LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2100767

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2100767

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2100767
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELAFA CABINET CASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 3 mars 2021 et le 17 janvier 2023, M. B C, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 17 décembre 2020 par laquelle le proviseur du lycée Augustin Thierry de Blois (Loir-et-Cher) a abrogé son autorisation de travail à distance délivrée le 13 novembre 2020, ensemble la décision par laquelle cette même autorité et la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours ont implicitement rejeté sa demande de communication des motifs de son remplacement présentée le 15 janvier 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 janvier 2021 par lequel le proviseur du lycée Augustin Thierry l'a placé d'office en autorisation spéciale d'absence (ASA) pour la période du 5 février 2021 au 19 février 2021, ensemble la décision par laquelle cette même autorité a prolongé cette ASA au-delà du 19 février 2021 ;

3°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours de réexaminer sa situation et de prendre toute mesure permettant sa réintégration effective dans ses fonctions ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 17 décembre 2020 et l'arrêté du 5 janvier 2021 ne sont motivés ni en fait, ni en droit, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision du 17 décembre 2020, qui a été prise sans délai de prévenance, ni entretien préalable en méconnaissance des dispositions de l'article 5 du décret n° 2016-151 du 11 février 2016, est entachée d'un vice de procédure ;

- la décision du 17 décembre 2020 et l'arrêté du 5 janvier 2021 sont entachés d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des termes de la fiche de la direction générale de l'administration et de la fonction publique du 23 mars 2020 relative à la situation des agents susceptibles d'être concernés par l'épidémie de coronavirus covid-19 ;

- la décision du 17 décembre 2020 et l'arrêté du 5 janvier 2021 procèdent d'un détournement de pouvoir et de procédure.

Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2021 et un mémoire déposé le 18 avril 2023, le recteur de l'académie d'Orléans-Tours conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par ordonnance du 3 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2016-151 du 11 février 2016 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Joos,

- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,

- et les observations de M. A, représentant le recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, recruté par le ministère de l'éducation nationale en 2004 en qualité de professeur des lycées professionnels en lettres et anglais et titularisé en 2006, exerce les fonctions de professeur d'anglais au lycée polyvalent Augustin Thierry de Blois (Loir-et-Cher) au grade de professeur certifié depuis le 1er septembre 2020. Le 13 novembre 2020, il s'est vu accorder par le proviseur du lycée Augustin Thierry une autorisation de travail à distance. Par un courriel du 17 décembre 2020, ce chef d'établissement l'a informé qu'il mettait fin à cette autorisation et, par un arrêté du 5 janvier 2021, il l'a placé en autorisation spéciale d'absence (ASA) pour motif médical (covid-19) pour la période du 5 février 2021 au 19 février 2021. Par sa requête, M. C demande l'annulation de la décision du 17 décembre 2020 et de l'arrêté du 5 janvier 2021 ainsi que de la décision par laquelle le proviseur du lycée Augustin Thierry et la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours ont implicitement rejeté ses demandes de communication des motifs de son remplacement présentées le 15 janvier 2021, et de la décision par laquelle ce même chef d'établissement a prolongé son ASA au-delà du 19 février 2021.

Sur les conclusions relatives à la décision du 17 décembre 2020 mettant fin à l'autorisation de travail à distance :

2. En premier lieu, aux termes de l'alinéa 9 de l'article 5 du décret du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature : " Le refus opposé à une demande d'autorisation de télétravail ainsi que l'interruption du télétravail à l'initiative de l'administration doivent être motivés () ". Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3. Il ressort des énonciations de la décision en litige que celle-ci est motivée en fait par la circonstance que M. C n'a pas répondu à la demande de prise de rendez-vous téléphonique adressée par le proviseur le 11 décembre 2020 et réitérée par son secrétariat le 14 décembre 2020, alors que cette demande était destinée à recueillir des informations concernant la mise en œuvre par l'intéressé de la continuité pédagogique et la communication avec les élèves pendant la période de travail à distance. Cette décision n'est, en revanche, aucunement motivée en droit. Elle ne permettait donc pas à M. C, contrairement à ce que soutient le recteur de l'académie d'Orléans-Tours sur ce point, de connaître, à la date de cette décision, les considérations de droit au vu desquelles l'abrogation en litige a été prise.

4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du proviseur du lycée Augustin Thierry de Blois du 17 décembre 2020 doit être annulée. Par ailleurs et alors que l'intéressé exerce désormais ses fonctions au sein du collège Blois-Bégon de Blois depuis le 1er septembre 2021, ces conclusions n'appellent aucune mesure d'exécution.

Sur les conclusions relatives aux décisions de placement en ASA :

5. En premier lieu, la décision par laquelle l'administration place un agent identifié comme personne vulnérable en ASA à raison d'une situation sanitaire exceptionnelle liée à l'épidémie de covid-19, ainsi que celle prolongeant cette autorisation, qui constituent des mesures destinées à le protéger, ne sont pas au nombre des décisions défavorables visées par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration devant être motivées. Par suite, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation entachant ces décisions doit être écarté comme étant inopérant.

6. En deuxième lieu, l'émergence d'un nouveau coronavirus, responsable de la maladie à coronavirus 2019 ou covid-19, et sa propagation sur le territoire français à compter du début de l'année 2020 ont conduit les pouvoirs publics à prendre diverses mesures de lutte contre l'épidémie. Dès le 27 février 2020, la direction générale de l'administration et de la fonction publique a publié une note demandant aux employeurs publics de placer tout agent public concerné par une mesure d'isolement, d'éviction et de maintien à domicile en télétravail ou, lorsque celui-ci n'est pas possible, en congé de maladie ou en ASA sur le modèle de celles prévues par l'instruction n° 7 du 23 mars 1950 pour l'application des dispositions du statut général des fonctionnaires relatives aux congés annuels et autorisations exceptionnelles d'absences. Puis, par un décret du 16 mars 2020 motivé par les circonstances exceptionnelles découlant de l'épidémie de covid-19, le Premier ministre a interdit, à compter du lendemain midi, le déplacement de toute personne hors de son domicile, sous réserve d'exceptions limitativement énumérées et devant être dûment justifiées. Dans le même temps, l'activité de nombreuses administrations a été réduite aux missions les plus essentielles dans le cadre de la mise en œuvre de plans de continuité d'activité, les agents dont la présence sur leur lieu de travail n'était pas nécessaire à cette fin étant invités à télétravailler ou, en cas d'impossibilité, placés en ASA.

7. A l'issue de ce premier confinement, et par une circulaire du 1er septembre 2020 relative à la prise en compte dans la fonction publique de l'Etat de l'évolution de l'épidémie de covid-19, le Premier ministre a donné pour instruction aux membres du Gouvernement, notamment, de veiller attentivement aux agents les plus vulnérables présentant un risque élevé de développer une forme grave d'infection au virus, en plaçant en ASA les agents publics considérés comme vulnérables au sens du décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris en application de l'article 20 de la loi du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020. Le ministre de la transformation et de la fonction publiques a précisé, par une circulaire du 29 octobre 2020, que les conditions de travail des agents ne pouvant pas travailler totalement ou partiellement à distance devaient être aménagées afin de protéger leur santé et celle des usagers et que l'organisation du travail devait être aménagée afin de réduire les interactions sociales et la présence dans les transports.

8. Par une circulaire du 10 novembre 2020, la directrice générale de l'administration et de la fonction publique a repris et adapté à la fonction publique les dispositions du décret n° 2020-1365 du 10 novembre 2020. Cette circulaire retient ainsi le premier critère d'identification des personnes vulnérables, se rapportant à la situation d'âge, de grossesse ou d'état de santé de la personne, fixé par le décret. Elle prévoit qu'à leur demande et sur présentation d'un certificat de leur médecin traitant ou justification de leur âge, les agents publics remplissant ce premier critère sont placés en télétravail. Si le recours au télétravail est impossible, l'employeur détermine les aménagements à apporter au poste de travail de l'intéressé, dans le respect des mesures de protection préconisées par le Haut Conseil de santé publique, correspondant à celles énumérées par le second critère fixé par le décret du 10 novembre 2020, que la circulaire rappelle. Enfin, l'agent est placé en ASA si l'employeur estime être dans l'impossibilité d'aménager le poste de façon à protéger suffisamment l'agent ou en cas de désaccord avec l'agent sur les mesures de protection mises en œuvre, dans l'attente de l'avis du médecin du travail alors saisi par l'employeur.

9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment de deux courriels émanant d'un élève et d'un parent d'élève en date du 9 décembre 2020 et du 14 décembre 2020 qu'à compter du 13 novembre 2020, date à laquelle il a bénéficié d'une autorisation de travail à distance, M. C n'a plus dispensé de cours à ses élèves, a interrompu leur évaluation et a cessé de participer à distance aux différents conseils de classe prévus entre le 30 novembre 2020 et le 11 décembre 2020. Il ressort également d'un courriel du 11 décembre 2020 émanant du proviseur du lycée adressé sur la messagerie professionnelle de l'agent que bien qu'invité à s'exprimer sur les difficultés signalées dans le cadre d'un rendez-vous téléphonique, M. C n'a pas donné suite à cette sollicitation. Dans ces circonstances, eu égard à la rupture de la continuité pédagogique constatée propre à justifier qu'il soit mis fin à l'autorisation de travail à distance initialement consentie et alors qu'il est constant que la situation médicale de M. C rendait à cette date, du fait de l'épidémie de covid-19, inenvisageable la poursuite de son activité professionnelle au sein de l'établissement scolaire, le proviseur du lycée Augustin Thierry a pu, sans commettre d'erreur de droit, ni d'appréciation, placer l'intéressé en ASA pour motif " covid-19 " dans le but de le protéger. Dans les mêmes circonstances, cette même autorité n'a pas davantage commis d'erreur de droit ou d'appréciation en décidant de prolonger cette autorisation au-delà du 19 février 2021. Il suit de là que les moyens ainsi soulevés doivent être écartés.

10. En troisième lieu, si M. C entend se prévaloir d'une fiche de la directrice générale de l'administration et de la fonction publique du 23 mars 2020 intitulée " Epidémie coronavirus Covid-19 - situation des agents publics - comparatif public-privé ", en tout état de cause, cette note ne contient aucune interprétation des textes applicables différente de celle dont il vient d'être fait application ci-dessus.

11. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions attaquées prises dans l'intérêt du service et en considération de la situation médicale de l'agent seraient entachées d'un détournement de pouvoir ou de procédure. Ces moyens doivent, par suite, également être écartés.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de placement de M. C en ASA à compter du 5 février 2021, ainsi que celles tendant à l'annulation de la décision prolongeant cette autorisation au-delà du 19 février 2021, doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, qui s'y rattachent, doivent également être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions implicites de rejet nées le 15 mars 2021 :

13. D'une part, il n'est pas démontré, ainsi que le relève le recteur en défense, que la décision de remplacement de M. C révélée par un courriel du 7 janvier 2021 et motivée par l'absence de l'intéressé, qui ne présente pas le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée, traduirait une discrimination, ou aurait entraîné pour le requérant une diminution de ses responsabilités ou une perte de rémunération. D'autre part, elle n'a pas porté atteinte à ses droits statutaires ou à ses droits et libertés fondamentaux. Par suite, elle présente le caractère d'une mesure d'ordre intérieur, qui ne fait pas grief et dont les motifs n'avaient pas à être communiqués. Par suite, les conclusions présentées par M. C à fin d'annulation des décisions de rejet de ses demandes de communication de motifs ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.

Sur les frais liés au litige :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 17 décembre 2020 du proviseur du lycée Augustin Thierry de Blois est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Délibéré après l'audience du 9 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Defranc-Dousset, première conseillère,

M. Joos, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

Le rapporteur,

Emmanuel JOOS

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La greffière,

Sarah LEROY

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions