jeudi 4 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2100307 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL WALTER & GARANCE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 janvier 2021 et le 7 avril 2023, M. et Mme A, représentés par Me Dalibard, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 septembre 2020 par lequel le maire de Tours a délivré à M. et Mme F un permis de construire portant sur la construction d'une maison à usage d'habitation et de garage et d'une véranda en extension d'une maison existante située sur une parcelle cadastrée DT 1037 sur le territoire de la commune de Tours ainsi que la décision du 26 novembre 2020 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Tours une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence à défaut pour le signataire de l'acte de justifier d'une délégation de signature ;
- il est entaché de vices de procédure en ce qu'il n'est pas établi que l'architecte des bâtiments de France aurait rendu son avis, lequel n'est pas annexé à l'arrêté attaqué, et que les services gestionnaires des réseaux n'ont pas été consultés ;
- le dossier de demande de permis de construire est entaché d'inexactitudes et d'incohérences quant à la surface des parcelles concernées par le projet qui ont été de nature à induire en erreur le service instructeur ;
- il méconnaît l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Tours ;
- il méconnaît l'article UC 9 de ce règlement ;
- il méconnaît l'article UC 10 de ce règlement ;
- il méconnaît l'article UC 11 de ce règlement ;
- il méconnaît les dispositions du règlement de la zone CTF du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) Val de Tours-Val de Luynes.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2023 et un mémoire non communiqué enregistré le 10 mai 2023, la commune de Tours, représentée par Me Veauvy conclut, à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire à ce que le tribunal fasse application des dispositions des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et en tout état de cause à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
La requête a été communiquée à M. et Mme F qui n'ont pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 19 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 10 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gasnier,
- et les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 22 juillet 2020, Mme et M. F ont déposé une demande de permis de construire, complétée le 18 août 2020, en vue de la construction d'une maison à usage d'habitation et de garage après démolition de deux annexes, et l'extension de leur maison individuelle au 71 rue Origet à Tours. Par un arrêté du 4 septembre 2020, le maire de la commune de Tours a délivré le permis de construire demandé. Par un courrier du 3 novembre 2020, les époux A ont adressé à la commune de Tours un recours gracieux, lequel a été rejeté par une décision du 26 novembre 2020. Un permis de construire modificatif a été délivré par un nouvel arrêté du 20 juillet 2022 lequel n'a pas été contesté par les requérants. M. et Mme A demandent l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2020 et de la décision rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence :
2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". Selon l'article L. 2131-1 de ce code, " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () ".
3. Par arrêté du 14 août 2020 du maire de la commune de Tours, régulièrement affiché et transmis le même jour au représentant de l'Etat dans le département, Mme B G, signataire de la décision attaquée, a reçu délégation du maire à l'effet de signer " tous actes, arrêtés, documents et correspondances se rapportant à l'urbanisme, aux grands projets et à l'aménagement des espaces publics " laquelle intègre ainsi les arrêtés de permis de construire. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne le vice tiré de l'absence de recueil des avis des services compétents :
4. Aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur. " Aux termes de l'article L. 111-11 du même code : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que, par un avis du 24 août 2021, l'architecte des bâtiments de France a donné son accord au projet, situé dans le périmètre des abords des monuments historiques, assorti de prescriptions, lesquelles sont d'ailleurs reprises dans l'arrêté attaqué. Par ailleurs, la construction existante est située au cœur d'une zone pavillonnaire desservie par l'ensemble des réseaux auxquels le projet en litige sera, ainsi qu'il ressort de la notice PC4, raccordé sans qu'il soit nécessaire de réaliser des travaux d'extension, de telle sorte que la consultation des services gestionnaires n'était pas obligatoire. Enfin, si les requérants soutiennent que les personnes publiques, services et commissions intéressés par le projet n'ont pas été consultés, ils ne précisent pas les services qui auraient dû l'être. Par suite le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande :
6. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire précise : () c) La localisation et la superficie du ou des terrains ; () f) La surface de plancher des constructions projetées, s'il y a lieu répartie selon les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ;() ". Aux termes de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme : " La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : () 4° Des surfaces de plancher aménagées en vue du stationnement des véhicules motorisés ou non, y compris les rampes d'accès et les aires de manœuvres () ".
7. En premier lieu, le dossier de demande de permis de construire indique que les surfaces du terrain d'assiette du projet déclarées de 51,70 m² pour la parcelle n° 1537 et de 145 m² pour la parcelle n° 1037. Il ressort des extraits Arcopole produits par la commune non contestés par les requérants que la surface réelle des parcelles concernées s'élève respectivement à 51 m² et 144 m² soit une différence de surface de 1,7 m². Compte tenu de la faible différence de surface constatée, cette inexactitude n'a pas pu induire en erreur le service instructeur dans l'application des règles d'urbanisme.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la construction projetée comporte deux niveaux comprenant un garage au rez-de-chaussée, dont la surface doit être déduite en application du 4° de l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme, et un niveau habitable à l'étage de 18,14 m². Par suite, le dossier de demande n'est entaché d'aucune inexactitude en ce qui concerne la mention de la surface de plancher de la construction projetée.
9. En troisième lieu, si les requérants soutiennent que la largeur du garage déclarée de 4,20 mètres ne correspondrait pas à la largeur réelle révélée par un bornage effectué en 1996 indiquant 4,07 mètres, cette éventuelle irrégularité n'est pas de nature à avoir induit en erreur le service instructeur sur l'application des règles d'urbanisme et a en tout état de cause été régularisée par la délivrance d'un permis de construire modificatif du 16 juin 2022.
En ce qui concerne la conformité du projet au règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Tours :
10. En premier lieu, aux termes de l'article UC 7.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme dans une bande de 15 mètres à compter de l'alignement : " Nouvelles constructions - Les constructions nouvelles doivent être édifiées de préférence sur l'une au moins des limites séparatives ; sinon elles seront en retrait de celles-ci d'une distance minimale de 3 mètres () / Extensions - Les extensions de constructions existantes peuvent être édifiées en limites séparatives. En cas de retrait, aucune distance minimale n'est fixée si la hauteur de cette extension n'excède pas 6 mètres ; dans le cas contraire, l'extension devra être en retrait d'une distance minimale de 3 mètres. () "
11. Il ressort des pièces du dossier que la construction projetée, qui se situe dans la bande de 15 mètres à compter de l'alignement de l'impasse Origet, sera édifiée en limite séparative des parcelles cadastrées DT n° 1035 et n°158, la seconde relevant d'ailleurs de la propriété des requérants. Dans ses conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 7.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article UC 9.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " L'emprise au sol de l'ensemble des constructions (existantes et projetées), peut atteindre 60% de la surface totale du terrain ".
13. Il ressort des pièces du dossier que la surface du terrain d'assiette déclarée dans le dossier de demande des parcelles DT 1537 et DT 1037 s'élève à 196,7 m² de sorte que l'emprise au sol de l'ensemble des constructions autorisée par le PLU ne peut excéder 118,02 m². L'emprise au sol générée par la construction de la véranda et du garage s'élève respectivement à 25,5 m² et 25,62 m² tandis que celle de la maison d'habitation existante s'élève à 44,94 m². Dès lors, l'emprise au sol de l'ensemble des constructions appartenant aux époux F atteint 96,06 m² soit une valeur nettement inférieure au maximum autorisé. En admettant même que la surface totale réelle de l'unité foncière s'élève à 195 m² suivant le calcul effectué par la commune de Tours en défense, le projet ne serait pas d'avantage contraire aux dispositions précitées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 9.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article UC 10.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " () Dans le secteur UCa - La hauteur des constructions nouvelles est déterminée par la hauteur des constructions principales contigües ou à défaut avoisinantes (à l'égout ou à l'acrotère). Elle doit respecter l'épannelage de la rue. Dans tous les cas, la hauteur maximale ne peut excéder 13 mètres. "
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la construction projetée, d'une hauteur à l'égout du toit de 5,3 mètres, dépasse la hauteur de la construction des requérants ou des constructions avoisinantes. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 10.4 de ce règlement applicable aux constructions situées en dehors de la bande des 15 mètres à compter de l'alignement de la voie publique : " Dans les secteurs UCa, UCb et UCd - La hauteur des constructions autorisées en limites séparatives à l'article UC 7.1.2-a ne peut excéder 6 mètres. Cette hauteur de 6 mètres peut être dépassée, pour les constructions autorisées par l'article UC 7.1.2-b à s'accoler à un volume bâti existant de hauteur supérieure, sans toutefois excéder celle-ci. La hauteur des constructions autorisées en retrait des limites séparatives à l'article UC 7.1.2-b ne peut excéder la hauteur maximale fixée au plan des hauteurs ou telle que définie à l'article UC 10.2 pour le secteur UCa. () ".
17. En l'espèce, la construction projetée s'implante à l'alignement de l'impasse Origet soit dans la bande de 15 mètres à compter de l'alignement de cette voie de sorte que les dispositions précitées ne sont pas applicables au projet litigieux. Le moyen doit être écarté comme inopérant.
18. En cinquième lieu, aux termes de l'article UC 11.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions, par leur situation, leur implantation, leur architecture, leurs dimensions ou leur aspect extérieur ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux environnants ainsi qu'aux sites et aux paysages naturels ou urbains. De plus, dans leur composition, elles doivent traduire le parcellaire existant. ".
19. Si les requérants soutiennent que " la hauteur d'une des constructions telle qu'elle est prévue par le projet des époux F serait largement excessive et serait bien supérieure aux hauteurs maximales autorisées par ces dispositions (à savoir, 8 m) ", il résulte de ce qui a été dit précédemment que la construction projetée respecte les règles de hauteur précitées. Le moyen ne peut donc qu'être écarté. Si les requérants invoquent, par ailleurs, une méconnaissance des dispositions précitées de l'article 11.1.6-a, ils n'assortissent ce moyen d'aucune précision permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne la méconnaissance du règlement du plan de prévention des risques inondation Val de Tours-Val de Luynes :
20. L'article CTF 4-2 inséré au sein du paragraphe 4.2.4 du règlement du plan de prévention des risques inondation Val de Tours-Val de Luynes impose, s'agissant des extensions accolées à une construction existante de " limiter l'indice de surface de plancher à 2 ou, si ce plafond est déjà atteint, limiter à 50m² de surface de plancher habitable supplémentaire par rapport à l'existant à la date d'approbation du présent PPRI () ".
21. En l'espèce, eu égard à la surface totale du terrain d'assiette du projet déclaré dans le dossier de demande de permis de construire, soit 196,7 m², une surface de plancher habitable maximale de 390 m² majorée de 50 m² est autorisée pour les constructions projetées soit un total de 440 m². Il ressort des pièces du dossier que la surface de plancher des constructions situées sur les parcelles cadastrées DT n°1037 et 1537 après réalisation des travaux objet du permis de construire en litige s'élèvera à 142,4 m² soit une valeur inférieure à la limite autorisée par le règlement du PPRI Val de Tours-Val de Luynes. Par suite, le moyen doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'annulation présentées par les époux A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à que soit mise à la charge de la commune de Tours, qui dans la présente instance n'est pas la partie perdante, la somme demandée par les époux A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
24. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge des requérants le versement à la commune de Tours d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : M. et Mme A verseront la somme de 1 500 euros à la commune de Tours en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme I et H A, à M. et Mme C et E F et à la commune de Tours.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Lacassagne, président,
M. D, premier-conseiller,
M. Gasnier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2024.
Le rapporteur,
Paul GASNIER
Le président,
Denis LACASSAGNE
La greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026