mercredi 7 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2411376 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - Etrangers - 15 jours |
| Avocat requérant | SMATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juillet 2024, M. B, représenté par Me Smati, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de renvoyer les conclusions de sa requête tendant à l'annulation de la décision du
14 juin 2024 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour devant une formation collégiale du tribunal, ainsi que les conclusions à fin d'injonction y afférentes ;
3°) d'annuler les décisions du 14 juin 2024 par lesquelles le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant vingt-quatre mois, ainsi que l'arrêté du
19 juillet 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, en contrepartie de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
en ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il y a lieu de renvoyer les conclusions à fin d'annulation et d'injonction relatives à ce refus devant une formation collégiale ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation, d'une erreur de droit, d'une méconnaissance des dispositions de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
en ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
en ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que sa situation justifie que le préfet n'édicte pas d'interdiction de retour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du même code en ce qu'elle est injustifiée dans son principe, et disproportionnée dans sa durée ;
en ce qui concerne l'assignation à résidence :
- cette décision est insuffisamment motivée en fait;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juillet 2024, le préfet de Maine et Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gourmelon, vice-présidente, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions prises sur le fondement des articles L. 614-1 à L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Gourmelon, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant gabonais, est entré en France le 7 décembre 2011 muni d'un visa de long séjour en qualité d'étudiant. Il a bénéficié de plusieurs renouvellements de titres de séjour jusqu'en 2015. Il n'a, par la suite, pas obtenu de nouveau titre de séjour, et a fait l'objet de plusieurs obligations de quitter le territoire français. Il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 7 août 2023. Par un arrêté du 14 juin 2024, pris après consultation de la commission du titre de séjour, le préfet de la Sarthe a rejeté sa demande et lui a en outre fait obligation de quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité, et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant vingt-quatre mois. Par un arrêté du
19 juillet 2024, il l'a assigné à résidence. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions tendant à l'admission de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 juillet 2024. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions tendant au renvoi à une formation collégiale des conclusions à fin d'annulation de la décision ayant rejeté la demande de titre de séjour de M. A, et les conclusions à fin d'injonction associées :
3. Aux termes de l'article L.614-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. ".
4. Le livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile définissant les procédures contentieuses devant le juge administratif institue deux catégories de procédures, une procédure collégiale prévue au titre I de ce livre, et une procédure à juge unique prévue au titre II. Dans le cas où l'étranger est assigné à résidence sur le fondement des dispositions de l'article L. 731-1 de ce code lorsqu'il introduit sa requête contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français et celle refusant de lui délivrer un titre de séjour, cette requête est traitée selon les dispositions de l'article L.921-1 de ce code, relevant de la procédure à juge unique, qui prévoient que le tribunal statue dans un délai de quinze jours. Il s'ensuit qu'il n'y a pas lieu de renvoyer les conclusions à fin d'annulation et d'injonction relatives au refus de séjour opposé à M. A à une formation collégiale du tribunal, ces conclusions relevant de la compétence du magistrat désigné.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
5. La décision litigieuse cite les dispositions dont elle fait application et énonce avec suffisamment de précisions les éléments de fait sur lesquels le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé pour rejeter la demande de M. A tendant à son admission exceptionnelle au séjour. Cette motivation permet par ailleurs de constater que le préfet de Maine-et-Loire a procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
7. S'il n'est pas contesté que M. A réside en France depuis près de treize ans, le requérant, célibataire et sans enfants, ne justifie pas d'attaches personnelles ou familiales d'une particulière intensité, en dehors de la présence de son frère, qui vit d'ailleurs à Malakoff et non dans le département de Maine-et-Loire où réside le requérant, et il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où résident encore ses parents. Le requérant, qui indique que sa présence est nécessaire auprès de son frère du fait de la cécité dont ce dernier est affecté, et que cette situation l'a contraint à mettre entre parenthèses ses études, expliquant ainsi qu'il n'a pas obtenu de diplôme depuis son arrivée en France, ne l'établit pas par les pièces qu'il produit, qui font seulement état d'une hospitalisation de son frère en 2016 pour d'autres problèmes de santé que ceux mentionnés pas le requérant. S'agissant des études dont fait état le requérant, le dernier relevé de notes produit date de 2021, de sorte qu'il ne peut être considéré comme établi que le requérant poursuivrait encore des études. S'il produit deux promesses d'embauche, ces promesses ne suffisent pas à établir une particulière intégration. Il en va de même des éléments qu'il produit pour témoigner de son engagement associatif. Dans ces conditions, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas, en rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle.
8. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
9. Aucun des éléments dont le requérant fait état n'est de nature à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour sur le fondement des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. Enfin, le moyen tiré de l'erreur de droit n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et la portée.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
11. La décision litigieuse comporte, de manière suffisamment précise, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquels le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé pour obliger M. A à quitter le territoire français. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
12. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, soulevés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, M. A reprenant les mêmes éléments que ceux invoqués au soutien de ses conclusions à fin d'annulation de la décision ayant rejeté sa demande de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
13. La décision litigieuse comporte, de manière suffisamment précise, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé pour refuser d'accorder à M. A un délai de départ volontaire français. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
14. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision refusant à M. A un délai de départ volontaire serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays à destination duquel M. A est susceptible d'être reconduit d'office serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. La décision litigieuse comporte, de manière suffisamment précise, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé pour prononcer à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français de de vingt-quatre mois. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
17. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision interdisant à M. A le retour sur le territoire français serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.
18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
19. Ainsi qu'il a été dit, la durée de présence de M. A en France s'explique pour l'essentiel par son maintien irrégulier sur le territoire français. Il ne justifie pas d'une activité professionnelle, ni de liens d'une particulière intensité en France, évoquant seulement la présence en France d'un frère dont il ne démontre pas que l'état de santé nécessiterait sa présence constante à ses côtés, d'autant que son frère habite en région parisienne. Dans ces circonstances, le requérant n'établit pas que sa situation caractériserait des circonstances humanitaires de nature à justifier que le préfet de Maine-et-Loire n'édicte pas d'obligation de retour. Le préfet de Maine-et-Loire n'a donc pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en édictant une telle mesure. Par ailleurs, au vu des conditions dans lesquelles le requérant se maintient en France, et de la faible intensité de ses attaches sur le territoire français, la durée de vingt-quatre mois retenue par le préfet de Maine-et-Loire n'est pas disproportionnée. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit dès lors être également écarté.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
20. L'arrêté litigieux énonce, contrairement à ce que soutient le requérant, en termes suffisamment précis les considérations sur lesquelles le préfet de Maine-et-Loire s'est fondé pour assigner à résidence le requérant, le préfet relevant que M. A que ce dernier fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai, qu'il dispose d'un passeport en cours de validité, qu'il justifie d'un hébergement à Angers mais que l'absence d'un titre de transport ne permet pas l'exécution d'office immédiate de l'obligation de quitter le territoire français. L'arrêté est ainsi suffisamment motivé en fait, sa motivation en droit n'étant pas critiquée par le requérant.
21. Le présent jugement écarte les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que la décision assignant M. A à résidence serait dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de cette obligation doit, dès lors, être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande tendant à l'admission de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B, à Me Smati, et au préfet de Maine et Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 août 2024.
La magistrate désignée,
V. GOURMELON
La greffière,
J. DIONISLa République mande et ordonne préfet de Maine et Loire en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026