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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2606579

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2606579

vendredi 3 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2606579
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une mesure d'exclusion temporaire d'un campus universitaire. Le juge constate que la requête est irrecevable car le requérant n'a pas introduit de demande distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 mars 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 24 mars 2026 par laquelle le directeur du campus de l’université catholique de l’ouest à Nantes l’a exclu temporairement du campus à compter du 25 mars suivant.

Il fait valoir que la condition d’urgence est remplie et qu’il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Marowski pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». Enfin, en vertu de l’article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu’il apparaît qu’une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 24 mars 2026 par laquelle le directeur du campus de l’université catholique de l’ouest à Nantes l’a exclu temporairement du campus à compter du 25 mars suivant. En l’espèce, le requérant n’a pas introduit de requête distincte à fin d’annulation de cette décision. Sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Nantes, le 3 avril 2026.

Copie en sera adressée pour information à l’université catholique de l’ouest.

Le juge des référés,



Y. Marowski

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière.







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