vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2413146 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | OQTF 6 semaines - 12ème chambre |
| Avocat requérant | MOREAU TALBOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 août et 5 décembre 2024, M. A B, représenté par Me Moreau Talbot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet de la Sarthe lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant huit ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- son recours n'est pas tardif, compte tenu de ses conditions de détention qui ont porté atteinte à son droit au recours effectif ;
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'arrêté ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est intervenue en méconnaissance du principe général relatif au droit d'être entendu ;
- elle méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il est entré mineur en France ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation et porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 2 et 5 décembre 2024, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 décembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gourmelon, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, magistrate désignée, qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce qu'elle entendait relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le signalement à fin de non admission dans le système d'information Schengen, ce signalement ne constituant pas une décision susceptible de recours ;
- les observations de Me Moreau Talbot, représentant M. B, en présence de ce dernier.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain, a fait l'objet le 7 août 2022 d'un mandat de dépôt et a été placé le même jour en détention provisoire au centre pénitentiaire du Mans pour une durée de douze mois. Cette détention provisoire a fait l'objet de plusieurs prolongations. Par un arrêté du 1er juillet 2024, le préfet de la Sarthe a décidé de l'obliger à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant huit ans.
Sur la recevabilité :
2. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ". Aux termes de l'article R. 613-7 du même code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ".
3. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Dès lors, les conclusions dirigées contre le signalement de M. B dans le système d'information Schengen doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur le moyen commun tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté litigieux :
4. L'arrêté attaqué est signé par M. Eric Zabouraeff, secrétaire général de la préfecture de la Sarthe. Par un arrêté du 17 juin 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la Sarthe n°87, le préfet de la Sarthe lui a donné délégation à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, saisines juridictionnelles, circulaires, rapports, correspondances documents et avis, relevant des attributions de l'État dans le département de la Sarthe à l'exception des propositions à la Légion d'Honneur et à l'Ordre National du Mérite. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux doit donc être écarté.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et énonce, avec une précision suffisante, les considérations de fait au vu desquelles le préfet de la Sarthe a décidé d'obliger M. B à quitter le territoire français, notamment les conditions dans lesquelles il a séjourné en France depuis son entrée sur le territoire français, les condamnations pénales dont il a fait l'objet, et sa situation personnelle et familiale. La décision portant obligation de quitter le territoire français est ainsi suffisamment motivée, et cette motivation permet de constater que le préfet de la Sarthe a procédé à un examen complet de la situation du requérant.
6. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été invité, le 12 janvier 2023, à remplir une fiche de renseignements dans laquelle il lui était notamment proposé de faire valoir ses éventuelles observations quant à la possibilité de faire l'objet d'une mesure d'éloignement et d'une décision fixant comme pays de destination le pays dont il a la nationalité. M. B, qui a complété cette fiche, a ainsi été mis en mesure de faire valoir toutes observations utiles sur la décision d'éloignement susceptible d'être prononcée. En outre, M. B, lors d'une audition par les services de police le 14 février 2024, a de nouveau été invité à présenter ses observations sur la possibilité qu'une mesure d'éloignement assortie d'une décision fixant le pays de destination soit prononcée à son encontre, et il ressort du procès-verbal de cette audition que le requérant a de nouveau fait valoir des observations sur cette éventualité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne du droit d'être entendu doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ".
9. Si M. B indique qu'il est entré mineur en France et soutient qu'en conséquence, le préfet de la Sarthe ne pouvait faire application des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 précité, il ressort de la motivation de l'arrêté litigieux que celui-ci se fonde également sur les dispositions du 3° du même article, applicables à la situation d'un étranger s'étant vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. A cet égard, il est constant que M. B s'est vu opposer, par un arrêté du 18 juin 2019, un refus de délivrance d'un titre de séjour, qu'il n'établit pas avoir contesté. Par suite, le préfet de la Sarthe a pu valablement faire application des dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'obliger à quitter le territoire français.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. Si M. B soutient qu'il est entré sur le territoire français en 2003 alors qu'il était encore mineur, et entend ainsi faire valoir de sa durée de présence sur le territoire français, il ressort des propres déclarations du requérant lors de son audition du 14 février 2024 que celui-ci conserve des attaches familiales au Maroc, où résident encore ses parents, ses deux frères et sa sœur avec lesquels il déclare entretenir de " bonnes relations ". Par ailleurs, le préfet de la Sarthe relève dans l'arrêté litigieux, que la dernière entrée du requérant sur le territoire français date de 2015, S'il évoque la présence en France d'autres membres de sa famille, il ne justifie pas entretenir de relations régulières avec ces personnes, le requérant ayant d'ailleurs été pris en charge, pendant plusieurs années, au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le requérant est célibataire et sans enfant, et s'est borné à évoquer lors de son audition une relation depuis 2022 avec une ressortissante française vivant en Isère, tout en reconnaissant qu'il ignore son adresse. Il ne justifie d'aucune autre attache personnelle sur le territoire français, ni d'aucune insertion professionnelle et a fait l'objet de plusieurs condamnations à des peines d'emprisonnement, notamment pour des faits de vol et d'extorsion avec violence. Enfin, le requérant est placé en détention provisoire depuis le 7 août 2022 pour des faits criminels de tentative de meurtre. Au vu de l'ensemble de ces circonstances, et alors qu'au surplus le préfet n'a pas, en obligeant M. B à quitter le territoire français, porté à son droit à la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Sur la légalité de la décision refusant à M. B un délai de départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (), l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".
13. La décision litigieuse vise les dispositions de l'article L. 612-2 précité et fait état des multiples condamnations prononcées à l'encontre de M. B,et expose les motifs pour lesquels le préfet de la Sarthe a considéré qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français, le préfet ayant notamment relevé que le requérant a déclaré lors de son audition du 14 février 2024 ne pas vouloir quitter le France, et qu'il s'était maintenu sur le territoire français après le rejet de sa demande de titre de séjour. La décision lui refusant un délai de départ volontaire est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait.
14. Eu égard aux éléments rappelés ci-dessus, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse serait entachée d'une erreur d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
15. Le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté, par reprise des motifs précédemment exposés au point 10.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
17. Les moyens tirés de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait entachée d'une erreur d'appréciation et porterait une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le requérant ne démontrant pas qu'en prononçant une interdiction pour une durée de huit ans, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représente sa présence en France, le préfet de la Sarthe aurait pris une décision disproportionnée au regard des éléments caractérisant sa situation.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Sarthe et à Me Moreau Talbot.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2024.
La magistrate désignée,
V. GOURMELON
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026