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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2504725

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2504725

vendredi 5 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2504725
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPERROT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision consulaire du 10 janvier 2025 classant sans suite sa demande de visa de long séjour pour regroupement familial. La requérante a ensuite déclaré ne pas s’opposer à un non-lieu à statuer sur ses conclusions principales, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Par ordonnance du 5 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 mars 2025, Mme B A, représentée par Me Perrot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 janvier 2025 par laquelle l'autorité consulaire française en Guinée et en Sierra Leone a classé sans suite sa demande de visa de long séjour au titre du regroupement familial ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire instruire sa demande de visa dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de la situation en vue de l'instruction de sa demande de visa dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier adressé à son conseil au moyen de l'application " Télérecours " le 24 juin 2025, Mme A a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2025, Mme A déclare ne pas s'opposer au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2025, Mme A a déclaré ne pas s'opposer au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte. Ces conclusions équivalent à un désistement pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 5 septembre 2025.

Le président,

A. PENHOAT

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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