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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2411425

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2411425

mercredi 14 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2411425
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCHEVALIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions des 16 et 24 mai 2024 par lesquelles le jury de l'Ecole Centrale de Nantes avait prononcé le redoublement de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières et personnelles invoquées par l'étudiant, bien que réelles, ne présentant pas un caractère suffisamment immédiat et grave pour justifier une suspension en référé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Jaud, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 16 mai 2024 par laquelle le jury de l'Ecole Centrale de Nantes a prononcé son redoublement et la suspension de l'exécution de la décision du 24 mai 2024 portant rejet de son recours gracieux jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;

2°) d'enjoindre au directeur de l'Ecole Centrale de Nantes de convoquer un nouveau jury afin que, dans un délai de sept jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, son semestre 9 soit validé ou à titre subsidiaire que sa situation soit réexaminée ;

3°) de mettre à la charge de l'Ecole Centrale de Nantes une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie :

o un redoublement lui imposerait le paiement de frais de scolarité s'élevant à hauteur de 2 572 euros pour la rentrée 2024-2025 alors qu'il n'a pu suivre son parcours d'études que parce qu'il bénéficiait d'une bourse sur critères sociaux ;

o la décision a de fortes répercussions sur sa vie personnelle, notamment en ce que cela impacte son lieu de vie ; il a obtenu un logement au sein d'une résidence de jeunes actifs, dont il ne peut bénéficier qu'à condition d'être un jeune actif et non un étudiant ; un redoublement l'empêchera de pouvoir prétendre à nouveau à un logement dans le CROUS ;

o la décision a des importantes répercussions financières puisqu'il ne peut bénéficier des bourses attribuées par la Fondation Centrale ;

o la décision a des conséquences sur la survie de l'entreprise qu'il a créée, à laquelle il doit se consacrer pleinement pour porter son projet entrepreneurial ; la décision lui impose de revenir à l'Ecole Centrale de Nantes pour la rentrée 2024-2025 alors qu'il doit se consacrer à ce moment à plusieurs événements relatifs à son entreprise, pour laquelle il a contracté des emprunts ; la décision a aussi des incidences sur les stagiaires de son entreprise ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions en cause :

o la dispense qui lui avait été accordée pour l'épreuve ACTOR n'a pas été respectée ; le fait de l'avoir obligé, malgré cette dispense, à passer une épreuve de rattrapage dans cette matière alors qu'il n'avait pu bénéficier du cours correspondant constitue une rupture d'égalité de traitement ;

o la note de 2/20 attribuée pour l'épreuve ACTOR est entachée d'une erreur ;

o la nécessité de passer des rattrapages pour l'UE73/UE93 est entachée d'erreur en méconnaissance des dispositions des articles 35 et 36 du règlement de la scolarité ;

* concernant l'épreuve " Méthodes et outils pour l'aide à la décision ", il n'a pu suivre le cours dispensé en septembre puisqu'il était en alternance au sein de l'entreprise ; il n'a pas fait l'objet de l'évaluation collective puisque l'enseignant lui a demandé de rendre un travail sur un sujet différent des autres étudiants, ce qui caractérise une rupture d'égalité entre les étudiants ;

* dès lors qu'il n'avait pas à passer l'épreuve ACTOR, la moyenne pondérée de ses évaluations individuelles était supérieure à 8 (11,29) ; la moyenne pondérée de ses évaluations collectives était supérieure à 8 (10,26) ; la moyenne pondérée de l'UE est supérieure à 10 (10,97) ;

o des erreurs matérielles ont été commises dans l'application des règles de calcul de la moyenne UE73/UE93 après rattrapage en méconnaissance des dispositions de l'article 44 du règlement de la scolarité :

* à l'épreuve de rattrapage MADEC EVC passée en février 2024, il a travaillé seul, sur un sujet différent et plus complexe que les autres étudiants et s'est vu attribuer la note de 0/20 ;

* la meilleure note, soit la note initiale de 7,5/20, devait être retenue en application de l'article 44 du règlement de la scolarité, et non la note de 0/20 ;

* le bulletin est entaché d'une erreur, le coefficient de l'évaluation collective étant passé de 0,2 pour l'épreuve initiale à 1 pour l'épreuve de rattrapage ; quel que soit le coefficient retenu, la moyenne de l'évaluation collective de l'épreuve MADEC est de 10,97 ou de 10, 24 sur 20, soit supérieure à la note requise ;

o l'Ecole Centrale de Nantes doit justifier de la composition régulière du jury et de la régularité de la procédure conformément aux dispositions des articles 54 à 56 du règlement de scolarité, notamment quant à :

* la communication d'un état de situation des élèves ingénieurs aux représentants des élèves ingénieurs désignés ;

* le déroulement de la commission préparatoire au jury ;

* la présidence du jury ;

* la composition du jury ;

* le partage des voix quant à sa situation ;

o la compétence du signataire du courriel du 24 mai 2024 portant rejet de son recours gracieux doit être justifiée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 août 2024, l'Ecole Centrale de Nantes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient :

- l'urgence n'est pas établie ;

- il n'existe aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 24 juillet 2024 sous le numéro 2411389 par laquelle M. A demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le règlement de la scolarité de l'Ecole Centrale de Nantes approuvé les 7 et 30 juin 2022 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Béria-Guillaumie pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Dionis, greffière d'audience, Mme Béria-Guillaumie a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Jaud, représentant M. A qui soutient que :

o il est orphelin ce qui a un impact sur ses ressources ; il a créé une entreprise ; il voulait initialement faire sa troisième et dernière année à l'Ecole Centrale en tant qu'entrepreneur mais pour des raisons financières, a choisi l'alternance et a conclu un contrat en ce sens ; rapidement, il a dû quitter l'entreprise en raison des mauvaises conditions de son stage, tout comme un autre alternant une semaine après lui ; il a alors choisi de suivre le parcours avec option entreprendre ce que le jury réuni le 6 octobre 2023 lui a accordé ; en parallèle, il suivait un parcours avec PEPITE pour son entreprise ; comme sa société était suffisamment avancée, il a choisi d'effectuer son stage dans sa propre entreprise ; il est le premier à l'Ecole Centrale à avoir le statut national étudiant entrepreneur ; pendant son contrat d'alternant, il avait manqué trois semaines de cours du fait de sa présence en entreprise ; quand il a réintégré le cursus classique à la fin de son contrat d'alternance, il a recherché quelles épreuves il devait passer et un courriel du 25 octobre 2023, dont l'auteur était au courant de son changement de parcours et qui fait mention de l'information du directeur de la scolarité, lui a indiqué qu'il était dispensé des épreuves PROJET et ACTOR ; il ne s'est donc pas présenté le jour de l'épreuve ACTOR ; il a ensuite été informé qu'il devait effectuer un rattrapage pour cette épreuve malgré la dispense ;

o l'urgence est établie en raison des conséquences financières du redoublement ; étant orphelin, il a des problèmes de ressources financières et n'a pu suivre l'année précédente que parce qu'il a bénéficié d'une bourse ; redoublant il ne pourra plus bénéficier de la bourse puisque dans les conditions d'attribution d'une bourse pour critères sociaux, il y a une condition de progression dans les études ; la décision a des conséquences sur sa vie personnelle puisqu'il doit quitter son logement CROUS et ne pourra bénéficier d'un logement CROUS, toutes les résidences étant complètes ; il doit avoir la qualité de jeune actif et non d'étudiant pour bénéficier d'un logement en résidence pour jeunes actifs ; il ne pourra bénéficier des bourses accordées par la Fondation Centrale alors qu'il en a bénéficié les années précédentes ; le refus actuel, fondé sur un critère académique, est fondé sur le fait qu'il redouble ; le manque d'assiduité invoqué n'est pas établi puisqu'il justifie de 80 heures d'absence autorisées et a été expressément autorisé à manquer certains cours comme d'autres étudiants ; il ne pourra se consacrer entièrement au développement de son entreprise à compter de septembre 2024, alors qu'il s'agit d'une condition de survie de son entreprise ; le redoublement aura un impact sur l'entreprise, alors qu'il a embauché des stagiaires et doit rembourser des prêts d'honneur ;

o le doute sérieux quant à la légalité de la décision est établi :

* il bénéficiait bien d'une dispense, pour passer l'épreuve ACTOR, du fait d'un courriel émis sur son cas spécifique et non sur tous les étudiants ; les résultats de l'épreuve ACTOR auraient donc dû être neutralisés ; il a choisi de passer l'épreuve ACTOR au rattrapage bien qu'il en ait été dispensé car il avait un délai trop court pour agir ; il a aussi été dispensé de PROJET sur le semestre impair, et contrairement à l'épreuve ACTOR, cela ne lui est pas reproché ce qui établi bien qu'il était dispensé pour le semestre impair pour ACTOR et pour PROJET ;

* il y a un problème d'égalité de traitement puisqu'il a réalisé seul les épreuves collectives ;

* la meilleure des deux notes pour l'épreuve MADEC devait être retenue, soit la note initiale de 2 et non la note de rattrapage de 0 ;

* il y a eu un problème de changement de coefficient pour l'épreuve de rattrapage, le coefficient 1 étant incohérent dans les calculs ; quel que soit le coefficient retenu, avec la meilleure des deux notes, il validait bien son unité ;

* en ce qui concerne la composition du jury et la procédure, il appartient à l'établissement de prouver la composition du jury en ce qui le concerne ; il invoque le problème de l'auteur de la décision sous l'angle de la composition du jury et un vice de procédure suivie devant le jury initial sous l'aspect de la compétence du jury et de l'auteur du rejet du recours gracieux ;

* en ce qui concerne la décision portant rejet de son recours gracieux, elle est signée par le vice-président qui selon la défense présidait le jury, ce qui n'est pas établi alors que le jury est normalement présidé par le président de l'établissement ; l'empêchement du président n'est pas établi ;

- les observations de Me Chevallier, représentant l'Ecole Centrale de Nantes qui soutient que :

o l'Ecole est consciente de la grande motivation de M. A ; en septembre 2023, il est apparu, sans qu'il en ait parlé à la scolarité, qu'en plus de sa troisième année d'ingénieur, il avait le statut d'étudiant entrepreneur et qu'il s'était engagé dans un diplôme inter-universitaire auprès de l'institut d'administration des entreprises de Nantes ; lorsqu'il a souhaité début septembre avoir un aménagement de ses enseignements, le directeur lui a souligné le problème de compatibilité entre le statut d'alternant, à temps plein, et le statut d'auto-entrepreneur ; il était difficile pour l'Ecole Centrale d'accorder un aménagement de scolarité pour une entreprise individuelle et une dispense pour l'alternance ; le jour même, M. A a rompu son contrat d'alternance avec l'entreprise ; le jury d'octobre 2023 l'a autorisé à quitter le statut d'alternant et à retourner dans le cursus d'étudiant classique en lui indiquant qu'il ne bénéficiait plus de dispense ; en renonçant aux avantages accordés aux alternants, il renonçait aux dispenses ; M. A, qui s'est cru dispensé de cours, a été peu assidu en 2023-2024 et a manqué un total de 140 heures d'absence non excusées, en plus des heures d'absence excusées, et pas seulement pour le cours de MADEC ; le jury de février 2024, statuant sur les résultats du semestre 9, l'a néanmoins autorisé à aller au rattrapage ; le jury qui aurait dû l'exclure, a voulu lui donner une dernière chance compte tenu de sa situation particulière d'entrepreneur et l'a autorisé à redoubler en conservant toutes les unités déjà acquises ; il est donc uniquement astreint à suivre une seule unité UE 73/93, soit quelques heures de cours et quelques épreuves, ce qui ne l'empêcherait pas de travailler ; si M. A avait fait part de son projet entrepreneurial, il aurait été guidé par la direction de l'Ecole ;

o il est inexact d'affirmer qu'il est le premier étudiant en statut national étudiant entrepreneur ;

o l'urgence n'est pas établie ; M. A n'aura pas de frais de scolarité à payer s'il conserve sa bourse puisqu'il s'agit d'une bourse sur critères sociaux et non au mérite ; la bourse est acquise pendant sept années entre la licence et le master et permet donc deux redoublements ; M. A n'établit pas qu'il aurait fait une demande de bourse et qu'elle aurait été rejetée ; contrairement à ce que soutient le requérant, il n'a pas bénéficié de la bourse complémentaire de la Fondation Centrale en 2023-2024 ; le refus de cette bourse n'est pas motivé par son redoublement mais sur un ensemble de critères, dont un manque d'assiduité, une position d'exclusion prise en février et des résultats passables ; l'impact allégué sur l'entreprise est peu convaincant puisque M. A a déjà mené de front ses études et son projet d'entreprise ; il ne doit rattraper qu'une seule unité avec quelques épreuves, ce qui est sans conséquences directes sur son entreprise ; le requérant n'apporte aucun élément sur ses charges et ses ressources ; il n'est pas possible d'apprécier concrètement la situation d'urgence, d'autant que la décision est une décision de redoublement et non d'exclusion qui n'a pas pour effet de mettre fin à la scolarité de l'intéressé ;

o le doute sérieux quant à la légalité de la décision n'est pas établi :

* aucun grief spécifique n'est avancé quant à la régularité du jury ; la scolarité de l'Ecole étant fermée du 15 juillet au 15 août il n'est pas possible d'accéder aux procès-verbaux ; la composition du jury pour l'année a été fixée par un arrêté de novembre 2023 et ce sont bien les membres nommés qui ont siégé lors des jurys de février et mai 2024 ; le directeur de la formation, en tant que vice-président, est habilité à présider le jury en application de l'article 54 du règlement de la scolarité ;

* M. A ne bénéficiait d'aucune dispense pour l'épreuve ACTOR contrairement à ce qu'il a cru comprendre ; le courriel du 25 octobre 2023, émanant d'un enseignant et non de la direction de la scolarité, et d'un enseignant ignorant que M. A n'avait plus le statut d'alternant, ne constituait pas une décision de dispense ; la décision du jury d'octobre 2023 était quant à elle très claire et astreignait M. A à l'ensemble des enseignements ; le malentendu a en outre été totalement levé par le jury de février 2024 qui a relevé que M. A devait passer l'épreuve ACTOR comme tous les autres étudiants, sous peine de rupture d'égalité ; M. A n'avait manqué que la semaine 37 et devait rattraper ces enseignements puisqu'il avait souhaité mettre fin à son statut d'alternant ; le requérant a mis peu de bonne volonté dans le rattrapage de cette épreuve ACTOR puisqu'une relance de l'enseignante a été nécessaire pour avoir le devoir avec quinze jours de retard ; malgré ce retard, l'enseignante ne lui a pas mis une note éliminatoire mais une note de 2/20, seule une partie du devoir ayant été faite et étant médiocre ;

* en ce qui concerne l'épreuve spécifique MADEC, elle a été demandée non au seul M. A mais à quatre étudiants qui étaient dans une situation particulière, excluant toute atteinte au principe d'égalité de traitement ; comme ces quatre autres étudiants en génie industriel, M. A avait déjà suivi cette option en deuxième année avec un cours identique ; l'enseignant a donc demandé un travail complémentaire, que M. A n'a pas rendu malgré quatre relances ; il a obtenu néanmoins la note de 7,5/20, qui a été retenue car c'était la meilleure note des deux notes ;

* il n'y a pas d'erreur de coefficient, puisque c'est le coefficient de 0,2 qui a été retenu, le document produit n'étant qu'une capture d'écran du logiciel OnBoard et non le relevé de notes.

A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été différée au 8 août 2024 à 12 heures, en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 8 août 2024 à 11 heures 26, M. A conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A est inscrit en troisième et dernière année au sein de l'Ecole Centrale de Nantes (Loire-Atlantique) au titre de l'année universitaire 2023-2024 en vue de l'obtention du diplôme d'ingénieur - formation ingénieur généraliste. Par une décision du 16 mai 2024, le jury de l'Ecole Centrale de Nantes a décidé que M. A n'avait pas validé le semestre 9 de sa formation et l'a admis à redoubler au cours de l'année universitaire 2024-2025. M. A a exercé un recours gracieux contre la décision du 16 mai 2024 par un courriel du 24 mai 2024. Son recours gracieux a été rejeté par une décision du même jour, suivie de plusieurs courriels explicatifs. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 16 mai 2024 et celle de la décision du 24 mai 2024 portant rejet de son recours gracieux.

2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative dispose que : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués, visés ci-dessus, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution des décisions attaquées doivent être rejetées.

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle aux conclusions de M. A dirigées contre l'Ecole Centrale de Nantes qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à l'Ecole Centrale de Nantes.

Fait à Nantes, le 14 août 2024.

La juge des référés,

M. BERIA-GUILLAUMIELa greffière,

J. DIONIS

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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