jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2100906 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GAMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mars 2021, M. A B représenté par
Me Houssard, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 janvier 2021 de la ministre du travail annulant la décision du 9 avril 2020 de l'inspecteur du travail et accordant à la société Aalberts IPS l'autorisation de procéder à son licenciement ;
2°) de condamner l'Etat au paiement des entiers dépens ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée n'a pas été précédée d'une enquête contradictoire ; la teneur de l'audition de son supérieur hiérarchique ne lui a pas été communiquée ;
- son licenciement est en lien avec l'exercice des mandats électifs qu'il détient ; la ministre du travail en retenant le contraire a entaché sa décision d'une erreur de fait ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur de qualification des faits ; les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis par la seule attestation de son supérieur hiérarchique ; en tout état de cause, ils ne justifient pas son licenciement pour faute ;
- son licenciement est fondé sur un motif discriminatoire lié à son état de santé ; la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 1132-1 et L. 1132-4 du code du travail ;
- les faits dont l'employeur avait connaissance à la date du 3 septembre 2020 ne pouvaient plus être invoqués à l'appui de la demande de licenciement ; les faits ayant donné lieu à des avertissements les 30 juin et 3 septembre 2020 ne peuvent plus être invoqués pour autoriser son licenciement.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 juin 2021 et 25 juin 2021, la société Aalberts IPS, représentée par Me Gambert, avocat, conclut au rejet de la requête, à ce que
M. B soit condamné au paiement des entiers dépens et au versement d'une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, le ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Palis De Koninck,
- les conclusions de M. Gauthier, rapporteur public,
- et les observations de Me Houssard, représentant M. B et de Me Gambert, représentant la société Aalberts IAP.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a été recruté en 2015 en qualité de technicien amélioration continue au sein de la société Pegler Yorkshire devenue Aalberts IAP, qui est spécialisée dans la fabrication de raccords en cuivre. M. B est délégué syndical, membre de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et membre élu du comité social et économique (CSE). Après un entretien préalable et la saisine du CSE, la société a, le 2 mars 2020, sollicité de l'inspecteur du travail l'autorisation de procéder au licenciement pour faute du salarié protégé, compte tenu du comportement adopté à l'égard de son supérieur hiérarchique les 10 et 11 février 2020, qualifié d'insubordination, de grossier et de violent. Par une décision du 9 avril 2020, l'inspecteur du travail a refusé d'accorder l'autorisation de licenciement sollicitée en considérant que les fautes commises n'étaient pas suffisamment graves. La société Aalberts IAP a formé le 31 juillet 2020 un recours hiérarchique contre cette décision, qui a été implicitement rejeté. Puis, par la décision attaquée du 14 janvier 2021, la ministre a retiré sa décision implicite de rejet, annulé la décision de l'inspecteur du travail et accordé l'autorisation de procéder au licenciement de M. B.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, en vertu des dispositions des articles R. 2421-4 et R. 2421-11 du code du travail, l'inspecteur du travail saisi d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé doit, quel que soit le motif de la demande, procéder à une enquête contradictoire. En revanche, aucune règle ni aucun principe ne fait obligation au ministre chargé du travail, saisi d'un recours hiérarchique sur le fondement des dispositions de l'article R. 2422-1 du même code, de procéder lui-même à cette enquête contradictoire. Il en va toutefois autrement si l'inspecteur du travail n'a pas lui-même respecté les obligations de l'enquête contradictoire et que, par suite, le ministre annule sa décision et statue lui-même sur la demande d'autorisation.
3. Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative compétente pour adopter une décision individuelle entrant dans leur champ de mettre elle-même la personne intéressée en mesure de présenter des observations. Il en va de même, à l'égard du bénéficiaire d'une décision, lorsque l'administration est saisie par un tiers d'un recours gracieux ou hiérarchique contre cette décision. Ainsi, le ministre chargé du travail, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 2422-1 du code du travail, d'un recours contre une décision autorisant ou refusant d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé, doit mettre le tiers au profit duquel la décision contestée a créé des droits - à savoir, respectivement, l'employeur ou le salarié protégé - à même de présenter ses observations, notamment par la communication de l'ensemble des éléments sur lesquels le ministre entend fonder sa décision.
4. Il ressort des pièces du dossier que la ministre du travail a annulé la décision de l'inspecteur du travail en retenant que la procédure contradictoire n'avait pas été respectée à l'égard des deux parties. Aux termes de la décision attaquée, la ministre a cependant précisé que cette irrégularité avait été régularisée au cours de la contre-enquête, l'ensemble des pièces ayant été communiquées tant au salarié qu'à l'employeur. Elle a ajouté que la teneur de l'audition du supérieur hiérarchique n'avait pas été communiquée dès lors qu'elle ne présentait pas de caractère déterminant. M. B soutient de ce fait que la décision attaquée n'a pas été précédée d'une enquête contradictoire dans la mesure précisément où la teneur de l'audition de son supérieur hiérarchique ne lui a pas été communiquée.
5. Toutefois, il ressort des termes de la décision attaquée que la ministre du travail s'est fondée sur plusieurs éléments dont les courriels rédigés par le supérieur de M. B, les courriers de son employeur et les attestations de ses collègues pour estimer que les faits qui lui étaient reprochés étaient établis. Il n'est fait référence au contenu de l'audition qu'en dernier lieu. En tout état de cause, il ressort du courriel du 3 décembre 2020 adressé par l'inspectrice du travail chargée de la contre-enquête à M. B, son conseil et la société que le contenu de l'audition du supérieur hiérarchique du salarié menée dans le cadre de cette contre-enquête leur a été communiqué. M. B était donc en mesure d'en contester le bien-fondé. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
6. En deuxième lieu, en vertu des dispositions du code du travail, les salariés légalement investis de fonctions représentatives bénéficient, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail, et le cas échéant au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
7. Pour autoriser le licenciement de M. B la ministre du travail a retenu qu'il ressortait des pièces qui lui avaient été communiquées que l'intéressé a refusé le 10 février 2020 d'exécuter la tâche qui lui était confiée par son supérieur hiérarchique en lui répondant avec des propos déplacés, puis, le 11 février, de travailler avec l'un de ses collègues et répondu à son supérieur qui lui indiquait que ce n'était pas à lui de décider, en l'insultant avec des propos grossiers.
8. D'une part, contrairement à ce que soutient M. B la matérialité des faits retenus par la ministre du travail, tout comme par l'inspecteur du travail, caractérisant une situation d'insubordination et des propos grossiers, mais pas un acte de violence, ne repose pas exclusivement sur l'audition de son supérieur hiérarchique. La ministre s'est également appuyée sur les courriels adressés par ledit supérieur aux différents directeurs de la société les jours mêmes des 10 et 11 février relatant précisément les faits, à savoir tant les refus opposés par M. B à effectuer les tâches demandées que le contenu des propos tenus. Elle a également tenu compte du fait que le salarié n'avait pas réfuté la matérialité des faits devant le CSE. Il ressort au demeurant du compte rendu de l'entretien préalable au licenciement que M. B a refusé de répondre aux questions qui lui étaient posées sur le déroulement des faits. Enfin, la ministre a tenu compte à la fois des courriers adressés par la société à M. B et des attestations de ses collègues retraçant les refus opposés de manière régulière par le requérant aux consignes qui lui étaient données et le caractère inapproprié de son comportement ou de ses propos. L'ensemble des ces éléments est de nature à établir la matérialité des faits reprochés au requérant qui n'apporte lui-même aucune pièce de nature à les contredire sérieusement. Ce comportement est effectivement constitutif d'une faute de nature à justifier une sanction.
9. D'autre part, les faits en cause caractérisant une situation d'insubordination et la tenue de propos grossiers et déplacés s'inscrivent dans la continuité d'événements analogues plusieurs fois reprochés à M. B. A ce titre, il ressort des courriers des 14 mars 2018 et 21 mai 2019 produits en défense que le requérant a déjà par le passé refusé d'effectuer les tâches qui lui étaient confiées. Il ressort des courriers des 25 novembre 2019, 13 décembre 2019, 19 décembre 2019 et 19 février 2020 qu'il a refusé de manière récurrente de signer les documents attestant de sa participation à des formations pourtant rendues obligatoires pour utiliser certains matériels de l'entreprise. Il ressort de la lettre de rappel du 24 février 2017 et d'un courriel du 19 juin 2019 que M. B a pu tenir des propos déplacés et se montrer agressif à l'égard de ses collègues. Les attestations produites en défense, émanant de cinq de ses collègues, font état des propos déplacés tenus par M. B, du fait qu'il ne respecte pas les règles de sécurité ni le règlement intérieur notamment en ce qui concerne l'usage des téléphones portables. Il ressort en outre des pièces du
dossier, en particulier des courriers de la société des 30 juin 2020, 3 septembre 2020, 22 septembre 2020 et 13 octobre 2020, que M. B a persisté après l'engagement de la procédure de licenciement à refuser d'effectuer certaines tâches, de suivre certaines formations et de respecter les règles de sécurité en vigueur au sein de l'entreprise. Dans ces conditions, les fautes commises par l'intéressé peuvent être regardées comme suffisamment graves pour justifier son licenciement.
10. Il résulte de ce qui précède que les moyens tirés du défaut de matérialité des faits et de l'erreur d'appréciation sont écartés.
11. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la société Aalberts IAP n'a sollicité l'autorisation de procéder au licenciement de M. B que pour les faits qui se sont déroulés les 10 et 11 février 2020. Si elle a fait état, dans le cadre de son recours hiérarchique, des avertissements adressés à son salarié les 30 juin et 3 septembre 2020, soit postérieurement à l'engagement de la procédure disciplinaire, il n'en demeure pas moins que le motif pour lequel elle a demandé l'autorisation de le licencier n'a pas changé. En outre, contrairement à ce que soutient M. B, la circonstance qu'après la demande d'autorisation de licenciement et le refus initial de l'inspecteur du travail, la société lui ait adressé des avertissements pour d'autres faits ne faisait pas obstacle à ce que l'examen de son recours hiérarchique conduise la ministre du travail à autoriser son licenciement pour les faits survenus antérieurement, les 10 et 11 février 2020. Le moyen tiré de ce que la société aurait épuisé son pouvoir disciplinaire au stade de son recours hiérarchique doit être écarté.
12. En quatrième lieu, M. B soutient qu'il ressort du recours hiérarchique formé par la société Aalberts IAP que son licenciement résulte d'une discrimination liée à son état de santé. S'il est vrai que la société défenderesse a indiqué dans son recours hiérarchique que les faits reprochés à M. B étaient survenus à son retour d'un arrêt maladie et qu'elle se trouvait face à un salarié qui ne souhaitait pas travailler, remettant en cause le caractère professionnel de la pathologie dorsale qui affecte le salarié protégé, elle n'a toutefois concentré son argumentation que sur les faits d'insubordination et de propos grossiers survenus les 10 et 11 février 2020. Elle n'est revenue sur l'état de santé de M. B que pour écarter la propre défense de son salarié qui se prévalait de douleurs dorsales pour expliquer le bien-fondé des refus qu'il opposa à l'exécution de certaines tâches, alors même qu'aucune recommandation n'a été émise par le médecin du travail notamment concernant la restriction du port de charge. Dans ces conditions, la seule référence aux problèmes médicaux rencontrés par M. B dans le recours hiérarchique formé par la société Aalberts IAP n'est pas de nature à établir que son licenciement serait fondé sur un motif discriminatoire. Les pièces produites par M. B ne permettent pas de justifier de l'existence d'un tel lien alors même que les fautes qui lui sont reprochées ont trait à des faits d'insubordination et à des propos déplacés. Le moyen sera donc écarté.
13. En dernier lieu, M. B soutient qu'il existe un lien entre son licenciement et l'exercice de ses mandats syndicaux. Cela ne ressort toutefois d'aucune des pièces du dossier. Les pièces produites n'établissent notamment pas que la société ait menacé de le licencier s'il n'acceptait pas le changement d'horaires de travail qui était proposé à l'ensemble des salariés. La circonstance que la prime d'équipe et l'indemnité de panier ne lui étaient plus versées est justifiée par la société par le fait que M. B n'a jamais travaillé en horaires d'équipe et qu'il les avait perçues par erreur. Cette explication n'est nullement contestée par le requérant qui n'a lui-même produit aucune pièce établissant qu'il ait jamais travaillé selon un rythme de travail d'équipe. De même, la circonstance qu'il appartenait en dernier lieu au premier collège du CSE et plus au second est justifiée par la société par la correction d'une erreur qui avait conduit à rattacher
M. B au collège des agents de maitrise au lieu de celui des ouvriers. Cette modification a été entérinée par le projet d'accord préélectoral au demeurant signé par M. B lui-même. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des procès-verbaux des réunions du CSE qui se sont tenues les 27 mars et 21 avril 2020 que M. B était présent et qu'il n'a donc pas été empêché d'exercer ses mandats le temps de sa mise à pied conservatoire. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier que la société a procédé à un réaménagement des locaux et des différents postes de travail des salariés, ceux-ci n'étant pas personnels mais utilisés par chacun en fonction de ses besoins et des tâches à réaliser, il n'est en revanche nullement établi que M. B aurait été affecté de manière permanente à une tâche dans un coin exigu de l'entreprise. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que la ministre du travail a considéré que le lien invoqué par le requérant entre son licenciement et l'exercice de ses mandats n'était pas établi.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les dépens :
15. En l'absence de dépens exposés dans la présente instance, les conclusions présentées à ce titre par la société Aalberts IAP doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Aalberts IAP, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de
M. B la somme demandée par la société défenderesse au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Aalberts IAP au titre des dépens et sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la société Aalberts IAP et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience du 22 février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guével, président,
Mme Palis De Koninck, première conseillère,
Mme Bernard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024.
La rapporteure,
Mélanie PALIS DE KONINCK
Le président,
Benoist GUÉVEL
La greffière,
Nadine REUBRECHT
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026