LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2101354

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2101354

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2101354
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELARL WALTER & GARANCE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 avril 2021, et un mémoire enregistré le 9 novembre 2022, non communiqué, M. D A, représenté par Me Dalibard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de la commune de La Riche a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif pour la modification des projets d'extension (augmentation des emprises au sol, des surfaces, aspect des façades) sur un terrain situé 24 rue de la mairie sur le territoire de la commune de La Riche ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de La Riche de prendre un arrêté lui délivrant le permis de construire modificatif dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, à défaut, de reprendre l'instruction de sa demande de permis de construire modificatif ;

3°) de mettre à la charge de la commune de La Riche la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'incompétence en l'absence de délégation ;

- il est entaché d'un vice de procédure en ce que la commune a consulté l'Architecte des Bâtiments de France et a suivi son avis alors qu'elle n'était pas tenue de solliciter l'ABF ;

- il est entaché d'une erreur de droit et de fait en ce qu'il se fonde sur des considérations sans rapport avec l'objet de la demande de permis de construire modificatif ;

- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il retient une méconnaissance des " objectifs " et du " programme " de la commune de La Riche ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation en ce qu'il retient comme motifs de rejet la méconnaissance des dispositions des articles UP 11 et UP 11.5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2022, la commune de La Riche, représentée par Me Bendjador, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 19 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 9 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique,

- et les observations de Me Leeson, représentant M. A, et de Me Bendjador, représentant la commune de La Riche.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 28 septembre 2017, le maire de la commune de La Riche a refusé la délivrance du permis de construire sollicité par M. A. Par un arrêté interruptif de travaux du 15 novembre 2017, le maire a mis en demeure M. A d'interrompre les travaux non autorisés. Par arrêté du 1er mars 2018, le maire de la commune de La Riche a délivré à M. A un permis de construire pour procéder à la réhabilitation et la rénovation d'un bâtiment abritant des travaux ne recevant pas de public et d'un logement en comble utilisé comme résidence secondaire accompagné d'une extension des bureaux, au 24, rue de la mairie, sur la parcelle cadastrée AN n° 1049 sur le territoire de la commune de La Riche. M. A a déposé une demande de permis de construire modificatif qui a fait l'objet d'un arrêté de refus par le maire le 12 juillet 2018. A la suite du procès-verbal d'infraction dressé le 4 juillet 2018 pour travaux non conformes à l'autorisation et d'un arrêté interruptif de travaux du 6 août 2018 ainsi que d'un nouveau procès-verbal d'infraction dressé le 29 août 2018 pour non-respect de l'arrêté interruptif de travaux, M. A a déposé une demande de permis de construire modificatif le 3 septembre 2020 et complétée les 6 novembre et 11 décembre 2020, ayant pour objet la modification des projets d'extension (augmentation des emprises au sol, des surfaces, aspect des façades). Par arrêté du 15 février 2021, le maire de la commune de La Riche a refusé de délivrer à M. A le permis de construire modificatif sollicité. M. A demande l'annulation de cette décision.

2. En premier lieu, l'arrêté du 15 février 2021 a été signé, pour le maire de la commune de La Riche, par M. C E, 1er adjoint au maire, qui disposait, selon un arrêté du 2 juin 2020, d'une délégation de signature à l'effet de signer tous les arrêtés, conventions, autorisations, document se rapportant à ses fonctions parmi lesquelles se trouve l'urbanisme. Cet arrêté a été reçu au service du contrôle de légalité le 8 juin 2020 et affiché en mairie le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans un site inscrit, la demande de permis ou la déclaration préalable tient lieu de la déclaration exigée par l'article L. 341-1 du code de l'environnement. Les travaux ne peuvent être entrepris avant l'expiration d'un délai de quatre mois à compter du dépôt de la demande ou de la déclaration. La décision prise sur la demande de permis ou sur la déclaration préalable intervient après consultation de l'architecte des Bâtiments de France ".

4. En l'espèce, d'une part, s'il est constant que le projet ne se situe pas dans un site inscrit de sorte que la commune de La Riche n'était pas obligatoirement tenue de consulter l'architecte des Bâtiments de France, il lui était toutefois loisible de procéder à une telle consultation à titre facultatif. D'autre part, s'il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué du 15 février 2021 que le maire de La Riche a visé l'avis de l'ABF en date du 27 janvier 2021 avant d'indiquer que " Considérant que le projet se situe au sein de la zone patrimoniale UPa du plan local d'urbanisme qui couvre le noyau historique dans lequel il convient de préserver et de mettre en valeur les formes urbaines et historiques de la ville ", il ressort en outre de cet arrêté que le maire s'est également fondé sur d'autres motifs de refus, au demeurant davantage développés que l'avis de l'ABF, notamment la méconnaissance de l'article UP 11 du PLU. Par suite, le maire ne peut être regardé comme ayant nécessairement suivi l'avis de l'ABF. Le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

5. En troisième lieu, le bénéficiaire d'un permis de construire valide et en cours d'exécution peut, tant que les travaux que ce permis autorise ne sont pas achevés, demander à l'administration la délivrance d'un permis de construire modificatif portant sur certains éléments de la construction, à condition que les modifications apportées au projet initial ne remettent pas en cause, par leur nature ou leur ampleur, la conception de celui-ci. Dans le cas où l'autorité administrative a constaté une mauvaise exécution, par les travaux en cours, du permis initial, le pétitionnaire ne saurait être tenu de demander la modification de ce permis sur l'ensemble des points pour lesquels une méconnaissance de l'autorisation délivrée a été constatée, dès lors qu'il lui est loisible de poursuivre les travaux afin de rendre la construction conforme au permis de construire dont il est bénéficiaire, éventuellement modifié par le permis de construire modificatif qu'il sollicite.

6. En l'espèce, les modifications objet du permis contesté, à savoir la modification des projets d'extension (augmentation des emprises au sol 60 m², des surfaces, aspect des façades) ne peuvent être regardées comme remettant en cause la conception du projet initial portant sur la réhabilitation et la rénovation d'un bâtiment abritant des bureaux (214 m²) ne recevant pas de public et d'un logement en comble (27 m²) utilisé comme résidence secondaire accompagné d'une extension des bureaux (28 m²). Il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que les travaux autorisés par le permis de construire du 1er mars 2018 étaient achevés à la date à laquelle le permis de construire modificatif a été demandé. Dès lors, le maire ne pouvait refuser la délivrance du permis de construire modificatif sollicité en se fondant sur le motif tiré de ce que le dossier de demande de modification n'abordait pas " les importantes modifications réalisées sur la façade principale (côté rue) et déjà constatées par le procès-verbal du 4 juillet 2018 " étant entendu que le pétitionnaire n'était pas tenu de demander la modification de ce permis sur l'ensemble des points pour lesquels une méconnaissance de l'autorisation délivrée a été constatée, dès lors qu'il lui est loisible de poursuivre les travaux afin de rendre la construction conforme au permis de construire initial et qu'en tout état de cause, il est constant que la demande de permis de construire modificatif ne portait pas sur les travaux de la façade principale, côté rue mais sur les façades et extensions du bâtiment côté cour.

7. En quatrième lieu, le requérant soutient que l'arrêté est entaché d'erreur de droit en ce qu'il retient que le projet méconnaît les objectifs et le programme de la commune de La Riche alors que de tels objectifs sont particulièrement vagues et ne sauraient dès lors constituer des règles à valeur contraignantes. Cependant, il ressort des termes mêmes de l'arrêté litigieux que celui-ci indique que " les travaux susvisés réalisés sur le terrain ne sont pas conformes avec le projet communal de la zone patrimoniale UP du plan local d'urbanisme et notamment à l'article UP 11 relatif à l'aspect extérieur des constructions () ". Par suite, la commune ne saurait être regardée comme ayant retenu la seule méconnaissance des objectifs et du programme de la zone UP puisqu'elle se fonde explicitement sur la méconnaissance de l'article UP 11 du règlement du PLU, lequel fait expressément mention de ce que toute construction ou installation doit être " en cohérence avec le projet communal pour la zone UP " après avoir indiqué qu'elle devait être en cohérence avec le site dans lequel elle s'inscrit et ne pas porter atteinte au caractère des lieux auxquels elle doit s'intégrer. Par suite, un tel motif n'est pas illégal étant entendu qu'il doit être regardé comme lié au motif tiré de la méconnaissance de l'article UP 11 du règlement du PLU.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article UP 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Riche, relatif à l'aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords : " Toute construction ou installation doit : - être en cohérence avec le site dans lequel elle s'inscrit (volumétrie, aspect des façades et des toitures, etc.) et ne pas porter atteinte au caractère des lieux auxquels elle doit s'intégrer ; - être en cohérence avec le projet communal pour la zone UP. De manière générale, tout projet doit s'inscrire dans les fondamentaux de la rue (hauteur, rythme et proportions des ouvertures, couleur, matériaux, lecture du parcellaire laniéré) et du territoire (risque inondation). Il ne doit pas rompre la lecture d'une rue qui témoigne d'une époque. Leur écriture contemporaine est encouragée. Toute construction s'inspirant d'un style architectural traditionnel étranger à la région est interdite. () " L'article UP 11.5 du PLU précise que : " () les ouvertures et percements doivent, par leurs dimensions et leurs positionnements participer à l'équilibre et à la cohérence de la construction et des façades ".

9. Pour opposer la méconnaissance des dispositions qui viennent d'être rappelées à la demande de permis de construire modificatif, le maire s'est fondé sur le motif tiré de ce que la volumétrie des extensions à régulariser n'avait pas diminué par rapport à la demande de permis modificatif refusée le 12 juillet 2018 et serait en contradiction avec l'architecture traditionnelle de la construction existante, en relevant ensuite que les gabarits des deux extensions à toiture-terrasse étaient trop importants par rapport à la construction ancienne et nuisaient à la qualité et au caractère des lieux. Le terrain d'assiette du projet est situé le long de la rue de la mairie, classé dans le secteur UP du plan local d'urbanisme de La Riche. Il ressort des photographies versées au dossier que le projet est situé dans une zone résidentielle à l'architecture hétérogène comportant principalement des maisons d'habitation de type R+1 mais aussi des constructions de style contemporain, telles que des immeubles R+3. Le règlement de la zone UP précise que les objectifs sont de préserver et mettre en valeur les formes urbaines et architecturales historiques. L'opération consiste à étendre la surface de plancher des deux extensions, passant de 28 m² à 60 m². Il ressort du dossier de demande de permis de construire modificatif que ces deux extensions à toiture-terrasse se situent à l'arrière du bâtiment en façade sud, le long de la rue de Plessis et s'implantent en continuité sur les côtés du bâtiment principal lequel présente une surface plancher de 241,27 m², de sorte qu'elles ne peuvent être considérées comme présentant un gabarit trop important par rapport à la construction ancienne. Ainsi, c'est à tort que le maire a estimé que le projet méconnaissait les exigences découlant de l'article UP 11 du règlement du plan local d'urbanisme.

10. Le maire s'est également fondé sur la méconnaissance de l'article UP 11.5 du PLU en relevant qu'au 1er étage de la façade arrière, la grande baie vitrée d'une superficie de 240 x 250 cm donnant sur la terrasse et créée sans autorisation présentait une proportion en rupture avec les autres baies, et ne s'intégrait dès lors pas dans la composition et les proportions des autres fenêtres de la façade arrière en méconnaissance de l'article UP 11.5 du PLU. Il ressort des pièces du dossier et en particulier du dossier de demande de permis de construire modificatif que sur la façade arrière côté ouest, le dossier prévoit de remplacer les deux portes fenêtres par une baie vitrée. Si ces ouvertures marquent bien une rupture avec les fenêtres existantes sur la façade du bâtiment principal, le remplacement par la baie vitrée ne saurait être regardé comme étant en rupture avec les autres ouvertures, lesquelles présentent une largeur inférieure mais une longueur similaire. Ainsi, c'est à tort que le maire a estimé que le projet méconnaissait les exigences découlant de l'article UP 11.5 du règlement du plan local d'urbanisme.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 15 février 2021 par laquelle le maire de la commune de La Riche a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. D'une part, l'article L. 911-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ".

13. D'autre part, selon l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ".

14. Il résulte du présent jugement que l'ensemble des motifs énoncés par le maire de La Riche, conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, dans son arrêté du 15 février 2021 ont été censurés. Il ne résulte pas de l'instruction que des dispositions d'urbanisme en vigueur à la date de l'arrêté attaqué interdiraient d'accueillir les conclusions à fin d'injonction présentées par ce requérant ou que la situation de fait existant à la date du présent jugement y ferait obstacle. Par suite, il y a lieu de prescrire à cette autorité d'enjoindre à la maire de La Riche de délivrer le permis de construire modificatif sollicité par M. A dans un délai qu'il convient de fixer à deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande la commune de La Riche au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas non plus lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce de mettre à la charge de la commune de La Riche la somme demandée par M. A sur le fondement des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 15 février 2021 par lequel le maire de la commune de La Riche a refusé de délivrer un permis de construire modificatif à M. A est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la maire de La Riche de délivrer le permis de construire modificatif sollicité par M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions présentées par la commune de La Riche sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à la commune de La Riche.

Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Quillévéré, président,

Mme Bertrand, première conseillère,

Mme Pajot, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

La rapporteure,

Anne-Laure B

Le président,

Guy QUILLEVERE La greffière,

Aurore MARTIN

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions