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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2102661

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2102661

mercredi 24 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2102661
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationR
Formation5ème chambre
Avocat requérantTETE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association « Vendôme, notre patrimoine » visant à annuler la délibération du 4 février 2021 autorisant la cession de la marque « Vendôme » à la SA Louis Vuitton Malletier. Le tribunal a jugé que la marque, déposée par la commune, relevait de son domaine privé et non du domaine public, écartant ainsi le moyen tiré de l'inaliénabilité des biens publics fondé sur l'article L. 3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a également considéré que le prix de cession de 10 000 euros n'était pas manifestement sous-évalué et que les clauses du contrat, notamment la licence au profit du cédant, préservaient l'intérêt général. Enfin, la caducité du contrat suite à l'annulation partielle de la marque par l'INPI a été constatée, rendant le litige sans objet.

Texte intégral

Vu la rocédure suivante :

ar une requête enregistrée le 21 juillet 2021 suivie d’un mémoire com lémentaire enregistré le 24 juillet 2023, l’association « Vendôme, notre atrimoine », re résentée ar Me Tête, demande au tribunal :

1°) d’annuler la délibération du 4 février 2021 ar laquelle le conseil munici al de la commune de Vendôme a a rouvé la cession de la marque « Vendôme » à la SA Louis Vuitton Malletier, outre la décision du maire du 28 mai 2021 ortant rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vendôme la somme de 2 000 euros sur le fondement des dis ositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir, eu égard à son objet social ;
- le recours concerne un acte administratif détachable d’un contrat de droit rivé ;
- selon l’article L. 3111-1 du code général de la ro riété des ersonnes ubliques, les biens des ersonnes ubliques a artenant au domaine ublic sont inaliénables ;
- l’article L. 711-4 du code de la ro riété intellectuelle révoit que ne eut être ado té comme marque un signe ortant atteinte à des droits antérieurs tels que le nom d’une collectivité territoriale ;
- il n’est as justifié que le rix de 10 000 euros afférent à une marque dé osée et rotégée au titre de la classe 14 ait fait l’objet d’une évaluation conforme aux règles de l’art ;
- ce rix ramené au chiffre d’affaires et au résultat de la société est insignifiant ;
- la clause de retour dans le atrimoine du cédant figurant à l’article 6 du contrat démontre qu’il s’agit d’une cession gratuite ;
- il s’agit d’une clause otestative ;
- l’article 5 ermet une cession com lète du nom « Vendôme » et ne ouvait légalement être inséré dans un contrat de cession de marque ;
- aucune garantie n’est instituée au rofit de l’intérêt général et de la défense du nom de la commune ;
- le caractère définitif de l’annulation rononcée ar l’IN I n’est as établi ;
- ni le contrat, ni l’acte détachable n’ont dis aru ;
- la dis arition du contrat ne ferait as dis araître l’acte détachable ;
- la caducité de l’article 1186 du code civil su ose l’anéantissement du contrat.

ar des mémoires enregistrés les 28 juin 2022 et 31 janvier 2023, la commune de Vendôme, re résentée ar son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et demande que soient mis à la charge de l’association requérante les dé ens ainsi que les frais de justice.

Elle soutient que :
- la marque « Vendôme » a été dé osée le 30 mars 2012, notamment our la classe 14 (joaillerie), uis en 2019 our toute classe ;
- l’intérêt our agir de l’association requérante n’est as démontré ;
- la marque « Vendôme » n’a artient as au domaine ublic communal mais au domaine rivé et relève du cham d’a lication de l’article L. 2111-1 du code général des collectivités territoriales ;
- le rix de cession de 10 000 euros our la classe 14 est identique à celui consenti our la classe 18 ;
- aucune critique n’a été formulée ar la chambre régionale des com tes qui avait relevé 253 dé ôts du nom « Vendôme » enregistrés ;
- il n’existe as de référentiel récis ;
- les clauses du contrat révoient une clause de confidentialité a licable aux élus ;
- le contrat de cession révoit la ossibilité d’une licence au rofit du cédant, notamment our la classe 14, les acteurs locaux euvent continuer de dévelo er leur roduction, notamment avec la marque « Vendôme, bien lus qu’une lace » ;
- sur requête de joailliers concurrents, l’IN I a déclaré que la marque « Vendôme » était artiellement nulle our la classe 14, également la marque redé osée en 2019, de sorte que la cession de devenue caduque et le litige sans objet.

Les arties ont été informées le 19 mai 2025, en a lication des dis ositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir était susce tible d’être fondée sur un moyen relevé d’office tiré de l’irrecevabilité des moyens de légalité externe invoqués our la remière fois a rès l’ex iration du délai de recours et relevant d’une cause juridique distincte de ceux invoqués endant ce délai.

ar un mémoire enregistré le 20 mai 2025, l’association « Vendôme, notre atrimoine » soutient en ré onse ne as avoir soulevé de moyen de légalité externe mais deux moyens de légalité interne tirés de la méconnaissance du rinci e d’inaliénabilité du domaine ublic et celui tiré d’une cession non justifiée en dessous de la valeur du marché.

Vu les autres ièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code du commerce ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la ro riété des ersonnes ubliques ;
- le code de la ro riété intellectuelle ;
- le code de justice administrative.

Les arties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience ublique :
- le ra ort de M. Deliancourt,
- les conclusions de M. Lombard, ra orteur ublic,
- et les observations de Me Tête, re résentant l’association « Vendôme, notre atrimoine ».


Considérant ce qui suit :

La commune de Vendôme (41100) a, à la suite de l’installation ar le grou e LVMH de deux ateliers de confection sur son territoire, enregistré au rès de l’Institut national de la ro riété industrielle (IN I) la marque « Vendôme » le 30 mars 2012 uis le 14 janvier 2019 concernant les classes 1 à 34. ar délibération ado tée le 4 février 2021, le conseil munici al a autorisé le maire à signer avec la SA Louis Vuitton Malletier un contrat de cession non exclusive endant 10 ans de la marque « Vendôme », lequel sti ule en son article 1er que le cessionnaire acquiert la ro riété et tous les droits sur la marque sur les roduits relevant de la classe 14 en contre artie, selon l’article 3, « du versement d’une somme forfaitaire et définitive de 10 000 euros HT », outre la rise en charge ar le cessionnaire des frais de rédaction d’acte et d’inscri tion de la cession au rès de l’IN I. ar la résente requête, l’association « Vendôme, notre atrimoine » demande au tribunal l’annulation de cette délibération.

Sur le cadre juridique a licable :

2. En remier lieu, selon l’article L. 2111-1 du code général de la ro riété des ersonnes ubliques: « Sous réserve de dis ositions législatives s éciales, le domaine ublic d'une ersonne ublique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui a artenant qui sont soit affectés à l'usage direct du ublic, soit affectés à un service ublic ourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indis ensable à l'exécution des missions de ce service ublic ». Selon l’article L. 2111-2 du même code : « Font également artie du domaine ublic les biens des ersonnes ubliques mentionnées à l'article L. 1 qui, concourant à l'utilisation d'un bien a artenant au domaine ublic, en constituent un accessoire indissociable. ».

3. En deuxième lieu, l’article L. 2211-1 dudit code dis ose : « Font artie du domaine rivé les biens des ersonnes ubliques mentionnées à l'article L. 1, qui ne relèvent as du domaine ublic ar a lication des dis ositions du titre Ier du livre Ier. (…) ». Et selon l’article L. 2222-1 : « Ainsi que le révoient les dis ositions du second alinéa de l'article 537 du code civil, les ersonnes ubliques mentionnées à l'article L. 1 gèrent librement leur domaine rivé selon les règles qui leur sont a licables. ».

4. En troisième lieu, aux termes de l’article L. 713-1 du code de la ro riété intellectuelle, « L'enregistrement de la marque confère à son titulaire un droit de ro riété sur cette marque our les roduits ou services qu'il a désignés./ Ce droit s'exerce sans réjudice des droits acquis ar les tiers avant la date de dé ôt ou la date de riorité de cette marque ». Selon l’article L. 715-2 de ce même code : «  eut dé oser une marque de garantie toute ersonne hysique ou morale y com ris une ersonne morale de droit ublic, sous réserve que cette ersonne n'exerce as une activité ayant trait à la fourniture de roduits ou de services du même ty e que ceux qui sont garantis (…) ». L’article L. 711-2 du même code dis ose : « Ne euvent être valablement enregistrés et, s'ils sont enregistrés, sont susce tibles d'être déclaré nuls : 1° Un signe qui ne eut constituer une marque au sens de l'article L. 711-1 ; 2° Une marque dé ourvue de caractère distinctif ; 3° Une marque com osée exclusivement d'éléments ou d'indications ouvant servir à désigner, dans le commerce, une caractéristique du roduit ou du service, et notamment l'es èce, la qualité, la quantité, la destination, la valeur, la rovenance géogra hique, l'é oque de la roduction du bien ou de la restation du service ; (…) ».

Sur la qualification domaniale de la marque enregistrée :

5. En vertu de l’article L. 713-1 du code de la ro riété intellectuelle cité au oint récédent, toute ersonne, y com ris ublique, qui rocède à l’enregistrement d’une marque est titulaire d’un droit de ro riété sur cet actif incor orel. Ce dernier n’étant ni affecté à l’usage direct du ublic ni affecté à un service ublic ne relève as du domaine ublic. Il n’en constitue as davantage un accessoire indissociable au sens des dis ositions de l’article L. 2111-2 du code général de la ro riété des ersonnes ubliques cité au oint 2. Il s’ensuit qu’une marque dé osée ar une collectivité ublique ne eut que relever de son domaine rivé.

Sur l’exce tion d’incom étence o osée en défense ar la commune de Vendôme :

6. D’une art, si la contestation ar une ersonne rivée de la délibération ar laquelle une ersonne morale de droit ublic, gestionnaire du domaine rivé, initie avec cette ersonne, conduit ou termine une relation contractuelle, quelle qu’en soit la forme, dont l'objet est la valorisation ou la rotection de ce domaine et qui n'affecte ni son érimètre ni sa consistance relève de la com étence du juge judiciaire, la juridiction administrative est com étente our connaître de la demande formée ar un tiers tendant à l’annulation de l’acte autorisant la conclusion d’une convention ayant cet objet, comme de l’acte refusant de mettre fin à une telle convention. La juridiction administrative est, de même, com étente our connaître de la contestation ar l’intéressé de l’acte ar lequel une ersonne morale de droit ublic refuse d’engager avec lui une relation contractuelle ayant un tel objet.

7. D’autre art, l’acte d’une ersonne ublique, qu’il s’agisse d’une délibération ou d’une décision, qui modifie le érimètre ou la consistance de son domaine rivé ne se ra orte as à la gestion de ce domaine, de sorte que la contestation de cet acte ressortit à la com étence du juge administratif.

8. Il résulte de ces rinci es que la juridiction administrative est seule com étente our connaître des litiges ortant sur la cession d’un élément de son domaine rivé comme de la demande formée ar un tiers tendant à l’annulation d’une délibération du conseil munici al autorisant la conclusion d’une convention ayant our objet la valorisation du domaine rivé de la commune.

9. Si la commune de Vendôme soutient que la juridiction administrative ne serait as com étente our connaitre de la légalité de la délibération querellée, celle-ci l’est toutefois en a lication des rinci es énoncés aux oints récédents our connaître de la légalité d’une délibération ayant our objet d’autoriser le maire à conclure une convention ayant our objet la valorisation d’un élément de son domaine rivé contestée ar une association ayant la qualité de tiers audit contrat. Il suit de là que cette exce tion d’incom étence doit être écartée.

Sur l’exce tion de non-lieu à statuer o osée en défense ar la commune de Vendôme :

10. Un recours our excès de ouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire rononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est ra orté ar l'autorité com étente et si le retrait ainsi o éré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il em orte alors dis arition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu our le juge de la légalité de statuer sur le mérite du ourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte ra orté aurait reçu exécution. Dans le cas où l'administration se borne à rocéder à l'abrogation de l'acte attaqué, cette circonstance rive d'objet le ourvoi formé à son encontre, à la double condition que cet acte n'ait reçu aucune exécution endant la ériode où il était en vigueur et que la décision rocédant à son abrogation soit devenue définitive.

11. Si la commune de Vendôme soutient en défense qu’il n’y a lus lieu de statuer sur le résent litige au motif que cette cession n’aurait as été suivie d’effets dès lors que l’IN I a déclaré nulle la marque « Vendôme » dé osée ar la commune du même nom our défaut de caractère distinctif, la délibération querellée n’a ce endant ni été abrogée, ni retirée. Le litige orté devant le tribunal conserve dès lors son objet.

Sur la fin de non-recevoir o osée en défense ar la commune de Vendôme :

12.  our a récier si une association justifie d'un intérêt lui donnant qualité our agir contre un acte, il a artient au juge d'a récier son intérêt à agir contre cet acte au regard de son cham d'intervention au regard de ses statuts définissant son objet.

13. L’association « Vendôme, notre atrimoine », dont la déclaration a été dé osée le 9 mars 2021 et ubliée au journal officiel des associations le 16 mars 2021, a our objet social, selon l’article 2 de ses statuts, « la réservation du atrimoine vendômois matériel ou immatériel, naturel ou bâti… notamment son environnement, l’urbanisme, ses traditions, sa culture, le nom de la ville… ». Eu égard à l’objet de la délibération litigieuse et au regard des statuts de l’association requérante, cette dernière dis ose d’un intérêt our agir. Il suit de là que la fin de non-recevoir o osée en défense ne eut qu’être écartée.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

14. Il ressort des ièces du dossier que la marque française « Vendôme » dé osée ar la commune é onyme constitue un élément du atrimoine immatériel de cette dernière qui en a cédé l’usage non exclusif s’agissant de la classe 14 (« Joaillerie ; bijouterie ; ierres récieuses ; horlogerie et instruments chronométriques ; métaux récieux et leurs alliages ; monnaies ; objets d'art en métaux récieux ; coffrets à bijoux ; boîtes en métaux récieux ; boîtiers, bracelets, chaînes, ressorts ou verres de montre ; orte-clefs (anneaux brisés avec breloque ou colifichet) ; statues en métaux récieux ; figurines (statuettes) en métaux récieux ; étuis our l'horlogerie ; écrins our l'horlogerie ; médailles ») à la SA Louis Vuitton Malletier our une durée de 10 ans en contre artie d’un rix fixé à 10.000 euros. La délibération contestée ne saurait ar suite s’analyser comme la cession ar la commune de son nom, mais comme la cession our une durée limitée à un tiers à des fins éventuellement commerciales du droit d’user de celui-ci en tant que marque, sans our autant river la collectivité ublique concernée de l’usage de son nom.

16. En remier lieu, le moyen invoqué tiré de la méconnaissance du rinci e d’inaliénabilité des biens des ersonnes ubliques relevant du domaine ublic, tel que ra elé ar les articles L. 3111-1 du code général de la ro riété des ersonnes ubliques et L. 1311-1 du code général des collectivités territoriales est ino érant arce que, d’une art, l’acte contesté ne constitue as un acte de cession et, d’autre art, la marque dé osée relève du domaine rivé de la commune de Vendôme. Ce moyen doit ar suite être écarté.

17. En second lieu, si aucune dis osition du code général de la ro riété des ersonnes ubliques ni aucun autre texte a licable ne fixe les modalités de détermination du rix fixé ar une ersonne ublique our l’utilisation d’un élément de son domaine rivé, celui-ci doit toutefois s’a récier au regard de l'intérêt d'une bonne gestion ar une commune de son domaine rivé. En l’es èce, la délibération contestée du 4 février 2021 ado tée ar l’assemblée délibérante fixe à 10.000 euros la cession au rofit de la SA Louis Vuitton Malletier de l’utilisation de la marque « Vendôme ». Alors que l’association « Vendôme, notre atrimoine » soutient que ce rix a été fixé sans aucune justification, les modalités de calcul comme de fixation de ce montant ne ressortent ni de la délibération querellée, ni de la note de synthèse adressée aux élus, ni d’aucun autre des documents ou éléments fournis, la commune de Vendôme n’en justifiant as davantage dans ses écritures roduites en défense. Celle-ci ne met ainsi as à même le juge à même d’exercer son contrôle sur le montant fixé. Dans ces conditions, l’association requérante est fondée à soutenir que la délibération du 4 février 2021 est entachée sur ce oint d’excès de ouvoir et doit ar suite être annulée.

18. Il résulte de tout ce qui récède que l’association « Vendôme, notre atrimoine » est fondée à demander l’annulation de la délibération ado tée le 4 février 2021 ar le conseil munici al de la commune de Vendôme autorisant le maire à conclure avec la SA Louis Vuitton Malletier le contrat de cession de la marque « Vendôme ».




Sur les dé ens :
 
19. Aux termes de l’article R. 761-1 du code de justice administrative, les dé ens com rennent les frais d'ex ertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction. La résente instance ne com ortant toutefois aucun dé ens, les conclusions résentées à ce titre ar la commune de Vendôme, au demeurant non chiffrées, ne euvent qu’être rejetées.

Sur les frais d’instance :

20. Il y a lieu, en a lication des dis ositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Vendôme une somme de 1 500 euros à verser à l’association « Vendôme, notre atrimoine » au titre des frais ex osés ar cette dernière et non com ris dans les dé ens.
 

D E C I D E :


Article 1er : La délibération du 4 février 2021du conseil munici al de Vendôme est annulée.

Article 2 :  La commune de Vendôme versera à l’association « Vendôme, notre atrimoine » la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le sur lus des conclusions de la requête de l’association « Vendôme, notre atrimoine » est rejeté.

Article 4 : Les conclusions résentées ar la commune de Vendôme afférentes aux dé ens sont rejetées.

Article 5 : Le résent jugement sera notifié à l’association « Vendôme, notre atrimoine » et à la commune de Vendôme.

Délibéré a rès l’audience du 27 mai 2025, à laquelle siégeaient :

M. Deliancourt, résident,
M. Jaosidy, remier conseiller,
Mme Bardet, conseillère.












Rendu ublic ar mise à dis osition au greffe le 24 se tembre 2025.

L’assesseur le lus ancien,

Jean-Luc JAOSIDY

Le résident-ra orteur,

Samuel DELIANCOURT


La greffière,




Barbara DELENNE

La Ré ublique mande et ordonne au réfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les arties rivées, de ourvoir à l’exécution de la résente décision.


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