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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2412000

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2412000

jeudi 21 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2412000
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL PARTHEMA AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Rezé. En cours d’instance, le maire a retiré l’acte attaqué, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 août 2024, M. D H, Mme F E, M. I A et Mme C B, représentés par Me Le Borgne, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le maire de la commune de Rezé (Loire-Atlantique) a délivré un permis de construire à M. et Mme G tendant à la construction d'une maison individuelle sur un terrain sis 23 C, rue André Guinoiseau sur la parcelle cadastrée AT n° 589, ensemble le rejet, en date du 20 juin 2024, de leur recours gracieux.

2°) de mettre à la charge de la commune de Rezé la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, le maire de Rezé, représenté par Me Viaud, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir qu'il a procédé, le 13 août 2024, à la demande des pétitionnaires, au retrait du permis de construire contesté.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () " .

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Par une décision du 13 août 2024 postérieure à l'introduction de la requête, le maire de Rezé a retiré la décision attaquée. Cette décision est devenue définitive. Dès lors, les conclusions des requérants à fin d'annulation sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Rezé la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. H, Mme E, M. A et Mme B à fin d'annulation.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D H, représentant unique des requérants, à la commune de Rezé et à M. J G.

Fait à Nantes, le 21 novembre 2024.

La présidente,

H. DOUET

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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