jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2100959 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP PACREAU COURCELLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 15 mars 2021 et le 7 décembre 2021, M. B, représenté par Me Courcelles, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2020 par lequel le maire d'Amilly lui a délivré un certificat d'urbanisme négatif portant sur un projet de lotissement sur des parcelles cadastrées ZI 311 et ZI 330 situées sur le territoire de cette commune et la décision du 18 janvier 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Amilly une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Il soutient que :
- le projet est situé pour partie en zone U du plan local d'urbanisme ;
- le lotissement réalisé en 2013 n'a pas fait l'objet d'un refus sur le fondement de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme ;
- le maire a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme en ce que le lotissement projeté se situe dans une partie urbanisée de la commune en raison des caractéristiques de la zone, de son classement par le plan local d'urbanisme et de l'absence de refus opposé à sa demande d'autorisation d'urbanisme pour l'aménagement d'un lotissement en 2013.
Par des mémoires en défense enregistrés le 26 octobre 2021 et le 2 février 2022, la commune d'Amilly, représentée par Me Touche, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gasnier,
- les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique,
- et les observations de Me Courcelles, représentant M. B, et les observations de Me Tissier-Lotz, représentant la commune d'Amilly.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé une demande de certificat d'urbanisme portant sur la division en 3 lots des parcelles cadastrées ZI 331 et ZI 330, situées sur la commune d'Amilly (Loiret). Par arrêté du 12 octobre 2020, le maire de la commune d'Amilly lui a délivré un certificat d'urbanisme négatif pour l'opération projetée. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme : " En dehors des espaces urbanisés des communes, les constructions ou installations sont interdites dans une bande de cent mètres de part et d'autre de l'axe des autoroutes, des routes express et des déviations au sens du code de la voirie routière et de soixante-quinze mètres de part et d'autre de l'axe des autres routes classées à grande circulation ". D'une part, le caractère urbanisé d'un espace au sens de ces dispositions doit s'apprécier objectivement, indépendamment des règles d'urbanisme qui s'y appliquent. D'autre part, constituent un espace urbanisé les parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte que, pour l'application de ces dispositions, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune.
3. En premier lieu, d'une part, la circonstance que le projet en litige s'implante en partie en zone classée comme urbanisée par le plan local d'urbanisme est, comme il a été dit au point précédent, sans incidence sur l'appréciation objective du caractère urbanisé de l'espace au sens de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme.
4. En deuxième lieu, la circonstance qu'un lotissement a été autorisé préalablement dans cette même zone est également sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.
5. En troisième lieu, M. B soutient que le projet faisant l'objet du certificat d'urbanisme litigieux, s'il est situé dans la bande de 100 mètres de part et d'autre de l'axe de la RD 2060, laquelle est classée comme route express par décret du 15 mai 1986, s'implante dans un espace urbanisé dès lors qu'il est situé dans le prolongement du lotissement existant et est desservi par les voies et les réseaux.
6. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le secteur d'implantation du projet est localisé à plus d'un kilomètre du bourg de la commune d'Amilly et à l'extrémité Sud-Est du quartier résidentiel de Viroy. Le terrain d'assiette du projet est situé à l'extrémité Est de la rue des Closeaux, comportant une trentaine de constructions implantées le long d'une unique voie de desserte du lotissement, et s'ouvre à l'Est et au Sud sur de vastes espaces agricoles qui se prolongent de l'autre côté de la RD 2060. Il ressort en outre des pièces du dossier que ce terrain, bien que desservi par les réseaux d'eau et d'assainissement, nécessiterait des travaux d'extension du réseau d'électricité. Il s'ensuit que le projet aurait pour effet d'étendre la partie urbanisée de ce secteur et que son terrain d'assiette n'est, dès lors, pas situé dans un espace urbanisé au sens de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme.
7. Par suite, le projet étant partiellement implanté dans la bande de 100 mètres de la RD 2060, en délivrant un certificat d'urbanisme négatif, le maire a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 111-6 du code de l'urbanisme. M. B n'est donc pas fondé à demander l'annulation du certificat d'urbanisme litigieux ni celle de la décision rejetant sont recours gracieux.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de M. B doivent être rejetées.
Sur les dépens :
9. M. B ne justifie d'aucun frais compris dans les dépens qu'il aurait engagés dans la présente instance. Les conclusions formulées en ce sens doivent donc, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les frais non-compris dans les dépens :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Amilly, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
11. Il n'y pas a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par la commune d'Amilly en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Amilly.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lacassagne, président,
Mme Pajot, conseillère,
M. Gasnier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
Le rapporteur,
Paul GASNIER
Le président,
Denis LACASSAGNE
La greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026