mercredi 11 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2412536 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LACHAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 août 2024, M. C B A, représenté par Me Lachaux, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 26 janvier 2024 refusant l'échange de son permis de conduire suisse contre un permis français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de procéder à l'échange de son permis de conduire suisse contre un permis français, à titre subsidiaire de l'enjoindre à réexaminer sa situation et, en tout état de cause, de le doter dans l'intervalle d'une attestation de demande d'échange de permis de conduire, dans un délai de deux mois à compter de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée porte une atteinte grave et immédiate à sa situation et à ses intérêts : il se trouve privé d'un moyen de locomotion lui permettant de se rendre sur son lieu de travail à Saint Aignan de Grand-Lieu. Il exerce la fonction d'agent de quai à l'agence DHL International express. Il commence son travail à 17 h 30 pour le terminer à 22 h 30, or son, lieu de travail n'est pas desservi par les transports en commun à ces heures-là. En outre, il s'est engagé dans un processus de recrutement auprès de la SEMITAN, pour un poste de conducteur de bus pour lequel son permis lui est également indispensable. Du reste, l'impossibilité de se déplacer en voiture lui occasionne d'évidentes difficultés dans la vie quotidienne puisqu'il est père de trois enfants.
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation puisqu'il justifie de plusieurs périodes de résidence normale en France, séparées par une période de résidence en Suisse avant son retour en France en juillet 2022 qui a fait démarrer une nouvelle période d'un an au cours de laquelle il a pu demander l'échange de son permis de conduire suisse.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 août 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que :
- postérieurement à l'enregistrement de la requête l'instruction du dossier du requérant a été rouverte, de sorte que la décision de refus litigieuse du 26 janvier 2024 est abrogée ;
- afin que l'instruction de sa demande puisse être finalisée, un courrier a été adressé au requérant pour qu'il présente une nouvelle demande sur son compte personnel de l'ANTS, les services ne pouvant reprendre l'instruction puisque les demandes rejetées ne peuvent pas être rouvertes ; ces derniers sont donc dans l'attente de ce dossier réclamé au requérant afin de poursuivre l'instruction et de permettre la production d'un permis de conduire français.
Par un mémoire en réplique enregistré le 21 août 2024, M. B A, représenté par Me Lachaux, déclare en tout état de cause maintenir ses conclusions formulées au titre des frais d'instance.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2412186 par laquelle M. B A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience puis informées de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience du 29 août 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a opposé un refus à sa demande d'échange de permis de conduire.
2.Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un événement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
3.M. B A, ressortissant brésilien, a déposé le 4 octobre 2023 une demande d'échange de son permis de conduire suisse contre un permis de conduire français. Cette demande a été rejetée par décision du 26 janvier 2024 au motif que la demande d'échange de permis de conduire avait été déposée plus d'un an après l'acquisition de la résidence en France le 5 janvier 2016. Par un courrier du 19 août 2024, le préfet a informé le requérant qu'au regard des éléments fournis dans sa requête, il avait décidé d'abroger la décision de refus du 26 janvier 2024 et de rouvrir l'instruction de sa demande d'échange, l'intéressé étant par ailleurs invité à réitérer sa demande sur la plate-forme numérique de l'agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de sorte que ses conclusions à fin de suspension de la décision attaquée doivent être regardées comme ayant perdu leur objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer sur les conclusions présentées par M. B A sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il en va de même des conclusions tendant au prononcé d'une injonction sous astreinte.
4.Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B A d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B A aux fins de suspension et d'injonction sous astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à M. B A une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique (Centre d'expertise et de ressources titres échanges de permis de conduire étrangers).
Fait à Nantes, le 11 septembre 2024.
Le juge des référés,
P. ROSIER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026