Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette comme irrecevable une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis de construire. Le juge constate que l'autorité municipale avait retiré l'arrêté litigieux avant l'introduction du recours, privant ainsi la demande de son objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2025, Mme C... D... demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté N° PD 04400325W1006 du 11 juin 2025 par laquelle le maire d’Ancenis-Saint-Géréon (Loire-Atlantique) a accordé à Mme A... un permis de construire une maison individuelle sur un terrain sis 54, rue des Quais à Ancenis-Saint-Géréon, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d’Ancenis-Saint-Géréon la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 décembre 2025, la commune d'Ancenis-Saint-Géréon conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle fait valoir qu’elle a retiré l’arrêté attaqué par un arrêté du 2 septembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ».
Il ressort des pièces du dossier que Mme D... a formé contre le permis de construire, délivré le 11 juin 2025, un recours gracieux reçu par la commune le 31 juillet 2025. Par un arrêté de 2 septembre 2025, la commune d’Ancenis-Saint-Géréon a retiré l’arrêté attaqué. Cette décision de retrait, antérieure à l’introduction de la requête, est devenue définitive. Dès lors, les conclusions de Mme D... à fin d’annulation sont dépourvues d’objet dès leur présentation. La requête doit ainsi être rejetée comme irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D..., à la commune d’Ancenis-Saint-Géréon et à Mme B... A....
Fait à Nantes, le 19 février 2026.
La présidente,
Signé
H. Douet
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,