mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2414424 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SEGUIN & KONRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2024, complétée par une production de pièces le 1er octobre 2024, M. D C, Mme B A et l'association " Vivre à Chênehutte ", représentés par Me Seguin, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 mars 2024 par laquelle le maire de la commune de Gennes-Val-de-Loire a accordé le permis de construire n° PC 049 261 23 G0039 pour des travaux d'installation d'une antenne relais téléphonique sur un terrain situé au lieu-dit " La Pièce du Marais Nord ", à Chênehutte ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Gennes-Val-de-Loire la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est satisfaite :
* la demande de suspension d'un permis de construire fait présumer l'existence d'une urgence ;
* le maire n'a pas répondu à son obligation d'information au titre des dispositions des articles L. 425-17 du code de l'urbanisme et L. 34-9-1-1 du code des postes et des communications électroniques ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* aucune concertation n'a eu lieu, préalablement à l'édiction de l'arrêté ;
* la proximité de la parcelle sur laquelle va être construite l'antenne-relais a pour conséquence de déprécier la valeur de la propriété de M. C et Mme A ;
* le dossier de permis de construire méconnaît les dispositions de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme eu égard à l'absence d'éléments précis sur le raccordement du pylône au réseau électrique, qui, par voie de conséquence peut avoir des incidences sur des habitats naturels d'intérêt communautaires ;
* le projet de construction résultant du permis de construire porte manifestement atteinte à la sauvegarde des espèces naturels et des paysages ;
* le projet porte atteinte au principe de précaution.
La requête a été régulièrement communiquée au maire de la commune de Gennes-Val-de-Loire qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 5 septembre 2024 sous le numéro 2413678 par laquelle M. C, Mme B A et l'association " Vivre à Chênehutte " demandent l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 octobre 2024 à 9h30 :
- le rapport de M. Rosier, juge des référés,
- les observations de Me Seguin, avocat des requérants qui reprend ses écritures à la barre.
La commune de Gennes-Val-de-Loire n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C et Mme A sont propriétaires d'une maison d'habitation située au lieu-dit la Brosse, dans la commune de Chênehutte cadastrée section ZA, n°79 et n°106. Par un arrêté en date du 29 mars 2024, la commune de Gennes-Val-de-Loire a autorisé la construction d'une antenne téléphonique sur la parcelle cadastrée section ZH n°147 situé à Chênehutte. M. C, Mme A et l'association " Vivre à Chênehutte " demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 29 mars 2024 par laquelle la commune de Gennes-Val-de-Loire a octroyé un permis de construire à la société Cellnex France Infrastructures en vue d'implanter une antenne téléphonique.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Aucun des moyens invoqués par les requérants, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance et développés oralement au cours de l'audience publique, ne paraît propre, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C, de Mme A et de l'association " Vivre à Chênehutte " doit être rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C, Mme A et l'association " Vivre à Chênehutte " est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C, Mme B A, à l'association " Vivre à Chênehutte " et à la commune de Gennes-Val-de-Loire.
Fait à Nantes, le 9 octobre 2024.
Le juge des référés,
P. ROSIER
La greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026