LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2512044

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2512044

mercredi 30 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2512044
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation- Etrangers - 15 jours
Avocat requérantGENET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, agissant pour son enfant mineur, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait la vulnérabilité de l'enfant, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis, notamment une aide financière départementale, étaient insuffisants pour caractériser cette vulnérabilité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 10 juillet et le 25 juillet 2025, Mme B A agissant tant en son nom propre qu'en qualité de représentante légale de l'enfant mineur C A, représentée par Me Genet, demande au juge des référés :

1°) d'annuler la décision du 23 juin 2025 par laquelle l'Office française de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à l'enfant C A ;

2°) d'enjoindre à l'OFII d'accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à C A ;

3°) de l'admettre au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle ;

Elle soutient que la décision est entachée d'une erreur d'appréciation au regard notamment de la vulnérabilité de C A.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2025, l'OFII conclut au rejet de la requête.

L'OFII soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.

Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision 25 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Giraud, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 25 juillet 2025 à 9h30 :

- le rapport de M. Giraud, magistrat désigné,

- les observation de Me Genet, représentant Mme A, en sa présence, qui a fait valoir les conditions très difficiles de vie de l'ensemble de la famille, les mettant dans une situation de grande vulnérabilité.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. C A est né le 23 juillet 2023 à Nantes et a sollicité l'asile en France. Par la présente requête, Mme A agissant tant en son nom propre qu'en qualité de représentante légale de l'enfant mineur C A, ressortissant guinéen né le 23 juillet 2023, demande au tribunal d'annuler la décision du 23 juin 2025 par laquelle l'OFII a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à C A.

2. Mme A, pour contester la décision en litige, se prévaut de la situation de vulnérabilité de son fils C, âgé de deux ans et de l'ensemble des membres de la famille, son mari et son autre fils de presque 6 ans. Elle fait valoir pour cela que l'ensemble de la famille est démuni financièrement, ce qu'elle établit par le versement de deux mensualités de 80 euros par le département d'une décision d'aide financière au titre Enfance/famille-Besoins vitaux. Si ces éléments laissent penser que l'ensemble de la famille pourrait se trouver dans une situation de vulnérabilité, la requérante n'a apporté à l'audience aucun élément sur leurs conditions de vie, l'endroit où ils étaient logés, s'ils disposaient ou non d'autres ressources, ni même exposé à l'oral d'autres éléments que la composition familiale et cette aide perçue par conseil départemental. En l'état de ces éléments, les éléments apportés sont insuffisants pour caractériser la vulnérabilité alléguée et le moyen doit être écarté.

3. Dans ces conditions, la requête, dans toutes ses conclusions ne peut qu'être rejeté en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Office française de l'immigration de l'intégration.

Fait à Nantes, le 30 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

T. GIRAUD

La greffière,

A. DIALLOLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions