lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2415560 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GROLLEAU |
Vu :
- les pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 octobre 2024 à 9 h 30 :
- le rapport de M. Rosier, juge des référés,
- et les observations de Me Thuillier substituant Me Grolleau, avocate de Mme C, en présence de l'intéressée.
Le préfet de la Loire-Atlantique n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, présentée pour Mme C, a été enregistrée le 10 octobre 2024 à 15h46 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un ordonnance n°2414402 du 23 septembre 2024, le juge des référés de ce tribunal a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de procurer à Mme C un hébergement pérenne, accessible de jour comme de nuit, et adapté à sa situation personnelle, ses problèmes de santé et sa situation administrative dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de son ordonnance. En l'absence d'exécution de cette première ordonnance, le juge des référés de ce même tribunal a, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, assorti son injonction d'une astreinte de 300 euros par jour de retard, Mme C fait valoir que si le préfet de la Loire-Atlantique lui a procuré un hébergement d'urgence dès le 1er octobre au soir, ce dernier n'est pas adapté à sa situation et a pris fin depuis le 8 octobre. Elle demande en conséquence à ce qu'une nouvelle injonction de lui procurer un hébergement adapté à sa situation personnelle, ses problèmes de santé et sa situation administrative soit ordonnée assortie de 200 euros d'astreinte par heure de retard sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin. ".
3. Il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 511-1, L. 521-2 et L. 521- 4 du code de justice administrative qu'il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 précité et qu'il constate une atteinte grave et manifestement illégale portée par une personne morale de droit public à une liberté fondamentale, de prendre les mesures qui sont de nature à faire disparaître les effets de cette atteinte. Ces mesures doivent en principe présenter un caractère provisoire, sauf lorsqu'aucune mesure de cette nature n'est susceptible de sauvegarder l'exercice effectif de la liberté fondamentale à laquelle il est porté atteinte. Le juge des référés peut, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ordonner à l'autorité compétente de prendre, à titre provisoire, une mesure d'organisation des services placés sous son autorité lorsqu'une telle mesure est nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Toutefois, le juge des référés ne peut, au titre de la procédure particulière prévue par l'article L. 521-2 précité, qu'ordonner les mesures d'urgence qui lui apparaissent de nature à sauvegarder, dans un délai de quarante-huit heures, la liberté fondamentale à laquelle il est porté une atteinte grave et manifestement illégale. Eu égard à son office, il peut également, le cas échéant, décider de déterminer dans une décision ultérieure prise à brève échéance les mesures complémentaires qui s'imposent et qui peuvent également être très rapidement mises en œuvre. Dans tous les cas, l'intervention du juge des référés dans les conditions d'urgence particulière prévues par l'article L. 521-2 précité est subordonnée au constat que la situation litigieuse permette de prendre utilement et à très bref délai les mesures de sauvegarde nécessaires. Compte tenu du cadre temporel dans lequel se prononce le juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-2, les mesures qu'il peut ordonner doivent s'apprécier en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et des mesures qu'elle a déjà prises.
4. Il résulte de l'instruction que Mme C ne conteste pas avoir été hébergée à la suite de l'injonction précitée et, si elle soutient que ledit hébergement aurait pris fin le 8 octobre elle ne l'établit pas et ne justifie pas davantage que cet hébergement ne serait pas adapté à son état de santé alors qu'elle ne peut utilement soutenir que, au regard du caractère provisoire de cet hébergement, inhérent au dispositif d'urgence, le préfet n'aurait pas exécuté régulièrement les termes de l'ordonnance précédente. Au surplus, la nécessité de cet hébergement était justifiée par le suivi par Mme C d'un protocole médical précédent une coloscopie. Il résulte des débats à l'audience que cet examen a été réalisé le 7 octobre dernier. Si l'intéressée se prévaut également à l'audience de la nécessité de pouvoir être hébergée pour poursuivre ses traitements à la suite de cet examen, elle n'en justifie pas. Il s'ensuit qu'en l'état de l'instruction l'ordonnance du 23 septembre 2024, complétée par celle du 30 septembre suivant, du juge des référés du tribunal administratif apparaît comme ayant été entièrement exécutée. Par suite, la requête de Mme C doit être rejetée, y compris ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 14 octobre 2024
Le juge des référés,
P. ROSIER
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaire à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
2415560
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026