mercredi 20 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2101800 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mai 2021, M. B A, représenté par la SCP Pichard-Devémy-Karm, demande au tribunal :
1°) de prononcer la restitution de la somme de 19 639,98 euros, correspondant, selon lui, à la différence entre les versements effectués en règlement de ses impositions et le dégrèvement qui lui a été accordé, d'une part, et le montant réellement dû, d'autre part ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il s'est vu notifier le 11 mai 2016 deux saisies administratives à tiers détenteur d'un montant respectif de 71 493,42 et de 3 979 euros, ainsi qu'une troisième le 27 avril 2017, d'un montant de 49 271,39 euros, soit un montant total de 124 743,81 euros ;
- dès lors que la troisième saisie administrative à tiers détenteur porte sur les mêmes impositions que les deux premières, à l'exception de la taxe foncière 2015 pour un montant de 840 euros, il est au plus redevable de la somme de 76 312,42 euros ;
- eu égard aux prélèvements déjà effectués (51 662,40 euros) et au dégrèvement accordé le 6 septembre 2018 (44 290 euros), il a ainsi versé en trop une somme de 19 639,98 euros.
Par un mémoire enregistré le 12 août 2021, le directeur départemental des finances publiques d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Toullec,
- et les conclusions de Mme Doisneau-Herry, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 281 du livres des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites (). / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 () ".
2. A la suite de la notification de trois saisies administratives à tiers détenteur par le service des impôts des particuliers de Dreux auprès de la caisse RSI de Haute-Normandie les 11 mai 2016, d'un montant de 71 493,42 et de 3 9790 euros, et 27 avril 2017, d'un montant de 49 271,39 euros, M. A demande, après le rejet par l'administration fiscale le 17 mars 2021 de sa réclamation préalable présentée le 21 décembre 2020, la restitution d'une somme de 19 639,98 euros, correspondant, selon lui, à la différence entre les versements effectués en règlement de ses impositions et le dégrèvement qui lui a été accordé, d'une part, et le montant réellement dû, d'autre part.
3. L'administration fait valoir, dans son mémoire en défense, que M. A était recherché en paiement pour des impositions relatives à l'impôt sur le revenu au titre des années 2004 à 2007 et 2017, à la taxe foncière au titre des années 2007 à 2016 et à la taxe d'habitation au titre des années 2007 à 2009, 2012, 2015 et 2016, pour un montant total de 106 738,50 euros. L'administration précise que les sommes dues ont été soldées le 12 avril 2019 par l'effet de deux dégrèvements, de versements effectués par la caisse RSI de Haute Normandie à la suite de trois saisies administratives à tiers détenteur des 11 mai 2016 et 27 avril 2017 ainsi que d'un versement de 4 432 euros d'Axa France et que, dès lors qu'à l'issue de ce dernier versement, le solde du compte de M. A en faveur de l'administration était créditeur d'une somme de 695,37 euros, celle-ci lui a été restituée le 21 mai 2019. Il résulte de l'instruction que le service des impôts des particuliers de Dreux a émis le 12 avril 2019 quatre mainlevées, trois adressées à la caisse RSI de Haute-Normandie et une à Axa France, l'administration indiquant que, depuis cette date, le service n'a encaissé aucune somme en provenance de ces deux organismes. Aucun de ces éléments n'est contesté par M. A qui n'a pas répliqué au mémoire en défense. Par ailleurs, la circonstance que la saisie administrative à tiers détenteur émise auprès de la caisse RSI de Haute-Normandie le 27 avril 2017 porte sur les mêmes impositions que les deux premières saisies administratives du 11 mai 2016, à l'exception de la taxe foncière 2015, ne signifie pas ni n'implique que l'administration l'aurait assujetti deux fois aux mêmes impositions, mais seulement qu'à la date du 27 avril 2017, M. A était encore redevable d'une somme de 49 271,39 euros à l'égard du Trésor. Le requérant n'est par suite pas fondé à demander la restitution d'une somme de 19 639,98 euros.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de restitution présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques d'Eure-et-Loir.
Délibéré après l'audience du 1er décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Guével, président,
Mme Le Toullec, première conseillère,
Mme Dicko-Dogan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2023.
La rapporteure,
Hélène LE TOULLEC
Le président,
Benoist GUÉVEL
Le greffier,
Alexandre HELLOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026