LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2003684

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2003684

vendredi 16 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2003684
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantTOUBALE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 octobre 2020 et le 6 mai 2021, Mme B A, représentée par Me Toubale, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 octobre 2020 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

2°) d'enjoindre à l'OFII de réexaminer sa demande d'aide matérielle sans délai ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 1 200 euros à verser à son conseil.

Mme A soutient que :

- l'OFII a commis une erreur de droit en ne tenant pas compte des circonstances qu'elle faisait valoir dans le cadre de sa demande de réexamen et en renonçant ainsi à exercer sa compétence ;

- l'administration n'a pas procédé à une évaluation de sa vulnérabilité, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 571-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de celles des articles 18-9 a) et 21 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013, qui n'ont pas été transposées en droit interne ; la décision attaquée, fondée sur les articles L. 744-8 et D. 744-37 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne mentionnent pas le cas des personnes vulnérables, est ainsi dépourvue de base légale.

Par un mémoire enregistré le 20 juillet 2021, l'OFII conclut au rejet de la requête.

L'OFII soutient que :

- le moyen portant sur la légalité externe de la décision attaquée est irrecevable, dès lors qu'il a été soulevé dans un mémoire enregistré après l'expiration du délai de recours, alors que la requête ne comportait qu'un moyen de légalité interne ;

- la vulnérabilité de Mme A a été prise en compte et la requérante a bénéficié lors de l'enregistrement de sa demande d'asile d'un entretien avec un agent formé spécifiquement et dans une langue qu'elle comprend, durant lequel sa situation a été évaluée.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante guinéenne née en 1995, a présenté une première demande d'asile qui a fait l'objet d'un rejet par une décision du 30 mars 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée le 11 février 2019 par la Cour nationale du droit d'asile. Après avoir fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 18 août 2020, Mme A a sollicité, le 8 octobre 2020, le réexamen de sa demande et s'est vu délivrer une attestation de demande d'asile en procédure accélérée. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Mme A demande l'annulation de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile () ". Ces dispositions assurent la transposition de l'article 22 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, qui prévoit les conditions dans lesquelles les Etats membres évaluent les besoins particuliers des personnes vulnérables aux fins de la mise en œuvre du principe général posé par l'article 21 de la même directive et auquel renvoie le point 9 de son article 18. Par ailleurs, en vertu de l'article L. 744-8 du même code applicable en l'espèce, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé si le demandeur présente une demande de réexamen. Il appartient à l'OFII, pour prendre sa décision, d'apprécier la situation particulière de l'intéressé au regard notamment de sa vulnérabilité.

3. En premier lieu, dès lors que la demande d'asile présentée par Mme A constituait une demande de réexamen, l'OFII pouvait lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil sur le fondement des dispositions de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui transposent sur ce point les dispositions du c) de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée doit par suite être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'OFII se serait estimé en situation de compétence liée pour prendre une décision de refus et n'aurait pas procédé à un examen de la situation de la requérante.

5. En troisième lieu, il ressort de la fiche d'évaluation produite par l'Office que Mme A a bénéficié le 8 octobre 2020 d'un entretien d'évaluation de sa vulnérabilité au cours duquel elle a pu faire part des éléments nouveaux la concernant, s'agissant notamment du fait qu'elle était enceinte. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée à ce moyen, le moyen tiré de l'absence d'entretien d'évaluation doit être écarté.

6. En quatrième lieu, Mme A fait valoir qu'à la date de la décision contestée elle était mère de deux jeunes enfants et enceinte d'un troisième. Toutefois, ces circonstances - de même, en tout état de cause, que les pièces relatives aux risques prétendument encourus par la requérante dans son pays d'origine - ne suffisent pas à établir que la directrice territoriale aurait commis une erreur d'appréciation en lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, alors, d'une part, que Mme A ne prétend pas qu'elle était mère isolée, d'autre part, qu'il résulte des mentions non contestées de la fiche d'évaluation qu'elle disposait à la date de la décision attaquée d'un hébergement dans un hôtel de Blois et qu'en outre des membres de sa famille résidaient en France.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant à l'annulation de la décision du 8 octobre 2020 attaquée doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'OFII, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée au profit du conseil de Mme A en application de ces dispositions et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Dorlencourt, président,

Mme Le Toullec, première conseillère

M. Lardennois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.

L'assesseure la plus ancienne,

Hélène LE TOULLEC

Le président-rapporteur,

Frédéric C

Le greffier,

Alexandre HELLOT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions