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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2417362

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2417362

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2417362
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMAUDET-CAMUS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 novembre 2024, la société Free mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, à titre principal, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le maire de la commune de Châteauneuf (Vendée) s'est opposé à la déclaration préalable portant sur l'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur une parcelle cadastrée n° 62 AB 8 située lieudit " Tartifume " ; " à titre subsidiaire, pour le cas où l'existence d'une décision tacite de non opposition ne serait pas admise ", d'enjoindre au maire de la commune de Châteauneuf d'avoir à lui délivrer une décision de non-opposition, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à défaut, d'avoir à réinstruire sa déclaration préalable en prenant une décision dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Châteauneuf la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite compte tenu :

* de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile ;

* de ses propres intérêts au regard des engagements qu'elle a pris vis-à-vis de l'Etat en ce qui concerne la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile 4G et les délais de réalisation de cette couverture, alors que ces objectifs ne sont pas encore remplis ; la station relais concernée par cette décision est nécessaire au déploiement du réseau puisque la partie de territoire sur laquelle elle doit être implantée n'est pas couverte ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* la compétence de son auteur n'est pas établie ; une telle décision d'urbanisme relève en effet de la compétence du maire de la commune. Il appartiendra à la commune de produire la délégation de compétence ou de signature régulièrement prise et publiée ;

* elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme, dès lors qu'elle ne permet pas de comprendre la raison pour laquelle le placement de la parcelle en zone A fait obstacle à l'implantation de l'antenne relais ;

* elle a été prise en méconnaissance de la procédure instaurée par les dispositions combinées des articles L. 121-1 et L .122-1 du code des relations entre le public et l'administration : à la date à laquelle la décision expresse d'opposition ici en cause a été notifiée (28 juillet 2024), elle était, en effet, déjà titulaire d'une décision tacite de non- opposition ; aucune modification du délai d'instruction ne peut lui être opposée dès lors que la demande de pièces complémentaires ne lui a pas été notifiée dans le mois suivant le dépôt de son dossier en mairie ;

* elle est entachée d'une erreur de droit : la commune ne pouvait faire du classement de la parcelle d'assiette en zone A un motif pouvant s'opposer à l'implantation de la station relais. Le règlement du PLU autorise, en effet, l'implantation dans cette zone des " équipements d'infrastructure et les équipements nécessaires à l'exploitation et à la gestion des services publics, collectifs ou d'intérêt général ".

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2024, la commune de Châteauneuf, représentée par Me Camus, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Free mobile la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie : elle accueille déjà une station antenne relais sur son territoire (lieu-dit du Puits Roger) et Free mobile ne démontre pas qu'elle ne serait pas en mesure de pourvoir à ses obligations existantes en utilisant l'installation déjà présente. La présence d'une seconde antenne sur le territoire communal n'est ainsi pas justifiée au regard des obligations de couverture et des besoins des 1 134 habitants ;

- aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* Mme A bénéficie d'un arrêté de délégation de signature en date du 15 juin 2020 pour instruire et signer tous arrêtés, courriers et documents ayant trait à l'urbanisme ;

* l'arrêté querellé comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et ce peu importe qu'il repose sur un considérant unique pour s'opposer aux travaux sollicités ;

* les dispositions de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme ont été parfaitement respectées et aucune non-opposition tacite n'est intervenue au profit de la requérante ;

* c'est à raison que le maire a estimé que le projet ne répondait pas à la vocation de la zone telle qu'elle est définie au règlement de la zone agricole ; même si l'emprise au sol du projet est réduite, l'implantation de cette antenne vient réduire la surface exploitable de la parcelle, laquelle est d'ores et déjà affectée de contraintes naturelles à raison d'éléments végétaux protégés sur le pourtour du parcellaire et de haies linéaires dont il ne peut être procédé à la destruction, puisque ces haies accueillent des espèces protégées ;

* elle sollicite en tout état de cause une substitution de motifs, en faisant valoir la méconnaissance :

+ des articles A 11 et A 13 du règlement du PLU et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ; en l'espèce, il ressort du dossier de demande qu'il n'est envisagé aucun aménagement particulier d'intégration du pylône dans son environnement proche et ce alors même que la végétation présente ne permet pas d'atténuer visuellement la hauteur de 30 mètres du dispositif et qu'il n'existe aucun dispositif similaire à proximité ni aucune autre construction présentant une hauteur aussi importante dans l'environnement proche. La présence d'un tel environnement identifié comme remarquable nécessitait un effort particulier d'insertion particulier dont Free mobile a fait fi ;

+ de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ; le terrain d'assiette n'est pas desservi par le réseau public et nécessite des travaux d'extension du réseau sur près de 210 mètres. En l'espèce, elle n'est pas en mesure d'indiquer dans quels délais ces travaux publics pourraient être effectués et ce quand bien même Free mobile se propose de les prendre en charge financièrement ;

+ des articles R. 111-26 du code de l'urbanisme et L. 411-2-4° du code de l'environnement : Free mobile n'a pas sollicité de dérogation " espèces protégées ", alors que de telles espèces sont présentes dans les haies linéaires en limite de la parcelle. La commune abrite 42 couples reproducteurs, qui ont donné lieu à 115 naissances et 93 spécimens sont bagués ; le projet de pylône de 30 mètres constitue un risque de percussions pour de tels oiseaux sur leur trajectoire de vols.

Vu :

- les pièces du dossier ;

- la requête en annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 novembre 2024 à 10 heures :

- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,

- les observations de Me Candelier, substituant Me Martin, conseil de la société Free mobile ;

- et les observations de Me Paulic, substituant Me Camus, conseil de la commune de Châteauneuf.

La clôture de l'instruction a été reportée au 26 novembre 2024 à 10h00.

Une note en délibérée, présentée pour la société Free mobile, a été enregistrée le 26 novembre 2024 à 11h04. Elle a été communiquée.

La requérante soutient notamment que :

- aucune station relais Free mobile n'est déjà implantée sur le territoire de la commune ;

- les stations relais de téléphonie mobile sont au rang des équipements nécessaires au fonctionnement des services publics ou d'intérêt collectif. Le projet n'a par ailleurs rien d'incompatible avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel il est destiné à venir s'implanter ;

- il ne saurait être fait droit à une demande de substitution de motifs si cette demande vise à remédier à un vice de forme entachant la décision attaquée, comme le défaut ou l'insuffisance de motivation ; en tout état de cause, le milieu dans lequel le projet est destiné à venir s'implanter ne présence pas de caractéristiques susceptibles de lui conférer un intérêt pouvant le rendre incompatible avec l'implantation d'une station relais du type de celle qui est ici en cause ; le projet ne s'inscrit pas au sein d'une ZNIEFF ; la conception du pylône, tant dans le choix de son lieu d'implantation que de la technique retenue, a bien fait l'objet d'un traitement paysager ; les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ne peuvent être opposées qu'au cours de l'instruction d'une demande d'autorisation d'urbanisme, d'une part, et uniquement dans l'hypothèse où le raccordement nécessite une extension du réseau public de distribution de l'électricité, d'autre part, ; enfin, eu égard à l'absence de production par la commune d'éléments circonstanciés de nature à démontrer les prétendues conséquences dommageables invoquées, l'exposante n'avait pas à solliciter une dérogation " espèces protégées ".

L'instruction a été rouverte pour être à nouveau close le 27 novembre 2024 à 10h00.

Une note en délibérée, présentée pour la commune de Châteauneuf, a été enregistrée le 27 novembre 2024 à 09h39. Elle a été communiquée.

Elle soutient notamment que :

- la requérante a parfaitement pu comprendre la motivation puisqu'elle en a contesté la légitimité en estimant que la seule localisation du projet en zone agricole ne saurait être un motif fondé pour s'opposer aux travaux envisagés ;

- elle apporte des éléments circonstanciés sur la présence d'un risque, tout sauf incertain, d'atteinte et de perturbation à une espèce protégée puisque qu'un habitat est identifié sur le parcellaire dans une des haies linéaires en fond de parcelle ; les cigognes qui nichent dans ce secteur précis de la commune sont des animaux bagués et suivis dans leurs parcours migratoires et déplacements par un réseau local d'observateurs ; le pylône prévu par l'opérateur est situé dans leur trajectoire de vol.

Considérant ce qui suit :

1. La société Free Mobile a déposé auprès de la commune de Châteauneuf (Vendée) une déclaration préalable de travaux aux fins d'installer une antenne-relais de radiotéléphonie mobile sur un terrain situé sur une parcelle cadastrée n°62 AB 8 située lieudit " Tartifume ". Par la présente requête, la société Free mobile demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 30 août 2024 par laquelle le maire de la commune s'est opposé à la déclaration préalable.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment des objectifs d'intérêt public poursuivis par la décision critiquée.

4. Eu égard, d'une part, à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile, ainsi qu'aux intérêts propres de l'opérateur qui a pris des engagements vis-à-vis de l'Etat quant à la couverture du territoire par ses réseaux et, d'autre part, à la circonstance particulière que le territoire de la commune concernée par le projet n'est que partiellement couvert par les réseaux de téléphonie mobile, comme en attestent les cartes récentes produites par l'opérateur, la condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

En ce qui concerne la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

5. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. La motivation n'est pas nécessaire lorsque la dérogation est accordée en application des 1° à 6° de l'article L. 152-6 ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code : " En cas d'autorisation ou de non-opposition à déclaration préalable, la décision mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R. 423-6. Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. Il en est de même lorsqu'une dérogation ou une adaptation mineure est accordée ".

6. Pour s'opposer à la déclaration préalable sollicitée par la société requérante, le maire de la commune de Châteauneuf se borne, dans l'arrêté attaqué, à énoncer que " le terrain, assiette du projet, est situé en zone A ". Cette simple mention n'a pas mis la requérante à même de comprendre les raisons du rejet de sa demande, matérialisé par la décision d'opposition en litige. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation parait par suite propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté.

7. Si la commune de Châteauneuf invoque de nouveaux motifs tirés de la méconnaissance des dispositions des articles A 11 et A 13 du règlement du PLU, des articles L. 111-11, R. 111-26 et R. 111-27 du code de l'urbanisme et L. 411-2-4° du code de l'environnement, cette substitution ne saurait remédier au vice de forme résultant de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué.

8. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'apparait, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté litigieux.

9. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision du 30 août 2024 par laquelle le maire de la commune de Châteauneuf s'est opposé à la déclaration préalable portant sur l'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur une parcelle cadastrée n° 62 AB 8 située lieudit " Tartifume ".

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

10. L'exécution de la présente ordonnance implique seulement que la commune de Châteauneuf procède à une nouvelle instruction de la déclaration préalable déposée par la société Free Mobile. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'enjoindre à la commune d'instruire à nouveau cette demande et de fixer à un mois à compter de la notification de la présente ordonnance le délai dans lequel devra intervenir une nouvelle décision. Il n'y a pas lieu en revanche d'assortir cette injonction de l'astreinte sollicitée.

Sur les frais liés au litige :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions précitées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Châteauneuf le versement à la société Free Mobile d'une somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

12. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Free Mobile, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande la commune au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 30 août 2024 par lequel le maire de la commune de Châteauneuf s'est opposé à la déclaration préalable déposée par la société Free mobile portant sur l'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur une parcelle cadastrée n° 62 AB 8 située lieudit " Tartifume " est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité.

Article 2 : Il est enjoint à la commune de Châteauneuf de procéder à une nouvelle instruction de la déclaration préalable portant sur l'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur une parcelle cadastrée n° 62 AB 8 située lieudit " Tartifume " déposée par la société Free Mobile, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : La commune de Châteauneuf versera à la société Free mobile la somme de huit cents (800) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Châteauneuf au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free mobile et à la commune de Châteauneuf.

Fait à Nantes, le 2 décembre 2024.

Le juge des référés,

L. Bouchardon

La greffière,

G. PeignéLa République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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