LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2412060

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2412060

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2412060
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVERDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 août 2024, Mme A B, représentée par Me Verdier, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 4 juin 2024 par laquelle l'université de Nantes a rejeté sa candidature pour intégrer le master 1 " psychologie " au titre de la rentrée 2024/2025 ;

2°) d'enjoindre à l'université de Nantes de l'inscrire à titre provisoire en master mention " psychologie " dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'université de Nantes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens qu'elle soulève sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : la décision est entachée d'un défaut de base légale au regard des dispositions de l'article L. 612-6 et de l'article D. 612-36-2 du code de l'éducation en ce qu'il n'est pas établi que les capacités d'accueil et les modalités d'examen des dossiers auraient été fixées par une délibération du conseil d'administration, avec des modalités de publicité intelligibles, et la transmission préalable au recteur de l'académie qui en aurait certifié le caractère exécutoire avant l'ouverture des candidatures ne sont pas démontrées ; le chef d'établissement a commis une erreur de droit en s'estimant lié par la décision du jury d'admission sans utiliser son pouvoir d'appréciation de sa situation individuelle ; il revient au président de l'établissement d'établir l'existence et le caractère exécutoire d'une décision de nomination du jury dans une composition régulière pour examiner sa candidature ;

- la condition d'urgence est satisfaite : la décision qui ne lui permet pas de poursuivre en master des études en début d'année universitaire est constitutive d'une telle situation, malgré une année d'interruption, compte tenu de la proximité de la rentrée universitaire qui ne peut attendre une décision sur son recours en annulation, alors que toutes ses candidatures ont été rejetées et compte tenu des effets de la décision sur son avenir professionnel en l'empêchant de réaliser son projet pour lequel le diplôme de master est indispensable.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2024, l'université de Nantes, représentée par Me Marchand conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas établie en ce que la situation de la requérante est imputable à l'insuffisance du nombre de candidatures présentées, notamment en phase complémentaire alors qu'elle avait la possibilité de candidater dans d'autres masters équivalents et à l'absence de mise en œuvre par l'intéressée de la procédure prévue par l'article R. 612-36-3 du code de l'éducation ;

- il n'existe pas de doute sérieux quant à la légalité de sa décision : Par deux délibérations du 8 décembre 2023, le conseil d'administration de l'Université de Nantes a, d'une part, approuvé les capacités d'accueil en master pour l'année universitaire 2024/2025 d'autre part, s'est prononcé sur les conditions générales d'examen des candidatures en master. Ces délibérations ont fait l'objet d'une publicité régulière par publication et transmission au rectorat le 12 décembre 2023 ainsi qu'en attestent les pièces produites. La présidente de l'université ne s'est pas estimée liée par l'avis du jury ; La procédure d'examen a été menée en conformité avec les règles applicables par un jury régulièrement constitué. Les conclusions à fin d'injonction d'inscription sont irrecevables en ce qu'elles ne respectent pas l'effet provisoire qui leur est attaché.

Par un mémoire, enregistré le 21 août 2024, Mme B déclare se désister de sa requête, et demande à ce que les conclusions présentées par l'université de Nantes sur le fondement des dispositions de l'article et L. 761-1 du code de justice administrative soient rejetées.

Par un mémoire, enregistré le 21 août 2024, l'université de Nantes déclare accepter le désistement présenté par Mme B et entend maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- la requête au fond par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision susvisée.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience et de la radiation de l'affaire du rôle du 22 août 2024 par lettre du 21 août 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a déposé une demande d'inscription en première année de Master mention " psychologie ", parcours " psychopathologie, clinique et santé " au titre de l'année universitaire 2024-2025, ouvert à l'université de Nantes. Par une décision du 4 juin 2024, Mme B a été informée que sa candidature n'était pas retenue au regard de la fragilité des résultats obtenus en licence dans au moins une des disciplines, jugée fondamentale. Par la présente requête, Mme B demande la suspension de cette décision refusant de l'admettre en première année de master, mention " psychologie " à l'université de Nantes, au titre de l'année universitaire 2024-2025.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ; () ".

3. Par un mémoire enregistré le 21 août 2024, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de l'université de Nantes présentée au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B.

Article 2 : Les conclusions de l'université de Nantes présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'université de Nantes.

Fait à Nantes, le 13 septembre 2024.

Le juge des référés,

B. Echasserieau

La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions