jeudi 30 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2100203 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | VEAUVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 janvier 2021 et 22 août 2021, M. E D et Mme B C, agissant en leur nom propre et en tant que représentants légaux de leur fille mineure, doivent être regardés comme demandant au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler les décisions des 17 juillet et 13 novembre 2020 par lesquelles la commune de Tours a implicitement refusé de leur communiquer, sans occultation :
- l'historique du dossier d'inscription de leur fille A pour l'année 2020-2021 montrant les différentes modifications du dossier, et précisant les dates et le " login " (conservatoire ou parents) depuis lequel elles ont été effectuées ;
- la moyenne générale en solfège des élèves sélectionnés afin de prendre connaissance du niveau de leur fille par rapport aux autres ;
- la décision (datée) du conservatoire fixant le nombre de places disponibles en horaires aménagés pour chaque discipline (par instrument, outre maîtrise et danse) ;
- la date précise de la réception par le conservatoire de l'information sur les effectifs normés attribués par l'éducation nationale en CHAM collège pour l'année 2020-2021 ;
- la liste intégrale des candidats (même anonymisée) précisant l'instrument, le niveau, les pratiques collectives éventuelles (chœur d'enfant), le parcours musical antérieur (CHAM ou HTS), les évaluations de solfège et d'instruments, ainsi que le nombre d'avis favorable (le cas échéant numéroté 1, 2, ) ayant fondé le " tri mécanique ", permettant de situer leur fille (59e/60) parmi les candidats ;
- les " fiches navettes " réalisées par les enseignants du CRR concernant leur fille, s'agissant d'une candidature interne (FM, Piano et chœur d'enfant) ;
- le classement final des candidats de 1 à 60 par la commission interne au CRR, sur lequel la commission de l'éducation nationale a " posé son curseur " sur l'avis n°50 ;
- la composition exacte du pré-jury et celle de la commission interne au conservatoire en précisant qui en choisit les membres, précisant leur qualité et leur compétence pour y participer ;
- la date exacte auxquelles ces différentes commissions se sont tenues (pré-jury, commission interne au CRR et commission organisée par l'académie), ainsi que les PV établis lors de chacune de ces commissions.
2°) d'enjoindre à la commune de Tours de leur communiquer, et sans occultation, ces documents dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Tours à leur verser la somme d'un euro en réparation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Tours le paiement de la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2021, la commune de Tours, représentée par Me Veauvy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire de M. D et de Mme C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 10 mars 2023, M. D et Mme C déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 10 mars 2023, M. D et Mme C ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge solidaire de M. D et de Mme C la somme dont la commune de Tours demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. D et de Mme C.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Tours présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E D, à Mme B C et à la commune de Tours.
Fait à Orléans, le 30 mars 2023.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026