Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté une requête en excès de pouvoir visant une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Le juge a estimé que la demande de rectification d'actes d'état civil (livret de famille, acte de mariage) relevait manifestement de la compétence des tribunaux judiciaires et non de l'ordre administratif. En conséquence, il a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête pour incompétence.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2025, M. B..., saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision du 11 février 2025 par laquelle l’Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande de rectification de ses documents d’état civil.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
La requête présentée par M. A... tend à demander la rectification de ses documents d’état civil, notamment son livret de famille et son acte de mariage. Les litiges relatifs à l’état civil des personnes relèvent de la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire. Il y a lieu, par suite, en application des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. A... comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A....
Fait à Nantes, le 12 février 2026.
La présidente,
V. Gourmelon
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,