LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2411981

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2411981

jeudi 29 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2411981
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantEVENO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a refusé l'intégration de Mme B dans la fonction publique territoriale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'agent continuant à être rémunéré malgré son absence de service, et qu'aucun doute sérieux n'était établi sur la légalité du refus. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2005-1785 du 30 décembre 2005 relatif au détachement sans limitation de durée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er août 2024, Mme A B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a refusé de faire droit à sa demande d'intégration dans la fonction publique territoriale.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite en ce que la décision attaquée porte préjudice à son reclassement professionnel pour raison de santé au sein de la collectivité qu'elle a demandé à intégrer dès le 16 octobre 2023 dans le cadre de sa demande de préparation au reclassement, ce qui a des effets immédiats sur sa situation professionnelle, morale et personnelle ; le traitement qui lui est réservé est inégalitaire et lui donne l'impression d'être mise à l'écart par la collectivité ;

- les moyens qu'elle soulève sont propres à établir l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : la décision est entachée d'erreurs d'interprétations des dispositions du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 alors qu'il revient au département de se charger de l'accompagnement des fonctionnaires détachés sans limitation de durée en application des dispositions de l'article L. 213-2-1 du code de l'éducation, sans renvoyer l'examen de son cas aux services de l'éducation nationale ; elle méconnaît les dispositions de l'article 4 du décret n° 2005-1727 du 30 décembre 2005 et de l'article L. 511-7 du code général de la fonction publique en ce que c'est à l'administration d'accueil de répondre à la demande d'intégration directe d'un agent détaché ; elle méconnaît les dispositions de l'article 1 de la loi n° 2009-972 du 3 août 2009 en ce qu'aucune proposition d'intégration ne lui a été faite alors qu'elle est détachée sans limitation de durée dans le corps des adjoints techniques depuis le 1er janvier 2007 ; le refus d'intégration ne peut être fondé par l'intérêt du service alors qu'elle a toujours été très bien appréciée et notée par la collectivité et que des vacances de postes dans la filière administrative de la catégorie C sont régulièrement publiée, notamment en juin et juillet de cette année ; l'intégration est de droit selon une jurisprudence établie dès lors que ses dix sept années de service dans son poste valent reconnaissance d'aptitude pour accomplir les fonctions dans lesquelles elle souhaite être intégrée, alors que celle-ci est motivée par la présence de membres de sa famille dans la région pour lui permettre de l'accompagner dans la gestion de son handicap.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 août 2024, le conseil départemental de la Sarthe, représenté par Me Eveno, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas satisfaite en ce que la requérante ne produit aucune pièce venant établir les conséquences graves et immédiates que la décision attaquée induirait sur sa situation professionnelle et personnelle alors que l'intéressée, qui refuse de se présenter à son poste depuis le 27 septembre 2023, continue à être en position d'activité et rémunérée intégralement comme tel par le département dans l'attente que les services de l'Etat puisse la réintégrer sur un poste vacant ;

- il n'existe aucun doute sérieux quant à la légalité de sa décision.

Vu :

- les pièces du dossier.

- la requête au fond par laquelle la requérante demande l'annulation de la décision susvisée.

Vu :

- la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 ;

- la loi n° 2007-209 du 19 février 2007 ;

- le décret n° 91-462 du 14 mai 1991 fixant les dispositions statutaires applicables au corps des adjoints techniques des établissements d'enseignement du ministère de l'éducation nationale et au corps des techniciens de l'éducation nationale ;

- le décret n° 2005-1785 du 30 décembre 2005 du 30 décembre 2005 relatif au détachement sans limitation de durée de fonctionnaires de l'Etat en application de l'article 109 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales ;

- le code de l'éducation ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné M. Echasserieau premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 août 2024 à 10h00 :

- le rapport de M. Echasserieau, juge des référés,

- les observations de Mme B qui sollicite une médiation pour régler sa situation administrative qui perdure depuis trop longtemps ;

- et les observations de Me Eveno représentant du département de la Sarthe qui informe que le département ne donnera pas suite à une demande de médiation dès lors que le reclassement de la requérante n'est pas du ressort de l'administration d'accueil.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B agent titulaire de la fonction publique de l'Etat, appartenant au corps des ouvriers d'entretien et d'accueil des établissements d'enseignement du ministère de l'éducation nationale a fait l'objet d'un détachement sans limitation de durée dans les services du département de la Sarthe à compter du 1er janvier 2007. L'intéressée a été placée en arrêt maladie du 8 novembre 2021 au 26 septembre 2022, puis a travaillé en mi-temps thérapeutique pendant une année. Le 19 juin 2023 le médecin du travail du département de la Sarthe a déclaré Mme B apte à occuper un poste d'accueil dans sa filière ou, en dehors de cette hypothèse, a préconisé son reclassement dans la filière administrative. Par la présence requête, Mme B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a refusé de faire droit à sa demande d'intégration dans la fonction publique territoriale.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

3. Aux termes de l'article L. 213-2-1 du code de l'éducation : " Le département assure le recrutement et la gestion des personnels techniciens, ouvriers et de service exerçant leurs missions dans les collèges. Ces personnels sont membres de la communauté éducative et concourent directement aux missions du service public de l'éducation nationale dans les conditions fixées à l'article L. 421-23 et à l'article L. 913-1 ". Aux termes de l'article 109 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales : " I. - Dans le délai de deux ans à compter de la date de publication des décrets en Conseil d'Etat fixant les transferts définitifs des services, les fonctionnaires de l'Etat exerçant leurs fonctions dans un service ou une partie de service transféré à une collectivité territoriale () peuvent opter soit pour le statut de fonctionnaire territorial, soit pour le maintien du statut de fonctionnaire de l'Etat. / II. - Les fonctionnaires de l'Etat ayant opté pour le statut de fonctionnaire territorial sont intégrés dans un cadre d'emploi de la fonction publique territoriale dans les conditions prévues par les dispositions statutaires applicables à ce cadre d'emplois. Les services effectifs accomplis par les intéressés dans leur corps d'origine sont assimilés à des services accomplis dans ce cadre d'emplois. / II. - Les fonctionnaires de l'Etat ayant opté pour le maintien de leur statut sont placés en position de détachement auprès de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales dont relève désormais leur service. / Par dérogation à la section 2 du chapitre V de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, ces détachements sont sans limitation de durée. () ". En application de ces dispositions, les services des personnels techniciens, ouvriers et de service exerçant leurs missions dans les collèges ont été transférés aux départements, chaque fonctionnaire de l'Etat concerné disposant d'un droit d'option entre le statut de fonctionnaire territorial et le maintien du statut de fonctionnaire d'Etat.

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est toujours, à la date de la présente ordonnance, en position d'activité et qu'elle ne subit aucun préjudice financier dès qu'elle continue à percevoir l'intégralité de son traitement et du régime indemnitaire y afférent. Par ailleurs, si Mme B soutient que la décision attaquée, qui lui refuse la possibilité d'être intégrée au sein des effectifs du département de la Sarthe, a effets immédiats sur sa situation professionnelle, morale et personnelle, elle ne produit aucun élément venant établir les conséquences alléguées alors qu'il est constant que l'intéressée demeure active et n'est pas isolée en continuant notamment d'exercer des fonctions de représentant syndical au sein de la collectivité.

5. Dans ces conditions, Mme B ne peut être regardée comme établissant, en l'état de l'instruction, l'existence d'une situation d'urgence au sens des dispositions précitées, justifiant l'intervention du juge des référés à bref délai, laquelle ne saurait davantage résulter de la nature et de la portée de la décision contestée.

6. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions mises à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition tenant à l'existence d'un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, de rejeter les conclusions à fin de suspension de la requête.

Sur les frais liés au litige :

7. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme B doivent, dès lors, être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de rejeter les conclusions du département de la Sarthe à l'encontre de Mme B sur ce même fondement.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du département de la Sarthe au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au département de la Sarthe.

Fait à Nantes, le 29 août 2024.

Le juge des référés,

B. EchasserieauLa greffière,

M.C. Minard La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2411981

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions