vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101291 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | VEAUVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 avril 2021, le 12 avril 2022 et le 6 juillet 2022, M. D, représenté par Me Fortat, avocat, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 février 2021 par lequel le maire de la commune de Ballan-Miré a délivré un permis de construire à la SCI la Cour Verte portant sur la réalisation de 2 maisons individuelles avec garage ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Ballan-Miré et de la SCI la Cour Verte la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il dispose d'un intérêt à agir en tant que voisin immédiat du projet de construction ;
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente faute pour la commune de justifier d'une délégation à Mme C régulièrement publiée ou affichée et transmise au contrôle de légalité ;
- l'arrêté est illégal en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme car le dossier de demande de permis de construire est succinct et incomplet quant à l'insertion du projet dans son environnement ; ces incohérences n'ont pas permis au maire d'apprécier l'insertion dans l'environnement et ne lui ont ainsi pas permis de vérifier que le projet respectait les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme
- il méconnaît les dispositions de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Ballan-Miré et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions en ce que le projet ne s'insère pas en cohérence avec son environnement ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors que la configuration du projet est de nature à créer un risque pour la sécurité publique et méconnaît l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 avril 2022, la commune de Ballan-Miré, représentée par son maire en exercice et par Me Benzekri, avocate, conclut, à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 ou à défaut de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et, en tout état de cause, et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que le requérant ne dispose pas d'un intérêt à agir ;
- les autres moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par deux mémoires enregistrés le 14 mars 2022 et le 30 mai 2022, la SCI la Cour Verte, représentée par Me Dalibard, avocat, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application des dispositions de l'article L. 600-5-1 ou à défaut de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que le requérant ne dispose pas d'un intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 29 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 16 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique,
- et les observations de Me Liaud, représentant M. D, et de Me Girault, représentant la SCI la Cour Verte.
Considérant ce qui suit :
1. Le 22 décembre 2020, la SCI la Cour Verte a déposé une demande de permis de construire portant sur la construction de deux maisons à usage d'habitation sur la parcelle, cadastrée AB n° 433, située 11 rue de la Cour Verte et pour une surface de plancher créée de 200m². Par un arrêté du 16 février 2021, le maire de la commune de Ballan-Miré a délivré le permis de construire sollicité dont M. D demande l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme A C, adjointe au maire de la commune de Ballan-Miré, signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation de fonction et de signature du maire à l'effet de signer notamment tous les courriers émanant des services municipaux, tous actes et pièces administratifs relatifs au domaine concernant l'urbanisme, à l'exception des pièces de nature financière, par arrêté du 22 juillet 2020, dont il est constant qu'il a été transmis au contrôle de légalité le 23 juillet 2020 et affiché le même jour, ainsi que le mentionne l'encart " SLO ", trigramme d'identification d'un dispositif homologué de télétransmission entre la préfecture et les collectivités locales. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité du permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Aux termes de l'article R. 431-8 du cde de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".
5. A l'appui du moyen tiré du caractère incomplet et erroné du dossier de demande de permis de construire, le requérant soutient notamment que la description de l'environnement n'est pas conforme à la réalité du terrain lequel est celui d'un environnement pavillonnaire isolé et en retrait du centre urbain, desservi par une impasse et agrémenté de maisons individuelles toutes implantées en retrait des limites et de l'alignement. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire présente l'état initial du site ainsi que l'environnement du projet décrit comme " constitué d'habitations résidentielles, de chaque côté de la rue ", une telle description si elle est moins complète que celle du requérant n'est pour autant pas inexacte. Par ailleurs, le dossier comporte un plan de division, un document graphique ainsi que des photographies permettant de visualiser les abords et alentours du terrain ainsi que la façade de l'une des maisons voisines. Enfin, la notice de présentation du projet, figurant dans le dossier de demande, expose le traitement de la construction projetée, ses caractéristiques ainsi que les matériaux et couleurs utilisées. Le maire de Ballan-Miré a bien été mis en mesure de porter une appréciation sur la conformité du projet à la réglementation applicable en toute connaissance de cause notamment quant à l'insertion du projet dans son environnement et ses caractéristiques. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnait les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme faute pour le service instructeur d'avoir été en mesure d'apprécier l'insertion du projet par rapport à son environnement.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article UC 11 " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords " du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Ballan-Miré : " Toute construction ou ouvrage doit : être en cohérence avec le site dans lequel il s'inscrit, s'intégrer dans le caractère de la rue, respecter le terrain sur lequel il est édifié. Toute construction s'inspirant d'un style architectural traditionnel étranger à la région est interdite. " Le point 3 " Façades " de l'article UC 11, applicable aux bâtiments à usage d'habitation, d'activités et leurs annexes, prévoit que : " Toutes les façades ainsi que leurs soubassements doivent être sobres et traités avec le même soin. Le choix des couleurs doit respecter l'ambiance chromatique de la rue. Les façades doivent être traitées en harmonie avec les bâtiments environnants (). "
7. Pour soutenir que ces dispositions ont été méconnues, le requérant expose que le projet est implanté quasiment en limite séparative de la voie d'accès, sans clôture sur l'alignement, présentant un gabarit différent des autres maisons puisqu'il est composé de deux maisons accolées, avec une large ouverture donnant sur la voie publique. Il en déduit que le projet ne s'intègre pas à son environnement immédiat, qui accueille des pavillons d'habitation présentant une homogénéité. La zone UC, dans laquelle se situe la parcelle d'implantation du projet, est défini par le règlement du plan local d'urbanisme comme comprenant l'ensemble des quartiers à dominante pavillonnaire. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé par le permis de construire en litige consiste en l'édification de deux maisons d'habitation en R+1, accolées l'une à l'autre, d'une hauteur de faitage de 7,2 mètres et d'une largeur pour chaque maison de 6,5 mètres pour une surface planchée créée totale de 200m² sur une parcelle de 690m². Le bâti environnant comporte essentiellement des maisons à usage d'habitation qui ne présentent pas un intérêt particulier ni une réelle unité architecturale. Le terrain d'assiette se situe dans une zone pavillonnaire composée de maisons individuelles qui ne font l'objet d'aucune mesure de protection particulière ni d'aucun classement. Les façades seront enduites en ton sable clair, qui permettra d'assurer leur insertion dans le bâti environnant. Par ailleurs, s'il est constant que le projet ne prévoit pas la pose de clôture, contrairement aux autres maisons implantées le long de la voie de l'impasse de la cour verte, le point 6 de l'article UC 11 du PLU exige uniquement que les clôtures éventuelles doivent s'intégrer convenablement à la rue et à l'environnement sans imposer obligatoirement la pose d'une clôture, de sorte que le défaut de clôture ne saurait suffire à démontrer la mauvaise intégration du projet dans son environnement. Dès lors, eu égard notamment au volume, aux caractéristiques architecturale et à l'aspect des constructions projetées, le projet s'intègre en cohérence dans le site dans lequel il s'inscrit. Par suite, le maire de Ballan-Miré n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme en accordant le permis de construire attaqué.
8. Aux termes du point 9 " Les locaux de collecte des ordures ménagères " de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme applicable aux bâtiments à usage d'habitation, d'activités et leurs annexes : " Les abris de stockage des containers d'ordures ménagères doivent s'intégrer dans le bâtiment principal ou dans une annexe. Les aires de présentation doivent être intégrées avec discrétion dans l'aménagement du terrain. "
9. Le requérant soutient que le permis de construire méconnaît les dispositions précitées au point 8 dès lors qu'aucune pièce du dossier de permis de construire ne permet de s'assurer de la création d'une aire de présentation des containers et donc de vérifier si celle-ci est intégrée avec discrétion dans l'aménagement du terrain. Toutefois, il ne ressort pas des dispositions précitées que des aires de présentation devraient être systématiquement aménagées ni que la présentation des containers d'ordures ménagères sur le trottoir méconnaitrait cette disposition du PLU. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet litigieux serait au contraire aux dispositions de l'article UC 11 susvisé. Le moyen sera écarté.
10. Aux termes du point 10 " Les coffrets techniques " de l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme, applicable aux bâtiments à usage d'habitation, d'activités et leurs annexes : " Les coffrets techniques doivent être intégrés soit dans la construction, soit dans la clôture, soit de toute autre manière qui permette de minimiser leur impact visuel. "
11. Pour soutenir que ces dispositions ont été méconnues, le requérant se borne à soutenir que rien n'est prévu de tel dans le dossier de demande de permis de construire. Toutefois, alors que la représentation des coffrets techniques sur l'un des plans du dossier de demande de permis de construire n'est imposée par aucune disposition législative ou réglementaire, le défaut de précision de leur aménagement ne saurait suffire pour démontrer qu'ils ne seraient pas intégrés conformément aux dispositions du PLU citées au point 10. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées au point 10 doit être écarté.
12. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au public : " () Les accès doivent être aménagés de façon à ne pas entraîner de risques pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant cet accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent être autorisées sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre () ". Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est desservi par l'impasse de la cour verte dont la largeur est suffisante pour permettre le croisement des véhicules. Même si l'accès à la parcelle se situe après un virage, à un carrefour où se rejoignent la rue de la cour verte et l'impasse de la cour verte, il ressort des pièces du dossier que les voies sont suffisamment larges pour que les véhicules puissent se croiser. Il existe également une visibilité suffisante, les véhicules sortant de l'impasse de la cour verte pouvant notamment avancer leur véhicule avant de s'engager sur la rue de la cour verte. Par ailleurs, la société pétitionnaire précise que la vitesse est limitée à 30 kilomètres par heure et que le trafic se limite aux résidents de cet ensemble pavillonnaire composé d'une vingtaine de maisons d'habitation. Si le requérant soutient que la voie de l'impasse de la cour verte se situe à proximité du site de Salle qui appartient à la ZAC de la Pasqueraie, qui est en cours d'aménagement, et que la rue de la cour verte dessert tant ce site que la route départementale qui conduit vers Tours, il n'établit pas en quoi cet aménagement générerait un trafic intense, alors même que le projet ne prévoit la construction que de deux maisons d'habitation en R+1. Il ne conteste pas davantage plus qu'il existe d'autres voies et itinéraires pour rejoindre Tours. Enfin, le projet prévoit un accès à la parcelle sur quasiment toute la largeur de l'alignement, les deux garages étant situés entre les deux maisons accolées soit au centre de la parcelle. Dès lors, la probabilité de la réalisation d'un risque réel lié aux accès du projet n'est pas établie. Le moyen tiré de ce que le maire aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées doit être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " Les constructions doivent être implantées (voir schéma U-7) : soit en limite(s) séparative(s) latérale(s), soit à une distance au moins égale à la demi-hauteur du bâtiment avec un minimum de 3 mètres. Les bâtiments annexes d'une hauteur inférieure à 3 mètres à l'égout de toiture ou à l'acrotère doivent être implantés : soit en limite(s) séparative(s) ; soit à une distance au moins égale à la demi-hauteur du bâtiment. Les piscines non couvertes doivent être implantées à une distance d'au moins 1 mètre des limites séparatives (). "
15. Il est constant que la terrasse de la maison 1, qui lui est accolée, n'est implantée ni en limite séparative, ni à une distance d'au moins égale à la demi hauteur du bâtiment avec un minimum de 3 mètres. Il ressort des pièces du dossier que la terrasse concernée se situe dans le prolongement de la maison et est implantée, ainsi qu'il ressort du plan de masse, directement sur le terrain naturel existant conservé, de sorte que sa construction ne nécessitera aucun aménagement pour la surélever par rapport au terrain. En outre, il ressort de la lecture des plans que la hauteur de cette terrasse est inférieure à 60 centimètres. Par suite, et ainsi que le fait valoir la société pétitionnaire en défense, la terrasse litigieuse, implantée du côté de la façade latérale de la parcelle du requérant, ne peut être qualifiée, dans ces conditions, de construction de sorte que les dispositions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme ne lui sont pas applicables. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 7 du PLU doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la SCI la Cour Verte et la commune de Ballan-Miré, que la requête de
M. D doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCI la Cour Verte et de la commune de Ballan-Miré, qui ne sont pas les parties perdantes dans cette instance, la somme que demande le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
18. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. D une somme de 1 500 euros à verser d'une part à la SCI la Cour Verte et d'autre part à la commune de Ballan-Miré au titre des frais exposés par ce dernier et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. D est rejetée.
Article 2 : M. D versera à la commune de Ballan-Miré et à la SCI la Cour Verte une somme de 1 500 euros à chacune sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à la commune de Ballan-Miré et à la SCI la Cour Verte.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Delamarre, présidente,
Mme Bailleul, conseillère,
Mme Pajot, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La rapporteure,
Anne-Laure B
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRELa greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne à la préfète d'Indre-et-Loire en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026