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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2413402

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2413402

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2413402
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBENVENISTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 août 2024 sous le numéro 2413402, Mme F D, agissant en son nom et en qualité de représentante légale de ses enfants mineurs C A, B A et E A, représentée par Me Benveniste, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de convoquer ses enfants au consulat général à Abidjan (Côte-d'Ivoire) en vue de l'enregistrement de leurs demandes de visa de long séjour au titre de la réunification familiale et, s'agissant de E, du dépôt d'une demande de délivrance de laisser-passer consulaire, dans le délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros HT au profit de son conseil, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, ou, si la demande d'aide juridictionnelle est rejetée, à son profit en application des dispositions de ce dernier article.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et au rejet du surplus.

Le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été accordé à Mme D par décision du 4 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mlle Wunderlich, vice-présidente, pour statuer en matière de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire française à Abidjan (Côte-d'Ivoire) a, sur instruction du ministre de l'intérieur, fixé un rendez-vous aux trois enfants mineurs G D, pour le 2 octobre 2024 à 11h00 afin qu'ils déposent leurs demandes de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Les conclusions susvisées de la requête tendant à l'application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative se trouvent, par suite, privées d'objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de Mme D les frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme D tendant à l'application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F D, au ministre de l'intérieur et à Me Benveniste.

Fait à Nantes, le 14 octobre 2024.

La vice-présidente, juge des référés,

A.-C. WUNDERLICH

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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