vendredi 2 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2410619 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MPIGA VOUA OFOUNDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Mpiga Voua Ofounda, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 12 juillet 2024 par laquelle le directeur de l'agence France Travail d'Angers Roseraie a rejeté sa demande d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi ;
3°) d'enjoindre à France Travail de procéder à son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de France Travail une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, auquel cas son avocate se désistera de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite, dès lors que cette décision l'empêche de prétendre à un revenu de remplacement dans l'attente d'un nouvel emploi, son contrat d'apprentissage étant arrivé à terme ; elle est mère d'une enfant de trois ans dont elle assume seule l'entretien et l'éducation ; elle ne peut assumer le manque à gagner induit par ce refus d'inscription ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il n'est pas justifié de la compétence de son auteur, dès lors que ni le nom ni le prénom de celui-ci ne figurent sur cette décision, qui n'est pas non plus signée ;
* elle remplit les conditions prévues aux articles L. 5411-1, R. 5411-2 et suivant du code du travail ;
* la décision méconnaît les stipulations de l'article 5 de la convention franco-gabonaise du 11 mars 2002, qui font obstacle à ce que puisse être refusé à un ressortissant gabonais son inscription à France Travail au motif qu'il serait titulaire d'un titre de séjour étudiant ;
* le titulaire d'un contrat d'apprentissage arrivé à terme peut valablement s'inscrire auprès de France Travail, comme le prévoit la circulaire n°2023-08 du 26 juillet 2023.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 et 23 juillet 2024, la directrice régionale de France Travail Pays de la Loire conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la décision attaquée a été retirée le 19 juillet 2024, que Mme A a été inscrite sur la liste des demandeurs d'emploi avec effet au 2 juillet 2024 et que la demande présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'est pas justifiée.
Par des mémoires enregistrés les 22 et 23 juillet 2024, Mme A déclare ne pas s'opposer à ce qu'un non-lieu soit prononcé mais maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en portant, dans le dernier état de ses écritures, le montant de la somme demandée à ce titre à 1 800 euros en faisant état des diligences entreprises.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 juillet 2024.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 12 juillet 2024 sous le numéro 2410750 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Guilloteau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience puis informées, le 23 juillet 2024, de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience du 30 juillet 2024.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Par une décision du 30 juillet 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme A. Par suite, sa demande susvisée est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
3. Postérieurement à l'introduction de la requête, la directrice de l'agence France Travail Angers Roseraie a, par courrier du 19 juillet 2024, informé Mme A du retrait de la décision du 12 juillet 2024 et de son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 2 juillet 2024. Dans ces conditions, les conclusions de la requête à fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Mpiga Voua Ofounda d'une somme de 500 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle de Mme A.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et de suspension de la requête de Mme A.
Article 3 : France Travail Pays de la Loire versera à Me Mpiga Voua Ofounda, avocate de Mme A, une somme de 500 euros (cinq cents euros) au titre des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à France Travail Pays de la Loire et à Me Mpiga Voua Ofounda.
Fait à Nantes, le 2 août 2024.
Le juge des référés,
T. GUILLOTEAU
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026