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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2413265

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2413265

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2413265
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- Etrangers - 15 jours
Avocat requérantLACHAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 août 2024, M. F D, représenté par Me Lachaux, avocate demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a ordonné son transfert aux autorités portugaises ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire d'enregistrer sa demande d'asile, de lui remettre le dossier à adresser à l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors que les dispositions de l'article 4 du règlement C A ont été méconnues ;

- il n'est pas démontré que les dispositions de l'article 5 du règlement C A aient été respectées, dès lors que le préfet de Maine-et-Loire ne justifie pas de la qualification ni de la compétence de la personne ayant conduit l'entretien ;

- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, le préfet de Maine-et-Loire ayant pris une décision de transfert prématurée sans disposer d'une information complète sur son état de santé ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement C A compte-tenu de la vulnérabilité du requérant et des risques encourus en cas de renvoi dans son pays d'origine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2024 , le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. D n'est fondé.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 août 2024 .

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, dit " C A " ;

- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003, modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Mounic, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 septembre 2024 :

- le rapport de Mme Mounic, magistrate désignée,

- les observations de Me Lachaux, représentant M. D, en sa présence, assisté de Mme E, interprète, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

En l'absence du préfet de Maine-et-Loire ou de son représentant, l'instruction a été close après ces observations.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant angolais, né le 16 avril 1996, a déclaré être entré irrégulièrement en France le 16 avril 2024 en provenance d'un autre Etat membre de l'Union européenne et s'y est maintenu sans être muni des documents et visa exigés par les textes en vigueur. Il s'est présenté à la préfecture de Loire-Atlantique, le 11 juin 2024 afin d'y déposer une demande d'asile. La consultation du fichier visabio a révélé qu'il était en possession d'un visa périmé depuis moins de six mois délivré par les autorités portugaises au moment du dépôt de sa demande d'asile. Les autorités portugaises saisies le 14 juin 2024, d'une demande de prise en charge en application de l'article 13-1 du règlement UE n° 604/2013 ont explicitement accepté la prise en charge de M. D, le 2 août 2024. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a ordonné son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 du règlement n° 604/1013 du 26 juin 2013 susvisé : " Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment (). / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 ".

3. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 doit se voir remettre, en temps utile pour lui permettre de faire valoir ses observations, c'est-à-dire au plus tard lors de l'entretien prévu par les dispositions de l'article 5 du même règlement, entretien qui doit notamment permettre de s'assurer qu'il a compris correctement ces informations, l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature de ces informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement du 26 juin 2013 citées au point précédent constitue pour le demandeur d'asile une garantie.

4. Il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est vu remettre le 11 juin 2024, jour de l'enregistrement de sa demande d'asile en préfecture et à l'occasion de l'entretien individuel, la brochure A intitulée " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ", et la brochure B intitulée " Je suis sous procédure C - Qu'est-ce que cela signifie ' ", conformes aux modèles figurant à l'annexe X du règlement d'exécution (UE) n°118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014, et qui contiennent l'ensemble des informations prescrites par les dispositions précitées. Ces documents ont été remis au requérant en langue portugaise, langue que l'intéressé a déclaré comprendre. Ces informations lui ont, par ailleurs, été communiquées oralement au cours de l'entretien en langue portugaise, ainsi que cela ressort du compte rendu de l'entretien individuel du 11 juin 2024 sur lequel le requérant a apposé sa signature et à l'issue duquel il a déclaré les avoir comprises. Enfin, dès lors que l'information prescrite à l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 a été remise au requérant lors de l'introduction de sa demande d'asile et au plus tard lors de l'entretien qui a été conduit à cette occasion, il n'est pas fondé à soutenir que cette information ne lui aurait pas été donnée en temps utile, la circonstance que l'entretien aurait seulement duré quelques minutes avec une traduction faite par téléphone ne permettant par ailleurs pas d'établir que son droit à l'information a été méconnu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'information du demandeur d'asile énoncé à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " Entretien individuel : 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé ".

6. S'il ne résulte ni des dispositions précitées ni d'aucun principe que devrait figurer sur le compte-rendu de l'entretien individuel la mention de l'identité de l'agent qui a mené l'entretien, il appartient à l'autorité administrative, en cas de contestation sur ce point, d'établir par tous moyens que l'entretien a bien, en application des dispositions précitées de l'article 5.5 du règlement du 26 juin 2013, été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national.

7. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a bénéficié, le 11 juin 2024, d'un entretien individuel au sein des services de la préfecture de Loire-Atlantique, par un agent des services de la préfecture assisté d'un interprète en langue portugaise, qu'il a déclaré lire et comprendre, au terme duquel l'intéressé a confirmé avoir compris tous les termes de cet entretien dont il a reçu un exemplaire du compte-rendu. La circonstance que l'agent qui a conduit cet entretien soit seulement identifié par les mentions " entretien conduit par un agent qualifié de la préfecture de Loire-Atlantique ", ses initiales et un tampon de la préfecture, ne permet pas de tenir pour établi, en l'absence d'élément particulier avancé par le requérant, et qu'au surplus cet entretien s'est déroulé dans les locaux de la préfecture, que cet entretien n'aurait pas été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national, de sorte qu'il ne saurait être exigé de l'autorité administrative d'apporter des éléments supplémentaires pour établir la qualité de cet agent, lequel est d'ailleurs clairement identifié dans la délégation de signature des agents du bureau de l'asile versé au dossier. Il n'est pas davantage démontré que l'entretien ne se serait pas déroulé dans des conditions permettant d'en garantir la confidentialité. Enfin, le requérant n'apporte aucun élément laissant à penser qu'il n'aurait pas pu faire valoir les informations qu'il souhaitait porter à la connaissance des autorités françaises ou que ses observations n'auraient pas été retranscrites dans le résumé de l'entretien, qu'il a signé sans réserve. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 doit être écarté.

8. En troisième lieu, l'arrêté en litige précise que le requérant a déclaré avoir des problèmes de santé à savoir des douleurs à la vessie, à la colonne vertébrale et à la jambe sans toutefois apporter de justificatifs médicaux. Aussi, il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier, que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment en ce qui concerne sa vulnérabilité. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est rendu à la PASS le 10 juillet 2024, que des radiographies et échographies lui ont été prescrites et réalisées le 29 juillet suivant et qu'un certificat MEDZO lui a été remis, la circonstance que le préfet ait pris l'arrêté de transfert sans attendre le rendez-vous de présentation des résultats prévu le 16 septembre au centre hospitalier universitaire de Nantes n'a pas pour autant pour effet d'entacher la décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les moyens tirés de ce que l'arrêté contesté serait entaché d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant et d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Les États membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux, y compris à la frontière ou dans une zone de transit. La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre A désignent comme responsable. / () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre A afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable () ". Par ailleurs, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Enfin, l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dispose que : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Enfin, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité () ".

10. Eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les Etats membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un Etat autre que la France, que cet Etat a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet Etat membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire. La seule circonstance qu'à la suite du rejet de sa demande de protection par cet Etat membre l'intéressé serait susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne saurait caractériser la méconnaissance par cet Etat de ses obligations.

11. D'une part, la décision de transfert vers le Portugal n'a ni pour objet ni pour effet de renvoyer l'intéressé dans son pays d'origine, où, en tout état de cause, il n'établit pas que sa vie ou sa santé seraient menacées. En outre s'il invoque des problèmes de santé et notamment des douleurs à la vessie, à la colonne vertébrale et à la jambe pour lesquelles des examens sont en cours, il se borne à fournir de simples convocations à des rendez-vous médicaux sans apporter aucun certificat ou résultat d'examen pouvant démontrer qu'il serait atteint d'une pathologie particulière justifiant une vulnérabilité particulière.

12. D'autre part, le Portugal est un État membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de sorte qu'il doit être présumé que la demande d'asile du requérant sera traitée par les autorités portugaises dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. En se bornant à se référer en des termes généraux à des documents émanant d'organisations non-gouvernementales internationales, à un rapport de l'Observatoire des migrations et des documents relatifs aux relations étroites qu'entretient le Portugal avec l'Angola et quand bien même deux procédures d'infraction ont été ouvertes par la commission européenne à l'encontre du Portugal pour défaut de transposition de manière pleinement conforme de toutes les dispositions de la directive concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou des apatrides pour pouvoir bénéficier d'une protection internationale, le requérant n'établit pas que sa demande d'asile serait exposée à un risque sérieux de ne pas être traitée par les autorités portugaises dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire a entaché la décision de transfert en litige d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 § 1 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013,

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a ordonné le transfert de M. D aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F D, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Lachaux.

Copie en sera faite au préfet de Maine-et-Loire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.

La magistrate désignée,

S. MOUNICLa greffière,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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