LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2100230

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2100230

mardi 2 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2100230
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantAARPI DE GUILLENCHMIDT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2005616 du 18 janvier 2021, le président de la 4ème chambre du tribunal administratif de Rennes a transmis au tribunal administratif d'Orléans, en application des dispositions combinées des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, une requête présentée par M. C B.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Rennes le 12 décembre 2020, et un mémoire enregistré au greffe du tribunal administratif d'Orléans le 10 janvier 2022, M. B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 novembre 2020, par laquelle le directeur de la société Orange Grand Ouest a refusé de prendre en charge ses frais de déplacement exposés à l'occasion d'une formation ;

2°) d'enjoindre au directeur de la société Orange Grand Ouest de lui verser une somme de 170,17 euros correspondant au montant de ses frais de déplacement.

Il soutient que :

- ses frais doivent être pris en charge dès lors qu'ils résultent des besoins de l'activité professionnelle et ont été exposés dans l'intérêt de l'entreprise ; ni la charte interne " Voyages groupe " à laquelle la société Orange se réfère, ni son ordre de mission n'interdisait l'utilisation d'un véhicule personnel ; au surplus, il n'était pas habilité à utiliser un véhicule de l'entreprise ; l'utilisation du véhicule personnel rendant le parcours le moins chronophage devait être privilégiée dans le but de respecter les temps de repos journalier de l'agent ; le temps de déplacement pour se rendre au lieu de travail n'étant pas un temps de travail effectif, il pouvait librement choisir son mode de déplacement sans être soumis aux ordres de son employeur ;

- la société Orange a omis d'établir un règlement relatif à l'usage des véhicules pour le trajet domicile-travail en méconnaissance des termes de la circulaire n° 5928/SG du 20 avril 2017 relative à la gestion du parc automobile de l'Etat, des établissements publics de l'Etat et autres organismes du Premier ministre ;

- la circulaire du 2 juillet 2010 du Premier ministre relative à l'Etat exemplaire - rationalisation de la gestion du parc automobile de l'Etat et de ses opérateurs prévoyant que les chefs de service peuvent autoriser un fonctionnaire à utiliser un véhicule administratif pour le trajet entre le domicile et le lieu de travail est inapplicable à sa situation dès lors que sa formation n'impliquait aucun dépassement inhabituel d'horaire ;

- la décision est entachée d'un détournement de pouvoir.

Par des mémoires enregistrés le 7 novembre 2021 et le 31 octobre 2022, la société Orange, représentée par Me Bost, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. B la somme de 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par ordonnance du 22 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 ;

- le décret n° 96-1174 du 27 décembre 1996 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,

- et les observations de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, fonctionnaire des postes et télécommunications depuis 1978, ayant été intégré au sein de la société France Telecom devenue la société Orange le 31 décembre 1993, exerce ses fonctions en tant que collaborateur en poste permanent à Chartres. Du 14 au 15 octobre 2020, il a participé à une formation relative au risque amiante à Orléans. A l'issue de sa formation, il a présenté une note de frais afin d'obtenir le remboursement de ses frais de restauration, péage et frais kilométriques. Par une décision du 19 octobre 2020, son supérieur hiérarchique a rejeté sa demande en tant qu'elle porte sur ses frais de péage et frais kilométriques. M. B, dont le recours hiérarchique présenté le 27 octobre 2020 a été rejeté par une décision du directeur de la société Orange Grand Ouest en date du 12 novembre 2020, demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de La Poste et des télécommunications : " Les personnels de La Poste et de France Télécom sont régis par des statuts particuliers, pris en application de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, qui comportent des dispositions spécifiques dans les conditions prévues aux alinéas ci-après, ainsi qu'à l'article 29-1 () ". Aux termes du 1° de l'article 29-1 de la même loi : " Au 31 décembre 1996, les corps de fonctionnaires de France Télécom sont rattachés à l'entreprise nationale France Télécom et placés sous l'autorité de son président qui dispose des pouvoirs de nomination et de gestion à leur égard. Les personnels fonctionnaires de France Télécom demeurent soumis aux articles 29 et 30 de la présente loi. Le président peut déléguer ses pouvoirs de nomination et de gestion et en autoriser la subdélégation dans les conditions de forme, de procédure et de délai qu'il détermine () / Le président de France Télécom peut instituer des indemnités spécifiques, dont le montant peut être modulé pour tenir compte de l'évolution des autres éléments de la rémunération des fonctionnaires de France Télécom, tels qu'ils résultent de l'article 20 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée. / Les modalités d'application du présent article sont précisées par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article 7 du décret du 27 décembre 1996 approuvant les statuts de France Télécom et portant diverses dispositions relatives au fonctionnement de l'entreprise nationale : " () Le président du conseil d'administration fixe les indemnités annexes au traitement de base des personnels fonctionnaires, liées à l'activité et aux qualifications spécifiques à la société () ". Ces dispositions rendent applicables aux agents de la société Orange ayant la qualité de fonctionnaire, tels que M. B, les règles internes à cette entreprise en ce qui concerne les modalités de remboursement des frais de déplacement.

3. Le secrétariat général du groupe Orange a, en application de ces dispositions, décliné la " Politique Voyage groupe " applicable en matière de déplacements professionnels " à tous les collaborateurs travaillant à titre permanent ou temporaire " au sein du groupe Orange par une note SG/F2M/DOMV " Politique Voyage groupe " publiée le 31 juillet 2018. Aux termes de l'article 5 de cette note : " Les dossiers de déplacements professionnels des collaborateurs doivent être obligatoirement validés préalablement au voyage, selon la procédure mise en place au sein d'Orange SA. Celle-ci doit permettre de tracer le dossier et de localiser rapidement le voyageur en cas de nécessité sécuritaire. Pour se faire, il doit utiliser l'outil de réservation en ligne mis à sa disposition. / La demande de déplacement doit permettre au superviseur hiérarchique de valider le déplacement des collaborateurs placés sous sa responsabilité, et d'être en mesure de disposer des informations suivantes au moment de la validation : - nom du voyageur, destination, motif du déplacement, / - informations voyage et coûts prévisionnels associés : moyens de transport, dates et heures de départ et d'arrivée, hôtel(s) choisi(s) () ". Aux termes de l'article 8 de cette même note : " L'utilisation d'un véhicule personnel n'est pas recommandée par le Groupe, il appartient au collaborateur de s'assurer des garanties prévues par sa police d'assurance en cas d'utilisation de celui-ci. / Le superviseur hiérarchique doit signer le formulaire de demande d'utilisation préalablement renseigné par le collaborateur et s'assurer que la condition d'assurance " trajets professionnels " est bien satisfaite () ". Il résulte de ces dispositions qu'une demande de remboursement de frais de déplacement professionnel faisant suite à l'utilisation d'un véhicule personnel qui n'a pas été approuvée par le superviseur hiérarchique ne peut qu'être refusée.

4. Il est constant que M. B a utilisé son véhicule personnel pour se rendre à sa formation professionnelle sans en avoir préalablement obtenu l'accord de la part de son supérieur hiérarchique. Par suite et pour ce seul motif, c'est sans entacher sa décision d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article 5 de la note précitée que le directeur de la société Orange Grand Ouest a refusé la prise des frais de déplacement exposés par l'intéressé.

5. En deuxième lieu, si par les moyens qu'il invoque, M. B entend exciper de l'illégalité de la note citée au point 3, au motif qu'elle le priverait de la possibilité de se rendre sur son lieu de travail par le moyen de transport de son choix, d'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la note ne s'intéresse qu'aux déplacements professionnels des collaborateurs et non aux trajets séparant leur domicile du lieu d'exécution habituelle de leur mission, et, d'autre part, que les conditions restrictives qu'elle fixe pour la prise en charge des frais associés a d'abord pour objet de maîtriser et d'optimiser les coûts induits pour la société Orange notamment par une politique d'incitation à l'utilisation d'un transport ferroviaire ou d'un véhicule de service mis à disposition. Le moyen doit, par suite, être écarté.

6. En troisième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire n° 5928/SG du 20 avril 2017 relative à la gestion du parc automobile de l'Etat, des établissements publics de l'Etat et autres organismes du Premier ministre qui n'est pas applicable à la société Orange.

7. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée serait entachée d'un détournement de pouvoir. Le moyen doit, par suite, être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Orange sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société Orange au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la société Orange.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Defranc-Dousset, première conseillère,

M. Joos, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2023.

Le rapporteur,

Emmanuel A

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La greffière,

Nadine PENNETIER-MOINET

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions