisons de croire qu'il existe en Belgique des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des personnes sollicitant cette protection. Dès lors, en ne mettant pas en œuvre les dispositions précitées du deuxième alinéa du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas entaché la décision en litige d'erreur d'appréciation.

17. En second lieu, la mise en œuvre d'un critère de détermination de l'Etat membre responsable d'une demande d'asile doit être écartée lorsqu'il y a lieu, pour l'autorité préfectorale, de faire usage des dispositions du premier paragraphe de l'article 17 de ce règlement. L'application de cet article procède, à la différence de celle de l'article 3 du même règlement, de l'exercice d'un pouvoir discrétionnaire de sorte que seule la mise en évidence d'une erreur d'appréciation présentant un caractère manifeste, c'est à dire ressortant avec évidence, est de nature à entacher d'illégalité la décision de transfert au regard de cet article 17. L'erreur manifeste d'appréciation est notamment caractérisée en présence de toute situation dans laquelle il existe des motifs sérieux et avérés de croire que la personne ayant sollicité l'asile courra, lors de son transfert ou par suite de celui-ci, un risque avéré de subir des traitements inhumains et dégradants au sens des articles 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour la mise en œuvre de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, le requérant doit apporter des éléments caractérisant un risque personnel de subir de tels traitements.

18. Le requérant se borne à faire état de la décision précitée du 29 août 2023 prise par la secrétaire d'Etat à l'asile et l'immigration belge et à indiquer que les autorités de cet Etat ne permettent pas aux demandeurs d'asile de bénéficier des conditions matérielles d'accueil. Cependant, lors de l'entretien individuel évoqué au point 8, il n'a fait état d'aucun fait le concernant lorsqu'il était en Belgique qui montrerait qu'il n'aurait pas bénéficié de ce dispositif d'aide. S'il a indiqué ne pas vouloir être éloigné à destination de cet Etat, c'est uniquement en raison du rejet de sa demande d'asile. Au regard de ces éléments et compte tenu de ce qui a été dit au point précédent concernant la décision du 29 août 2023 prise par la secrétaire d'Etat à l'asile et l'immigration belge, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'en n'écartant pas le critère permettant de désigner la Belgique comme l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile pour appliquer, à son bénéfice, l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, le préfet de Maine-et-Loire aurait porté une appréciation entachée d'erreur manifeste.

19. Il résulte de tout ce qui précède que doivent être rejetées les conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert de M. D vers la Belgique qui a été opposée par l'arrêté pris par le préfet de Maine-et-Loire le 14 mai 2024. Par voie de conséquence, doivent être également rejetées ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E

Article 1er : Les conclusions présentées par M. D sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H D, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Levan Khatifyan.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juin 2024.

Le magistrat désigné,

D. LABOUYSSELa greffière,

M-C. MINARD

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La greffière

No 2408065

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions