lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2000624 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CALENGE GUETTARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 février 2020, le 8 juin 2020, le 16 juillet 2020, le 17 septembre 2020 et un mémoire déposé le 30 avril 2022, Mme AE T doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 26 mai 2003 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Martin-des-Bois a décidé de modifier l'emprise du chemin rural n° 91, consécutivement à un échange avec la parcelle cadastrée ZP 96 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Martin-des-Bois de lui céder la portion du chemin rural n° 96 traversant sa propriété ;
3°) d'enjoindre à M. et Mme AI d'ôter le portail installé à l'entrée de leur propriété sur le chemin rural n° 96, d'y dresser en lieu et place un mur et de réinstaller ce portail sur le chemin n° 96 ;
4°) de condamner M. S J, le maire de la commune, M. G AA M. K O, M. AF W, M. AH Q, M. Z A, M. AC L, M. B E, Mme AD AB, Mme Y X, M. V F, Mme C P, M. H N, M. I D, M. AJ R, Mme P, Mme U AI et M. AG AI à lui verser respectivement une somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral qu'elle a subi en raison de la portion du chemin rural n° 91 qui traverse sa propriété.
Elle soutient qu'elle n'a pas été informée de l'enquête publique qui a précédée la délibération attaquée, qui n'a fait l'objet ni d'un avis d'information du public ni d'un affichage à l'extrémité du chemin rural.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2020, la Commune de Saint-Martin-des-Bois, représentée par Me Micou, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation sont tardives ;
- la juridiction administrative est incompétente pour traiter les conclusions à fin d'injonction à l'encontre de M. et de Mme AI.
Par un courrier du 16 mai 2022, le tribunal a invité Mme T à produire la demande indemnitaire préalable au recours formé devant l'administration en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme M a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'une enquête publique, qui s'est déroulée du 4 au 18 avril 2003, le conseil municipal de la commune de Saint-Martin-des-Bois a décidé, par une délibération du 26 mai 2003, de procéder à l'échange entre une portion du chemin rural 91 et la parcelle cadastrée ZP 96. Mme T, dont la propriété est traversée par une portion de ce chemin rural, conteste la délibération du 26 mai 2003.
Sur l'incompétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. () "
3. Le pouvoir d'injonction conféré par la loi au juge administratif aux fins d'assurer l'exécution de ses décisions ne l'autorise pas à s'affranchir des règles de répartition des compétences entre les deux ordres de juridiction.
4. Les conclusions à fin d'injonction tendant au retrait d'un portail doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître dès lors que si le juge administratif est compétent pour connaître des recours pour excès de pouvoir dirigés contre une délibération relative à la gestion des biens et des opérations immobilières effectuées par la commune, il n'est pas compétent pour enjoindre aux voisins de la requérante de procéder au retrait d'un portail sur l'ancienne emprise d'un chemin rural.
Sur la fin de non-recevoir opposée tirée de la tardiveté des conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
6. Il ressort des mentions portées sur la délibération attaquée que le maire de la commune certifie de son affichage réalisé le 1er juillet 2003. Alors que le délai de recours à l'encontre de cette délibération doit être regardé comme ayant commencé à courir à compter de cette date et pour une durée de deux mois, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme T n'ont été enregistrées que le 12 février 2020. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être accueillie et les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Eu égard à ce qui a été dit au point 6, les conclusions à fin d'annulation tendant à la cession d'une portion du chemin rural 91 à la requérante étant rejetées, le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction tendant à ce que le maire cède à la requérante la portion du chemin rural traversant sa propriété doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
8. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
9. En l'absence, au jour du présent jugement, de toute décision de la commune de Saint-Martin-des-Bois rejetant la demande indemnitaire de Mme T, malgré l'invitation qui lui a été faite par le tribunal de régulariser sa requête[DA1], les conclusions indemnitaires de cette dernière sont irrecevables.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme T est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme AE T et à la commune de Saint- Martin-des-Bois.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Delamarre, présidente,
Mme Montes-Derouet, première conseillère,
Mme Dumand, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.
La rapporteure,
Séverine M
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRE La greffière
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet du Loir-et-Cher, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
[DA1]Il faut que cette invitation à régulariser figure dans le jugement dans les visas
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026