LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2413840

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2413840

mardi 1 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2413840
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCHELLY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C épouse A B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de délivrance d’un visa de court séjour. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’autorité consulaire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’incompétence était inopérant, la décision du sous-directeur des visas se substituant à celle du consul. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les autres moyens étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 septembre 2024, Mme D C épouse A B, représentée par Me Chelly, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence du sous-directeur des visas sur le recours préalable formé contre la décision du 23 avril 2024 de l'autorité consulaire française à Tunis (Tunisie) rejetant sa demande de visa de court séjour ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision de l'autorité consulaire a été prise par une autorité incompétente pour ce faire ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier et sérieux de sa situation personnelle ;

- le motif tiré de l'existence d'un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- les informations communiquées à l'appui de la demande de visa sont complètes et fiables ;

- il appartenait à l'autorité consulaire, en application de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, de solliciter un complément d'informations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () "

2. Mme C épouse A B, ressortissante tunisienne, a présenté une demande de visa de court séjour auprès de l'autorité consulaire française à Tunis (Tunisie) afin d'accompagner son fils pour des soins médicaux. Par une décision du 23 avril 2024, cette autorité a refusé de lui délivrer le visa sollicité. Par une décision du 20 juin 2024, le sous-directeur des visas a rejeté le recours formé par Mme C épouse A B, le 16 mai 2024, contre la décision de l'autorité consulaire. Par la présente requête, Mme C épouse A B demande l'annulation de la décision implicite de rejet du sous-directeur des visas. En l'absence de naissance d'une décision implicite de rejet, la requête de Mme C épouse A B doit être regardée comme dirigée contre la décision explicite du sous-directeur des visas du 20 juin 2024.

3. En premier lieu, il résulte des dispositions de l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se substitue à celle qui a été prise par les autorités diplomatiques ou consulaires. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de l'autorité consulaire française à Tunis ne peut qu'être écarté comme inopérant.

4. En deuxième lieu, la décision du sous-directeur des visas comporte avec suffisamment de précisions l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, Mme C épouse A B ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il ressort des termes de la décision attaquée que l'autorité administrative ne s'est pas fondée sur l'absence de documents ou de justificatifs nécessaires à l'instruction de la demande de visa ou du recours préalable de l'intéressée pour prendre sa décision.

6. En quatrième lieu, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de la situation personnelle de la requérante n'est pas assorti des précisions permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé.

7. En cinquième et dernier lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que le sous-directeur des visas a refusé de délivrer à Mme C épouse A B le visa de court séjour sollicité au motif que le visa pour " soins médicaux ", délivré le 22 novembre 2023 à son fils, était expiré depuis le 16 juin 2024 et qu'il lui appartenait de demander un nouveau visa pour son enfant et de renouveler sa propre demande. La requérante ne conteste pas utilement le bien-fondé de ce motif en faisant valoir que le motif tiré de l'existence d'un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, opposé par l'autorité consulaire, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et que les informations communiquées à l'appui de sa demande de visa sont complètes et fiables.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C épouse A B, qui n'indique pas être sommaire et n'annonce pas la production ultérieure d'un mémoire complémentaire, ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et des moyens inopérants. Par suite, elle peut être rejetée par ordonnance en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C épouse A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C épouse A B.

Fait à Nantes, le 1er juillet 2025.

La présidente de la 8ème chambre,

V. Poupineau

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions