vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HAMRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 mars 2021 et le 7 novembre 2022,
M. A B, représenté par Me Gentilhomme, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2021 par lequel le maire de la commune de Marcay ne s'est pas opposé à la déclaration préalable tenant à l'installation d'un relais de téléphonie mobile par la société Phoenix France Infrastructures ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Marcay la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la pétitionnaire n'avait pas qualité pour déposer la déclaration préalable en méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ;
- la procédure est irrégulière en ce qu'il n'est pas établi que les autorités gestionnaires de réseaux ont bien été consultées, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ; il n'est pas davantage établi que l'avis de l'Agence nationale des fréquences a bien été recueilli et que la procédure prévue aux dispositions de l'article 34-9-1 du code des postes et télécommunications a bien été respectée ;
- le projet méconnaît les dispositions du plan local d'urbanisme sur les dispositions applicables aux équipements d'intérêt collectif et services publics ;
- le projet méconnaît les dispositions des articles N1 et N2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- il ne respecte pas l'obligation, faite par l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, de mutualisation des antennes, ;
- il méconnaît les dispositions de l'article N4 du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- il méconnaît les dispositions de l'article N5 du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- il méconnaît les dispositions de l'article N6 du plan local d'urbanisme intercommunal ;
- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par deux mémoires, enregistrés le 28 juillet 2021 et le 13 décembre 2022, la société Phoenix France Infrastructures, représentée par Me Hamri, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 5 000 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable faute pour le requérant de justifier d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Marcay qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par deux mémoires en intervention enregistrés le 28 juillet 2021 et 13 décembre 2022, la société Bouygues Telecom, représentée par Me Hamri, demande que le tribunal rejette la requête de M. B par les mêmes motifs que ceux exposés par la société Phoenix France Infrastructures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pajot,
- et les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Phoenix France Infrastructure a déposé, le 15 janvier 2021, un dossier de déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile sur un terrain situé Les Pineaux sur le territoire de la commune de Marcay. Par un arrêté du 26 janvier 2021, le maire de la commune ne s'est pas opposé à la déclaration préalable.
Sur l'intervention de la société Bouygues Télécom :
2. La société Bouygues Télécom, qui a reçu mandat de la société Phœnix France Infrastructures le 19 mars 2020 pour constituer, déposer et signer en son nom et pour son compte les dossiers de demandes d'autorisations administratives requises pour le déploiement de sites " points hauts " dont elle est le maître d'ouvrage, notamment les dossiers de déclarations préalable, dans le cadre du contrat de déploiement liant les deux sociétés, a un intérêt à la réalisation de l'opération. Son intervention en défense doit dès lors être admise.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; () ". Aux termes de l'article R. 431-35 du même code : " La déclaration préalable précise : a) L'identité du ou des déclarants ; () c) La nature des travaux ou du changement de destination () ; La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une déclaration préalable. Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente.".
4. Il résulte de ces dispositions que, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 du même code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande.
5. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable présentée par la société Phoenix Infrastructures France (tel que cela ressort de la rubrique " identité du déclarant " du formulaire CERFA) a été déposée le 15 janvier 2021 à la mairie de Marcay. Si le récépissé de dépôt de cette déclaration indique un dépôt par la société Alter-Nego, l'arrêté litigieux mentionne bien la société Phoenix Infrastructures France comme demandeur. Par suite, une telle erreur matérielle ne saurait être qualifiée de fraude étant rappelé que l'engagement du déclarant figurait au dossier de déclaration préalable, conformément à l'attestation prévue par l'article
R. 431-35 du code de l'urbanisme. Il ne résulte dès lors pas de ces éléments, eu égard à leur portée, que le maire était en possession d'informations lui permettant d'affirmer, sans que cela puisse donner lieu à une contestation sérieuse, que le déclarant ne disposait d'aucun droit à déposer cette déclaration en application de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme. En l'absence de telles informations et alors qu'il n'était pas tenu de rechercher si la société Phoenix était propriétaire du terrain d'assiette du projet, le moyen tiré de ce que le pétitionnaire n'avait pas qualité pour déposer la déclaration préalable doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur. "
7. Il ne ressort d'aucune disposition légale ou réglementaire l'obligation de consulter le gestionnaire de réseau électrique pour le type de travaux projetés. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.
8. En troisième lieu, l'autorité compétente doit seulement se prononcer sur la conformité du projet d'implantation d'une antenne-relais aux règles d'urbanisme en vigueur et il ne lui appartient pas, dès lors, d'apprécier l'opportunité du choix d'implantation de celui-ci ni de contrôler le respect de la réglementation des postes et télécommunications. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles 34-9-1 et D. 98-6-1 du code des postes et télécommunications électroniques ne peuvent, par suite, qu'être écartés.
9. En quatrième lieu, aux termes du titre 1 relatif aux dispositions communes applicables à toutes les zones et particulièrement les dispositions applicables aux équipements d'intérêt collectif et services publics : " Pour les équipements d'intérêt collectif et services publics autorisés dans les zones, secteurs ou sous-secteurs au regard des dispositions relatives à la destination des constructions, l'usage des sols et la nature d'activités, les dispositions applicables en matière de volumétrie et implantation des constructions peuvent ne pas être respectées si le parti architectural et urbanistique le justifie, ou pour des raisons techniques, sous réserve cependant dans les deux cas, que cela ne porte pas atteinte à la forme urbaine existante, à la sécurité, à l'environnement et à la qualité du paysage. "
10. Aux termes des articles N1 et N2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes Chinon Vienne Loire : " Sont interdites toutes les construction, installations et aménagements correspondant aux destinations, sous-destinations, usages et affectations des sols, natures d'activités qui ne sont pas mentionnées dans l'article N-2, et notamment les stationnements de caravanes et de mobil-homes ". " Sont autorisées dans l'ensemble de la zone N et les secteurs et sous-secteurs créés que les constructions, installations et aménagements correspondant aux destinations, sous-destination et types d'activités mentionnés ci-après. Sous réserve dans l'ensemble de la zone N (secteurs et sous-secteurs compris) : - de ne présenter aucun danger ni entraîner aucune nuisance ou insalubrité pouvant causer des dommages ou troubles importants aux personnes, aux biens et aux éléments naturels ; - d'être compatibles avec le caractère naturel de la zone et les équipements publics existants ou prévus. Les constructions, installations, travaux et ouvrages techniques liés ou nécessaires soit à la réalisation d'infrastructures publiques, soit au fonctionnement des services publics, collectifs ou d'intérêt général qui ne sauraient être implantés en d'autres lieux (locaux techniques et industriels des administrations publiques ou assimilés, voie, liaison douce, espace de stationnement, réseaux, pylônes, transformateur d'électricité, station de pompage, aménagement hydraulique, ouvrage de défense incendie, ouvrage de gestion des eaux pluviales)
11. D'une part, en l'espèce, le projet consiste en l'implantation d'un relais de téléphonie installé par un opérateur dans le cadre d'un réseau de télécommunication. Il doit, par suite, être regardé comme une construction ou installation nécessaire aux services publics ou d'intérêt collectif, et ce alors même que la commune de Marcay n'est pas classée en " zone blanche ".
12. Il résulte des motifs qui précèdent et ainsi que le fait valoir la société Phoenix Infrastructures France, que l'antenne relais litigieuse ainsi que ses accessoires doivent donc être considérées comme des équipements d'intérêt collectif et services publics, au regard des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir de manière générale que le projet méconnaîtrait le règlement du PLU s'agissant des dispositions applicables aux équipements d'intérêt collectif et services publics.
13. D'autre part, le requérant soutient que le pylône de 30 mètres de hauteur ne permet pas d'assurer une bonne insertion dans une zone naturelle. Il prétend que le site présente des qualités paysagères et naturelles évidentes. Or, il ressort des pièces du dossier que le projet d'implantation de l'antenne, bien que situé dans une zone classée naturelle, est bordée par des parcelles vierges de toute construction ou végétation, qui ne présente aucune qualité paysagère particulière, et que le pylône sera en forme de treillis, ce qui permettra d'atténuer son impact visuel. En outre, le pylône sera implanté à proximité d'arbustes. Il résulte donc de ces motifs que, contrairement à ce que soutient le requérant, le projet d'antenne s'insère correctement dans les lieux avoisinants et le paysage.
14. Il résulte de l'ensemble des motifs que les deux conditions posées par les dispositions applicables aux équipements d'intérêt collectif et services publics, à savoir un service d'intérêt général et public et une insertion correcte dans son environnement, sont remplies. Par suite, et par application directe des dispositions prévues au titre 1 du règlement du PLUi, les dispositions des articles N4, N5 et N6 (relatives à la volumétrie et implantation des constructions, la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère et le traitement environnemental et paysager des espaces non-bâtis et abords des constructions) ne sont pas opposables au projet. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions des articles N4, N5 et N6 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal.
15. Enfin, ainsi qu'il vient d'être dit, le pylône de 30 mètres de hauteur que le projet litigieux vise à implanter est un élément nécessaire à un service public de la communication des téléphones mobiles. Or, en application des dispositions de l'article N2 du règlement du plan local d'urbanisme, de tels éléments sont autorisés en zone N du règlement du plan local d'urbanisme. Dès lors, il y a lieu également d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article N2 du règlement du plan local d'urbanisme.
16. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-1 du code de l'urbanisme : " Le règlement national d'urbanisme est applicable aux constructions et aménagements faisant l'objet d'un permis de construire, d'un permis d'aménager ou d'une déclaration préalable ainsi qu'aux autres utilisations du sol régies par le présent code. Toutefois les dispositions des articles R. 111-3, R. 111-5 à R. 111-19 et R. 111-28 à R. 111-30 ne sont pas applicables dans les territoires dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu. Les termes utilisés par le règlement national d'urbanisme peuvent être définis par un lexique national d'urbanisme, pris par arrêté du ministre chargé de l'urbanisme ". En outre, selon les dispositions de l'article R. 111-27 du même code : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
17. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
18. Il résulte de ce qui a été dit au point 14 qu'en application des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal, les dispositions de l'article N5 relatives à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère ne sont pas applicables. Ce sont donc bien les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme qui sont opposables au projet.
19. Ainsi qu'il a été développé au point 13 de la présente décision, le pylône de radiotéléphonie mobile assure une bonne intégration dans son environnement d'implantation.
20. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le maire aurait méconnu les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme en accordant la décision de non-opposition à déclaration préalable litigieuse.
21. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la société Phoenix Infrastructures, que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Marcay, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B, une somme de 1 000 euros à verser à la société Phoenix Infrastructures.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la société Bouygues Telecom est admise.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : M. B versera à la société Phoenix France Infrastructures une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la commune de Marcay, à la société Phoenix France Infrastructures et à la société Bouygues Télécom.
Délibéré après l'audience du 8 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Delamarre, présidente,
M. Jaosidy, premier conseiller,
Mme Pajot, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2023
La rapporteure,
Anne-Laure PAJOT
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRELa greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026