LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2508386

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2508386

mardi 3 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2508386
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCLARENCE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait un permis de construire délivré par le maire d'Orée-d'Anjou pour un projet de rénovation et de construction de logements. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à l'assainissement, au stationnement ou au risque d'inondation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. M. B a été condamné à verser 500 euros à la commune et 500 euros au pétitionnaire au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 mai 2025 sous le numéro 2508386, M. A B, représenté par Me Flynn, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 16 janvier 2025 par lequel le maire de la commune d'Orée-d'Anjou a délivré un permis de construire valant division à la SCI JAC IMMO en vue de la rénovation d'une maison, la transformation d'un atelier en maison et la construction de deux maisons après division sur un terrain sis rue des Piaux à Champtoceaux, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est présumée satisfaite, d'autant que les travaux ont débuté ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

* la compétence de son signataire reste à démontrer,

* il n'est pas établi que les bâtiments existants ont été régulièrement édifiés,

* les dispositions de l'article UA 12.2 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à l'assainissement des eaux usées et pluviales sont méconnues,

* les dispositions de l'article UA 12.4 du même règlement relatives à la gestion des déchets sont méconnues,

* les dispositions de l'article UA 13 de ce règlement relatives aux obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'aires de stationnement ne sont pas davantage respectées,

* l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme est méconnu, le terrain d'assiette du projet étant situé en zone pluviale saturée, d'où un risque d'inondation,

* le projet est incompatible avec l'OAP des secteurs de renouvellement pavillonnaire - Champtoceaux et son objectif de maintien d'un accès aux parcelles en retrait en ce qu'il conduit à l'enclavement des parcelles du requérant, l'érection d'une clôture étant prévue en façade nord-ouest.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 mai 2025, la commune d'Orée-d'Anjou, représentée par son, maire en exercice et par Me Blin, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est manifestement irrecevable comme tardive faute pour le recours gracieux formé le 14 mars 2025 d'avoir été notifié au pétitionnaire ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 mai 2025, la SCI JAC IMMO, représentée par M. D C et par Me Bour, conclut au rejet de la requête, à titre principal à raison de son irrecevabilité, et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête au fond est tardive faute pour le recours gracieux de lui avoir été notifié,

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par un mémoire en réplique enregistré le 28 mai 2025, M. B conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et soutient en outre que la recevabilité de sa requête ne peut être mise en doute faute de preuve suffisante de l'affichage du permis litigieux et du respect des prescriptions énoncées à l'article R. 424-16 du code de l'urbanisme, alors qu'en tout état de cause le recours gracieux a été notifié au représentant de la SCI par courriel du 18 mars 2025.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- la requête n° 2508375 enregistrée le 14 mai 2025 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté susvisé ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mlle Wunderlich, vice-présidente, pour statuer en matière de référés.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 28 mai 2025, à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées :

- le rapport de Mlle Wunderlich, vice-présidente,

- les observations de Me Rioual, substituant Me Flynn, représentant M. B,

- les observations de Me Blin, représentant la commune d'Orée-d'Anjou,

- et celles de Me Delaunay, représentant la SCI JAC IMMO.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Aucun des moyens invoqués par M. B à l'appui de sa demande de suspension ne paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête au fond, il y a donc lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par M. B, ainsi, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme de 500 euros au titre des frais exposés, d'une part, par la commune d'Orée-d'Anjou, d'autre part, par la SCI JAC IMMO, et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera respectivement à la commune d'Orée-d'Anjou et à SCI JAC IMMO une somme de 500 euros (cinq cents euros) chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la commune d'Orée-d'Anjou et à la SCI JAC IMMO.

Fait à Nantes, le 3 juin 2025.

La vice-présidente, juge des référés,

A.-C. WUNDERLICHLa greffière,

A. DIALLO

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026