lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2413197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | - Etrangers - 15 jours |
| Avocat requérant | THULLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 et 29 août 2024, Mme E A B, représentée par Me Thullier, avocate, demande au tribunal :
1°) de dire et juger recevable le présent recours en annulation introduit à l'encontre de la décision de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil prise par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 14 août 2024 ;
2°) d'annuler la décision du 14 août 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII a refusé de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre à l'OFII de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive pour la période pendant laquelle elle aurait dû bénéficier des conditions matérielles d'accueil ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à Me Thullier, sous réserve pour cette dernière de se désister au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- il n'est pas démontré que l'entretien de vulnérabilité a été mené par une personne qualifiée, en méconnaissance de l'article 29 de la directive 2013/33/UE dès lors que la qualité de la personne ayant mené l'entretien n'est pas évoquée et que le résumé de l'entretien comporte des contradictions, des incohérences et des informations erronées ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'entretien a été mené en langue française sans le concours d'un interprète alors qu'elle parle l'arabe tchadien ;
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de vulnérabilité en méconnaissance des dispositions des articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 20 § 5 de la directive accueil ;
- elle méconnait le principe de dignité humaine tel que garanti par l'article 1er de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, du fait de l'absence totale d'octroi de conditions matérielles d'accueil ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen personnalisé et sérieux de la situation de la famille ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de vulnérabilité de la requérante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2024, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient :
- que la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- et qu'aucun des moyens soulevés par Mme A B n'est fondé.
Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 août 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la directive 2013/33/UE du parlement et du conseil européen du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Mounic, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 septembre 2024 :
- le rapport de Mme Mounic, magistrate désignée,
- les observations de Me Thullier, avocate, représentant Mme A B, en la présence de ses filles, assistées de M. D, interprète, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
En l'absence du directeur général de l'OFII ou de son représentant, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de ces observations.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante tchadienne, née le 12 mars 1978, est entrée munie d'un visa en Belgique avec ses quatre enfants mineurs pour y solliciter l'asile, demande qui a été rejetée le 9 décembre 2021 par le commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, rejet confirmé le 25 octobre 2022 par le conseil du contentieux des étrangers. Elle s'est rendue en France en novembre 2022 pour y déposer une demande d'asile enregistrée le 5 décembre 2022 par la préfecture de Loire-Atlantique. Par une décision du 9 janvier 2023, le préfet de Loire-Atlantique a ordonné son transfert vers la Belgique, responsable de sa demande d'asile, décision confirmée par le jugement n° 2301482 du 21 février 2023 du tribunal administratif de Nantes. Par une décision du 13 septembre 2023, l'OFII a cessé de lui verser les conditions matérielles d'accueil, décision suspendue par une ordonnance n°2408354 du juge des référés du tribunal administratif de Nantes, en date du 2 juillet 2024, enjoignant l'OFII à procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours. Par la présente requête, Mme A B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 août 2024 par lequel la directrice territoriale de l'OFII lui a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions qui refusent, totalement ou partiellement, au demandeur d'asile le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou qui y mettent fin, totalement ou partiellement, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 ". Aux termes de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision () ". Aux termes de R. 411-1 code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Aux termes de l'article R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux procédures à juge unique : " Le second alinéa de l'article R. 411-1 du code de justice administrative n'est pas applicable et l'expiration du délai de recours n'interdit pas au requérant de soulever des moyens nouveaux, quelle que soit la cause juridique à laquelle ils se rattachent ".
3. En l'espèce, le directeur général de l'OFII soutient que la requête introduite le 27 août 2024 à l'encontre de la décision de l'OFII du 14 août 2024, notifiée le 19 août 2024, ne comprend aucun moyen et que la requête complémentaire enregistrée le 29 août est tardive et ne saurait être prise en compte. Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la décision aurait été notifiée, comme le soutient l'OFII, le 19 août 2024, lequel se borne à produire un justificatif de dépôt du recommandé effectivement déposé le 19 août 2024. Par suite, en l'absence de preuve de la date à laquelle a été notifiée la décision, le délai de recours de sept jours ne saurait être opposé à la requérante. En outre, la circonstance que la requête sommaire ne comprenait aucun moyen et que seul le mémoire complémentaire enregistré le 29 août 2024 est motivé, est sans incidence sur la recevabilité de la requête, les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative n'étant pas applicables en procédure de juge unique. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente. ". Aux termes de l'article L. 551-16 du même code : " Il est mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / () 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes ; () / La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. / Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil ". Aux termes des dispositions de l'article D. 551-18 du même code : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la personne concernée. Dans les cas prévus aux 1° à 3° de l'article L. 551-16, elle ne peut être prise que dans des cas exceptionnels. Cette décision prend effet à compter de sa signature ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que, suite à la suspension par le juge des référés de la décision de suppression des conditions matérielles d'accueil du 13 septembre 2023, la requérante a bénéficié d'un entretien de vulnérabilité avec un agent de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 12 juillet 2024, au cours duquel elle a déclaré être hébergée de manière précaire dans un logement de France Horizons qu'elle doit quitter prochainement. Si elle n'a pas remis lors de cet entretien de documents à caractère médical ni sollicité le bénéfice d'un nouvel avis du médecin de zone (MEDZO) de l'OFII, il ressort des pièces du dossier que la requérante qui a subi au Tchad une mutilation sexuelle, présente des troubles psychologiques médicalement constatés et pour lesquelles elle est suivie en centre médico-psychologique. En outre, elle fait état des problèmes de santé de son fils C, âgé de 10ans qui a été orienté en classe ULIS et nécessite un suivi psychologique, ainsi qu'Ahmat, âgé de 8 ans, qui nécessite une mesure éducative à domicile. Il est également constant que ces deux filles aînées, âgées respectivement de 16 et 17 ans ont également subi une excision au Tchad. Dans ces conditions, la requérante, mère isolée, et ses quatre enfants mineurs sont dans une situation de vulnérabilité. Dès lors, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en ne permettant pas à la requérante de bénéficier des conditions matérielles d'accueil, au motif, qu'elle n'a pas respecté les exigences des autorités chargées de l'asile en s'abstenant de se présenter le 21 août 2023 aux autorités dans le cadre de la procédure de transfert Dublin, sans avoir suffisamment mesuré la vulnérabilité de la situation de la requérante et de ses enfants, a fait une inexacte application des articles L. 551-9 et L 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme A B est fondée à demander l'annulation de la décision du 14 août 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII a refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
Sur les conclusions aux fins d'injonction
7. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () ". / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ". Par ailleurs, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (). Pour les personnes qui obtiennent la qualité de réfugié prévue à l'article L. 711-1 ou le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l'article L. 712-1, le bénéfice de l'allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. ".
8. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil soit accordé à la requérante et ses enfants à titre rétroactif. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de prendre une décision en ce sens dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement en lui versant notamment l'allocation pour demandeur d'asile due à compter du 13 septembre 2023.
Sur les frais liés au litige
9. Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Thullier, avocate de Mme A B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Thullier, de la somme de 800 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 14 août 2024 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'accorder rétroactivement à Mme A B et à ses enfants le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 13 septembre 2023, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'OFII versera à Me Thullier, avocate de Mme A B, la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Thullier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A B, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Thullier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.
La magistrate désignée,
S. MOUNICLa greffière,
M.ROY
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026