jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2413058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHEVALIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2024, M. B C représenté par Me Clerc demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la délibération du 16 mai 2024 par laquelle le jury de l'Ecole Centrale de Nantes a prononcé son exclusion de l'école ;
2°) d'enjoindre à l'Ecole Centrale de Nantes de procéder à une nouvelle convocation du jury, autrement composé, afin qu'il statue une nouvelle fois sur sa candidature ;
3°) de mettre à la charge de l'Ecole Centrale de Nantes une somme de 3 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée lui interdit la possibilité d'achever son cursus dans un délai raisonnable et qu'il ne peut se prévaloir d'aucun diplôme ce qui l'empêche également de rejoindre le master en mathématiques de l'université de Cambridge ni de postuler pour un autre master toutes les sélections étant désormais closes ; son recours en excès de pouvoir ne sera pas étudié dans des délais compatibles avec la rentrée universitaire ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il appartient à l'école de justifier que le procès-verbal du jury a été signé, que le procès-verbal des délibérations à été signé et d'apporter la preuve de la nomination régulière des membres du jury par l'établissement ;
* la réponse au recours gracieux ne répond pas aux prescriptions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
* il appartient à l'école de justifier également de la composition régulière du jury ayant statué sur sa candidature ;
* les modalités d'examen n'ont pas respecté les articles 52, 60 et 62 du règlement de scolarité en ce que le jury ne s'est pas appuyé sur les mesures que la scolarité aurait mis en œuvre pour apprécier les absences de l'étudiant et aucune proposition de rattrapage n'a été formulée alors qu'il comptait se présenter à ces épreuves ;
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le jury n'a pas tenu compte des troubles qui l'affectent et qui le handicapent dans le suivi de sa scolarité alors qu'il a néanmoins démontré qu'il n'avait pas une attitude démissionnaire en se présentant à certaines épreuves et qu'il était impliqué dans sa scolarité en validant une unité d'enseignement à chacun des semestres et étant admis à l'université de Cambridge.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2024, l'Ecole centrale de Nantes, représentée par Me Chevalier, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie en ce que le requérant a contribué à créer l'urgence alléguée en laissant s'écouler un important délai avant de saisir l'école d'un recours gracieux puis le tribunal de la présente procédure et en ce que l'intéressé ne justifie d'aucune démarche pendant cette période pour trouver un autre établissement d'étude quoique son profil sur un site internet semble indiquer qu'il est inscrit en Master " MVA " à l'ENS Paris-Saclay ;
- aucun des moyens soulevés par M. C n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- les pièces du dossier.
- la requête n° 2413040 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision susvisée.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le règlement de scolarité de l'école centrale de Nantes ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Echasserieau premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 septembre 2024 à 9h30 :
- le rapport de M. Echasserieau, juge des référés,
- les observations de Me Clerc, avocat de M. C, en sa présence ;
- et celles Me Chevalier, représentant l'Ecole centrale de Nantes.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, né le 18 décembre 1998, est élève-ingénieur à l'Ecole centrale de Nantes (ECN) et redoublait sa troisième année au titre de l'année universitaire 2023/2024. Le 16 mai 2024, le jury de l'école a décidé de mettre fin à la scolarité du requérant au sein de l'établissement en raison de " son attitude démissionnaire ". Son recours gracieux, présenté le 24 juin 2024 a été rejeté par courriel de l'établissement du 26 juin suivant. Par la présente requête, M. C demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la délibération du jury du 16 mai 2024 ensemble le rejet le 26 juin 2024 de son recours gracieux.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés, tels que visés ci-dessus n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, que les conclusions de M. C tendant à la suspension de l'exécution de la délibération du 16 mai 2024 par laquelle le jury de l'Ecole Centrale de Nantes l'a exclu des effectifs de l'établissement pour attitude démissionnaire ne peuvent qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à l'Ecole Centrale de Nantes.
Fait à Nantes, le 12 septembre 2024.
Le juge des référés,
B. EchasserieauLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026