Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision implicite de rejet concernant une demande de reconnaissance d'équivalence de diplôme d'orthoptie. La juridiction constate que le requérant n'a pas joint à son recours la décision attaquée et n'a pas régularisé cette irrecevabilité manifeste malgré une mise en demeure, en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est déclarée irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 février 2025, M. A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif à sa demande de reconnaissance d’équivalence pour son diplôme d’orthoptie formée auprès de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) des Pays-de-la-Loire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».
2. La requête déposée par M. B... le 25 février 2025 n’était pas accompagnée de la décision que l’intéressé entendait contester. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal par lettre recommandée le 7 mars 2025 et dont il a accusé réception le 14 mars suivant, M. B... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée et n’a pas davantage justifié de l’impossibilité de la produire. Dès lors, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 19 février 2026.
Le président du tribunal,
C. Hervouet
La République mande et ordonne à la ministre du travail et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,