lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2103174 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | MONGO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 septembre 2021, Mme A C, représentée par Me Mongo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2021 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays dont elle a la nationalité ou tout autre pays dans lequel elle est légalement admissible comme pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète d'Indre-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale ".
Elle soutient que :
- en l'absence de production de l'avis du collège des médecins, il n'est pas établi que le médecin rapporteur n'a pas siégé lors de la séance du 29 avril 2021 ni que l'avis émis a bien été signé par chacun des trois médecins composant ce collège, de sorte que la décision attaquée est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- la décision attaquée portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de son état de santé dès lors qu'elle bénéficie d'un traitement médical qui ne peut être interrompu sans grave conséquence et que l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé en République du Congo ne lui permettraient pas d'en bénéficier en cas de retour dans son pays d'origine ;
- l'obligation de quitter le territoire français porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu'elle dispose d'attaches familiales en France où elle vit avec son fils et les enfants mineurs de ce dernier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2021, la préfète d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 18 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 18 novembre 2021.
Un mémoire présenté pour Mme C a été enregistré le 22 novembre 2021, postérieurement à la clôture d'instruction.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante de la République du Congo née le 14 avril 1954, est entrée en France sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de court séjour. Le 22 août 2018, elle a sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé et s'est vu attribuer par la préfecture d'Indre-et-Loire une carte de séjour temporaire valide jusqu'au 19 février 2020. Sa demande de renouvellement de ce titre présentée le 12 février 2020 ayant été rejetée, Mme C a fait l'objet, le 1er juillet 2020, d'un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français qu'elle n'a cependant pas exécuté. Elle a, par la suite, présenté une nouvelle demande d'admission au séjour sur le même fondement qui n'a pas davantage abouti et a donné lieu à l'édiction par la préfète d'Indre-et-Loire, le 2 août 2021, d'un arrêté refusant de lui délivrer un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays d'origine, la République du Congo, ou tout autre pays dans lequel elle serait légalement admissible comme pays de renvoi. C'est l'arrêté attaqué par Mme C dans sa requête ci-dessus analysée.
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, après avoir rappelé les textes applicables et la situation antérieure de Mme C au regard de son séjour sur le territoire français, se fonde sur la circonstance que l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel elle peut voyager sans risque. Cet arrêté précise, en outre, que la requérante n'est pas dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où elle n'allègue pas être exposée à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que rien ne s'oppose à ce qu'elle y retourne. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué, qui comporte les motifs de droit et de fait qui en constitue le fondement, est suffisamment motivé. Le moyen ne peut, dès lors, qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (). ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. ". Enfin, l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application des dispositions précitées prévoit que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant: / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
4. Il résulte des dispositions citées au point précédent que préalablement à l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'étranger intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. Il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour présentée en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis par le collège de médecins.
5. La préfète d'Indre-et-Loire produit en défense l'avis émis le 29 avril 2021 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration relatif à l'état de santé de Mme C, établi selon le modèle figurant à l'annexe C de l'arrêté du 27 décembre 2016, dont il ressort qu'il a été rendu par les docteurs Truze, Ortega et Meshaby qui l'ont tous trois signé. Par ailleurs, il est établi que le docteur B, qui a rédigé le rapport médical concernant la requérante, n'était pas au nombre des médecins formant ce collège. Par suite, le moyen tiré de l'existence de vices de procédure doit être écarté.
6. En troisième lieu, il résulte des dispositions de l'article 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance du titre de séjour qu'elles prévoient, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'étranger, et en particulier d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'étranger, l'autorité administrative ne peut également refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si cet étranger peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
8. Pour refuser de délivrer le titre de séjour demandé par Mme C, la préfète d'Indre-et-Loire s'est en particulier fondée, comme il lui était loisible de le faire sans méconnaître sa compétence d'appréciation, sur l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 29 avril 2021 selon lequel, si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, bénéficier d'un traitement approprié dans ce pays. Mme C, qui indique souffrir d'un cancer, fait valoir que la prise en charge médicale et les traitements que nécessite son état de santé se poursuivent et ne peuvent être arrêtés sans risque. Elle ajoute qu'elle ne pourra pas en bénéficier en cas de retour dans son pays d'origine où les équipements et les soins adaptés à sa pathologie ne sont pas disponibles. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'attestation établie le 26 octobre 2020 par un praticien du service d'oncologie médicale du centre hospitalier régional universitaire de Tours, que la requérante est atteinte d'une pathologie de longue durée dont " le traitement et la surveillance sont prévus jusqu'en avril 2023 ". Toutefois, si les prescriptions, le 20 avril 2021, d'une ostéodensitométrie ainsi que de drainage lymphatique et d'une prise de sang le 10 août 2021, confirment l'existence d'un suivi médical, elles ne permettent pas, par elles-mêmes, d'attester de l'impossibilité de bénéficier d'examens médicaux de cette nature en République du Congo. De même, si la requérante produit trois ordonnances datées des 20 avril, 7 juillet et 10 août 2021 lui prescrivant respectivement du Letrozole, de l'Uvedose et de la Cholecalciferol, elle ne précise pas à quels médicaments elle ne pourra pas avoir accès dans son pays d'origine. Mme C se prévaut également d'une attestation établie le 10 juillet 2021 par le médecin-chef du service d'hématologie clinique de l'hôpital général Adolphe Sice de Pointe-Noire dont il ressort que la République du Congo ne dispose pas d'un service de radiothérapie et de biologie moléculaire, que le centre de transfusion sanguine de Pointe-Noire ne peut pas produire des concentrés standards de plaquettes, que les anticorps monoclonaux ainsi que les facteurs de croissance ne sont pas disponibles au Congo et reviennent très chers aux malades et, enfin, que " tous les médicaments prescrits lors de [ses] dernières consultations ne sont pas disponibles au Congo ". Ce document ne suffit toutefois pas à remettre en cause l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 29 avril 2021, dès lors que, d'une part, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'à cette date et à celle à laquelle la préfète d'Indre-et-Loire a statué sur sa demande de titre de séjour, l'état de santé de Mme C nécessitait l'un au moins de ces traitements et que, d'autre part, l'auteur de ce certificat ne désigne pas les médicaments prescrits à l'intéressée et qui, selon lui, ne sont pas disponibles ou sont difficilement accessibles en République du Congo. Dans ces circonstances, la préfète d'Indre-et-Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant de délivrer à la requérante un titre de séjour.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. A supposer qu'en soutenant que l'arrêté attaqué porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, Mme C ait entendu se prévaloir des stipulations précitées, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée n'est entrée que très récemment en France après avoir vécu jusqu'à l'âge de soixante-quatre ans dans son pays d'origine. Si elle se prévaut de la présence en France de son fils, de nationalité française chez qui elle est hébergée, ainsi que des liens qu'elle soutient avoir tissé avec les trois enfants de ce dernier, elle ne conteste pas ne pas être dépourvue d'attaches familiales en République du Congo où réside, notamment, son autre fils. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, les décisions attaquées ne portent pas, au regard des buts poursuivis, une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué du 2 août 2021 doivent être rejetées, ainsi que, ensemble et par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la préfète d'Indre-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rouault-Chalier, présidente,
M. Viéville, premier conseiller,
M. Nehring, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
Patricia D
L'assesseur le plus ancien,
Sébastien VIEVILLE
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne à la préfète d'Indre-et-Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026