LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2102544

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2102544

mardi 28 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2102544
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2021, Mme A B, représentée par la SELARL AVHA Valsadia Huet associés, avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 mai 2021 par lequel le maire d'Ingré a prononcé sa radiation des cadres pour abandon de poste ainsi que la décision subséquente intervenue le même jour portant retenue sur traitement pour absence de service fait et le titre de recettes d'un montant de 761,28 euros émis à son encontre en conséquence de l'absence de service fait ;

2°) de condamner la commune d'Ingré à lui verser en l'absence de possibilité de réintégration, une indemnité de 3 300 euros couvrant la période du 6 mai 2021 au 30 août 2021 et une somme de 3 000 euros au titre de son préjudice moral ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Ingré la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste est entaché d'illégalité dès lors qu'il est intervenu avant la fin du délai de garde de la lettre recommandée la mettant en demeure de rejoindre son poste ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle n'a pas clairement manifesté son intention de rompre tout lien avec le service ;

- les décisions prises à son encontre étant entachées d'illégalité elle est fondée à demander à être indemnisée des préjudices subis ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 janvier 2022, la commune d'Ingré, représentée par Me Madrid, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de réclamation préalable ;

- les préjudices allégués ne sont pas établis.

Par ordonnance du 1er avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,

- et les observations de Me Madrid, représentant la commune d'Ingré.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B a été recrutée par la commune d'Ingré en qualité d'adjoint territorial d'animation, pour la période du 1er septembre au 31 août 2021, par contrat à durée déterminée conclu le 31 août 2020. Après avoir bénéficié d'arrêts de travail fin décembre 2020 et début janvier 2021, elle a de nouveau bénéficié d'un arrêt de travail pour la période du 6 au 9 avril 2021. Alors qu'elle devait reprendre ses fonctions le lundi 12 avril, elle ne s'est pas présentée à son poste. Par un message (SMS) du 15 avril 2021, elle a informé son supérieur hiérarchique de ce que son arrêt de travail était prolongé pour une durée d'un mois. C'est dans ces conditions que, par lettre du 23 avril 2021, prise en charge par la poste le 28 avril 2021, le maire d'Ingré a mis Mme B en demeure de reprendre ses fonctions à compter du 6 mai 2021. En l'absence de réponse de la requérante, par un arrêté du 6 mai 2021 notifié le 18 mai 2021, le maire a prononcé sa radiation des cadres pour abandon de poste à compter du 6 mai 2021 et a procédé à une retenue sur salaire de 24/30ème pour absence de service fait. En parallèle, un titre de perception d'un montant de 727,28 euros a été émis à son encontre. Mme B a formé, le 7 juin 2021, un recours gracieux contre ces décisions, expressément rejeté par le maire d'Ingré le 23 juin 2021. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de l'arrêté du 6 mai 2021 prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste ainsi que de l'ensemble des décisions subséquentes.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la lettre du 23 avril 2021 par laquelle le maire de la commune d'Ingré a mis Mme B en demeure de reprendre ses fonctions à compter du 6 mai 2021, à défaut de production immédiate de ses justificatifs d'absence, a été prise en charge par les services postaux le 27 avril 2021 et présentée au domicile de la requérante le 28 avril 2021, laquelle était alors absente et a été avisée de sa conservation au bureau de poste pendant le délai de garde réglementaire de 15 jours, soit jusqu'au 12 mai 2021, date à laquelle cette lettre a été retirée. Dès lors, le maire ne pouvait regarder la notification de cette mise en demeure comme régulièrement effectuée à une date antérieure au 12 mai 2021. Par suite en prononçant la radiation des cadres de Mme B à compter du 6 mai 2021, alors que celle-ci n'avait pas encore pris connaissance de la mise en demeure qui lui était adressée, la commune a entaché sa décision d'un vice de procédure.

3. En second lieu, la requérante avait, ainsi que le maire l'indique dans sa lettre de mise en demeure du 23 avril 2021, informé son supérieur hiérarchique par SMS de la prolongation de son arrêt de travail pour une durée d'un mois. Dès lors, quand bien même elle n'a transmis à la commune que le 12 mai, après avoir pris connaissance de la mise en demeure qui lui était adressée, la copie de son arrêt de travail couvrant la période du 15 avril 2021 au 12 mai 2021 ainsi qu'un arrêt de travail couvrant la période du 12 mai au 9 juin 2021, et alors que les règles applicables en la matière lui avaient été rappelées à deux reprises, la commune en considérant qu'elle avait, du fait de ce retard, manifesté son intention de rompre le lien avec le service a commis une erreur manifeste d'appréciation.

4. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 6 mai 2021 prononçant le licenciement de Mme B pour abandon de poste et sa radiation des cadres à compter de cette même date doit être annulé ainsi que, par voie de conséquence, la décision subséquente intervenue le même jour portant retenue sur traitement de même que le titre de recettes d'un montant de 761,28 euros émis à son encontre en conséquence de l'absence de service fait.

Sur les conclusions indemnitaires :

5. Aux termes de l'article R.421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ".

6. Si Mme B sollicite le versement d'une somme de 6 300 euros à titre de dommages et intérêts, fondée sur l'illégalité des décisions prises à son encontre, il ne résulte pas de l'instruction qu'elle a préalablement adressé une demande indemnitaire à la commune d'Ingré. Il ne résulte pas davantage de l'instruction que l'intéressée a usé de la faculté dont elle disposait de régulariser en cours d'instance ce défaut de réclamation préalable. Enfin, il résulte de l'instruction que Mme B a reçu communication du mémoire en défense de la commune opposant cette fin de non-recevoir. Il suit de là, sans avoir à inviter Mme B à régulariser sa requête, que la commune d'Ingré est fondée à soutenir que la demande de la requérante, présentée sans réclamation préalable, est irrecevable. Par suite, ses conclusions indemnitaires doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune d'Ingré demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune d'Ingré la somme réclamée par Mme B sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 6 mai 2021 par lequel le maire d'Ingré a prononcé le licenciement de Mme B pour abandon de poste, la décision subséquente intervenue le même jour portant retenue sur traitement et le titre de recettes d'un montant de 761,28 euros sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune d'Ingré sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune d'Ingré.

Délibéré après l'audience du 7 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Defranc-Dousset, première conseillère,

M. Joos, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.

La rapporteure,

Hélène C

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,

Sarah LEROY

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions