jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2004082 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | PARADEISE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 novembre 2020 et le 1er décembre 2022, l'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), représentée par Me Paradeise, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 du préfet de Loir-et-Cher portant dérogation au confinement en matière de régulation du grand gibier et des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage a été irrégulièrement convoquée moins de cinq jours avant la tenue de la séance ; ce vice a privé les membres de la commission d'une garantie ;
- le public n'a pas été consulté en méconnaissance des dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;
- l'arrêté attaqué méconnait l'article 4 du décret du 29 octobre 2020 ; les déplacements autorisés à titre dérogatoire pour la chasse du sanglier, du mouflon, du daim, du cerf élaphe et la destruction du corbeau freux, de la corneille noire et du pigeon ramier ne relèvent pas d'un motif impérieux d'intérêt général ;
- l'arrêté méconnait l'article 3 du décret du 29 octobre 2020 en ce qu'il autorise dans certains cas le regroupement simultané de plus de six personnes ;
- l'arrêté porte atteinte à la cohérence et à l'efficacité des mesures de police sanitaire prises au niveau national.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2021, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir de l'association ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ;
- l'arrêté du 3 juillet 2019 pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nehring,
- les conclusions de Mme Palis de Koninck, rapporteure publique,
- et les observations de Me Paradeise, représentant l'Association pour la protection des animaux sauvages.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre du confinement sanitaire instauré par le décret du 29 octobre 2020, le préfet de Loir-et-Cher a, par arrêté du 6 novembre 2020, autorisé et réglementé le déplacement de personnes pour l'exercice d'activités cynégétiques sur l'ensemble du département de Loir-et-Cher, s'agissant du corbeau freux, de la corneille noire, du sanglier, du pigeon ramier, du cerf élaphe, du chevreuil, du cerf silka, du muntjac, du daim et du mouflon. L'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-29 du code de l'environnement : " I.- La commission départementale de la chasse et de la faune sauvage concourt à l'élaboration, à la mise en œuvre et au suivi, dans le département, de la politique du gouvernement dans le domaine de la chasse et de la protection de la faune sauvage. Elle est régie par les dispositions des articles 8 et 9 du décret n° 2006-665 du 7 juin 2006. Elle est notamment chargée d'émettre, dans le respect des équilibres biologiques et des intérêts agricoles et forestiers, un avis sur la gestion des espèces chassées et la préservation de leurs habitats, ainsi que sur la détermination des espèces visées à l'article L. 427-8. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration, rendu applicable à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage par l'article R. 133-1 du même code : " Sauf urgence, les membres de la commission reçoivent, cinq jours au moins avant la date de la réunion, une convocation comportant l'ordre du jour et, le cas échéant, les documents nécessaires à l'examen des affaires qui y sont inscrites. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage ont été convoqués le 2 novembre 2020 et que la commission a émis son avis sur le projet d'arrêté en litige le 5 novembre 2020. Le délai minimal de convocation de cinq jours n'a donc pas été respecté, de sorte que la procédure suivie est irrégulière. Cependant, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté a été édicté dans un contexte d'urgence sanitaire marqué par la recrudescence de l'épidémie de Covid-19, caractérisant ainsi une situation d'urgence de nature à se dispenser du respect de cette formalité. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement : " I. - Le présent article définit les conditions et limites dans lesquelles le principe de participation du public, prévu à l'article 7 de la Charte de l'environnement, est applicable aux décisions, autres que les décisions individuelles, des autorités publiques ayant une incidence sur l'environnement lorsque celles-ci ne sont pas soumises, par les dispositions législatives qui leur sont applicables, à une procédure particulière organisant la participation du public à leur élaboration. () Ne sont pas regardées comme ayant une incidence sur l'environnement les décisions qui ont sur ce dernier un effet indirect ou non significatif. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la régulation de la faune sauvage prévue par la décision attaquée est plus restrictive que celle prévue par l'arrêté du 24 mai 2020 du préfet de Loir-et-Cher relatif à l'ouverture et à la clôture de la chasse pour la campagne 2020-2021 dans le département de Loir-et-Cher. Or, ce dernier arrêté avait fait l'objet d'une consultation du public préalablement à son adoption et était toujours en vigueur lors de l'adoption de la décision attaquée. Dès lors, il n'appartenait pas à l'autorité compétente de faire précéder la décision attaquée d'une nouvelle participation du public. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
S'agissant de la méconnaissance de l'article 3 du décret du 29 octobre 2020 :
6. En raison de la progression de l'épidémie de Covid-19 au cours des mois de septembre et d'octobre 2020, le Président de la République a décrété, sur le fondement des dispositions des articles L. 3131-12 et L. 3131-13 du code de la santé publique, l'état d'urgence sanitaire, à compter du 17 octobre 2020, sur l'ensemble du territoire national. Par un décret du 29 octobre 2020, le Premier ministre a prescrit, sur le fondement de l'article L. 3131-15 du code de la santé publique, les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Aux termes de l'article 1er de ce décret : " I. - Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d'hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes, dites barrières, définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance. " Aux termes de l'article 3 de ce décret : " () III. - Les rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public autres que ceux mentionnés au II mettant en présence de manière simultanée plus de six personnes sont interdits ".
7. L'association requérante soutient que la chasse en battue autorisée par l'arrêté attaqué méconnait les dispositions précitées en ce qu'elle a nécessairement pour effet d'engendrer des rassemblements, réunions ou activités de plus de six personnes simultanément. Toutefois, l'article 5 de l'arrêté en litige impose, durant le déroulement de toutes les actions de chasse, la constitution de sous-groupes de six personnes maximum, assortie d'une interdiction de croisement de ces différents groupes, conformément à ce que prescrit l'article 3 du décret. En outre, cet article précise que les transports de voyageurs doivent être conformes aux règles édictées par le décret, notamment en matière de covoiturage. Par suite, le moyen doit être écarté.
S'agissant de la méconnaissance de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020 :
8. D'une part, aux termes du 8°) du I de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020 : " I. - Tout déplacement de personne hors de son lieu de résidence est interdit à l'exception des déplacements pour les motifs suivants en évitant tout regroupement de personnes : () Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative. ".
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 420-1 du code de l'environnement : " La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d'intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l'équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique / () ". Aux termes de l'article L. 425-6 du même code : " Le plan de chasse détermine le nombre minimum et maximum d'animaux à prélever sur les territoires de chasse. Il tend à assurer le développement durable des populations de gibier et à préserver leurs habitats, en prenant en compte les documents de gestion des forêts mentionnés à l'article L. 122-3 du code forestier et en conciliant les intérêts agricoles, sylvicoles et cynégétiques. () Pour assurer un équilibre agricole, sylvicole et cynégétique, le plan de chasse est appliqué sur tout le territoire national pour certaines espèces de gibier dont la liste est fixée par décret en Conseil d'Etat. Lorsqu'il s'agit du sanglier, le plan de chasse est mis en œuvre après avis des fédérations départementales ou interdépartementales des chasseurs. ". Selon l'article R. 425-1-1 de ce code : " Le plan de chasse est obligatoire pour les cerfs élaphes, daims, mouflons, chamois, isards et chevreuils. / Après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, le préfet peut décider que le plan de chasse est, sur tout ou partie du département, obligatoire pour une espèce de gibier autre que celles mentionnées au premier alinéa. S'agissant des sangliers, l'instauration d'un plan de chasse est en outre soumise à l'avis de la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs. / Le plan de chasse est annuel. Pour le grand gibier, il peut être fixé, après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, pour une période de trois ans. Dans ce dernier cas, il peut faire l'objet d'une révision annuelle. ". L'article R. 427-6 de ce code prévoit que : " I. - Après avis du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage, le ministre chargé de la chasse fixe par arrêté trois listes d'espèces d'animaux classées susceptibles d'occasionner des dégâts / 1° La liste des espèces d'animaux non indigènes classées susceptibles d'occasionner des dégâts sur l'ensemble du territoire métropolitain, précisant les périodes et les modalités de leur destruction ; / 2° La liste des espèces d'animaux indigènes classées susceptibles d'occasionner des dégâts dans chaque département, établie sur proposition du préfet après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage réunie en sa formation spécialisée mentionnée au II de l'article R. 421-31, précisant les périodes et les territoires concernés, ainsi que les modalités de destruction. Cette liste est arrêtée pour une période de trois ans, courant du 1er juillet de la première année au 30 juin de la troisième année ;/3° La liste complémentaire des espèces d'animaux classées susceptibles d'occasionner des dégâts par un arrêté annuel du préfet qui prend effet le 1er juillet jusqu'au 30 juin de l'année suivante. Cette liste précise les périodes et les modalités de destruction de ces espèces. () ".
10. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la pratique de la chasse participant et contribuant à l'équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines, la chasse des espèces faisant l'objet d'un plan de chasse et la chasse de celles susceptibles d'occasionner des dégâts sont présumées être d'intérêt général lorsqu'elles sont réalisées dans les conditions prévues par ces dispositions. Ainsi, il n'appartient à l'autorité compétente de démontrer la réalité des dégâts occasionnés que par les seules espèces qui ne sont pas classées susceptibles d'occasionner des dégâts ou concernées par un plan de chasse.
11. L'association requérante soutient que la chasse du sanglier, du mouflon, du daim, du cerf élaphe et la destruction du corbeau freux, de la corneille noire et du pigeon ramier n'étaient pas strictement nécessaires pendant la période de confinement de sorte qu'elles ne répondent pas à un motif d'intérêt général au sens du 8°) de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020. Elle en déduit que le déplacement de personne autorisé à titre dérogatoire par l'arrêté en litige méconnait les dispositions de l'article 4 de ce décret.
Quant au cerf élaphe, au chevreuil, au mouflon et au daim :
12. L'arrêté litigieux autorise la chasse du cerf élaphe, du chevreuil, du mouflon et du daim dans le respect des plans de chasse approuvés par le préfet. Il en résulte que la chasse de ces espèces répond à un motif d'intérêt général au sens du 8°) du I de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020, sans qu'il soit nécessaire, comme le soutient l'association requérante, de caractériser un péril imminent ou de qualifier ce motif d'impérieux.
Quant au sanglier :
13. Il ressort des pièces du dossier que le sanglier, inscrit dans le département de Loir-et-Cher comme espèce susceptible d'occasionner des dégâts par arrêté préfectoral du 25 juin 2020, peut faire l'objet de destruction tout au long de l'année. Par suite, la chasse du sanglier répond ainsi à un motif d'intérêt général, sans qu'il soit nécessaire, comme le fait valoir l'association requérante, de caractériser un péril imminent ou de qualifier ce motif d'impérieux.
Quant à la corneille noire et au corbeau freux :
14. L'arrêté ministériel du 3 juillet 2019 pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement fixe la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts et a notamment désigné comme telles dans le département de Loir-et-Cher, le corbeau freux et la corneille noire. En application de l'article 2 de l'arrêté du 3 juillet 2019, la destruction à tir du corbeau freux et de la corneille noire en tant qu'espèces susceptibles d'occasionner des dégâts peut avoir lieu entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars suivant au plus tard. Or, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que son article 1er a notamment suspendu l'arrêté du 24 mai 2020 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a fixé la clôture générale de la chasse à tir et au vol au 28 février 2021. Ainsi, l'arrêté contesté a eu nécessairement pour effet de clôturer la période générale de chasse à la date de son entrée en vigueur. Par suite, en application de l'arrêté ministériel du 3 juillet 2019, la destruction à tir du corbeau freux et de la corneille noire en tant qu'espèces susceptibles d'occasionner des dégâts répondait, à la date d'entrée en vigueur de l'arrêté contesté, à un intérêt général au sens du 8°) de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020, sans qu'il soit nécessaire, comme le fait valoir l'association requérante, de caractériser un péril imminent ou de qualifier ce motif d'impérieux.
Quant au pigeon ramier :
15. Par arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 25 juin 2020, le pigeon ramier a été inscrit au nombre des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts sur l'ensemble du département de Loir-et-Cher pour l'année cynégétique 2020-2021, sur le fondement du 3°) de l'article R. 427-6 du code de l'environnement. L'annexe de cet arrêté précise que sa destruction à tir peut avoir lieu entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 juillet suivant au plus tard. Or, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que son article 1er a notamment suspendu l'arrêté du 24 mai 2020 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a fixé la clôture générale de la chasse à tir et au vol au 28 février 2021. Ainsi, l'arrêté contesté a eu nécessairement pour effet de clôturer la période générale de chasse à la date de son entrée en vigueur. Par suite, la destruction à tir du pigeon ramier en tant qu'espèce susceptible d'occasionner des dégâts répondait, à la date d'entrée en vigueur de l'arrêté contesté, à un intérêt général au sens du 8°) de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020, sans qu'il soit nécessaire, comme le fait valoir l'association requérante, de caractériser un péril imminent ou de qualifier ce motif d'impérieux.
S'agissant de l'atteinte à la cohérence et à l'efficacité des mesures de police sanitaire prévues au niveau national :
16. L'arrêté litigieux se borne à déroger aux mesures nationales et à les adapter en fonction des circonstances locales conformément à ce que permet le 8°) du I de l'article 4 du décret du 29 octobre 2020. Sous réserve de ce qui a été dit au point précédent, l'arrêté ne contrevient pas aux mesures édictées au niveau national et n'a donc pas pour effet de compromettre leur cohérence et leur efficacité. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense, que la requête de l'ASPAS doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par l'ASPAS au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de l'Association pour la protection des animaux sauvages est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'Association pour la protection des animaux sauvages et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de Loir-et-Cher.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente,
M. Viéville, premier conseiller,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
Le rapporteur,
Virgile NEHRING
La présidente,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026