Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours pour excès de pouvoir formé contre des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence. Cette décision est prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que le requérant, n'ayant pas communiqué ses coordonnées, est non joignable et que l'instruction de l'affaire ne peut donc être poursuivie.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2025, complétée par une production de pièces le 8 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal d’annuler les décisions du préfet de la Loire-Atlantique du 15 décembre 2025 portant reconduite d’office vers le pays dont il déclare avoir la nationalité ou tout autre pays où il serait légalement admissible, et du 7 janvier 2026 l’assignant à résidence pour une durée d’un an sur le territoire de la commune de Nantes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…)
3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
La présente requête a été déposée par M. A... B..., qui n’a pas communiqué ses coordonnées au tribunal et qui est ainsi non joignable à ce jour. Le tribunal se trouve, dès lors, dans l’impossibilité d’en poursuivre l’instruction. Cette requête n’étant actuellement susceptible d’aucune suite, il n’y a pas lieu, en l’état, d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 16 février 2026.
La présidente,
C. Chauvet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,