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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2103298

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2103298

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2103298
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantHERVOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 septembre 2021, Mme C, représentée par Me Levy, avocat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 août 2021 par lequel la préfète du Loiret a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou à défaut de réexaminer sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d'un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant du refus de titre de séjour :

- l'arrêté du 20 août 2021 a été pris par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est contraire aux dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- sa situation personnelle n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision prévoyant un délai de départ volontaire :

- la préfète aurait dû prévoir un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.

Par un mémoire enregistré le 11 janvier 2022 la préfète du Loiret, représentée par Me Hervois, avocat, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé et sollicite en tant que de besoin une substitution de motifs, dès lors qu'il n'est pas établi que la jeune N'Deye réside de manière habituelle sur le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, de nationalité sénégalaise, née le 10 décembre 1985 est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement en France le 1er avril 2014. Elle a bénéficié d'une carte de séjour temporaire, puis d'une carte de séjour pluriannuelle en qualité de parent d'enfant français, à la suite de la naissance de sa deuxième fille, le 8 octobre 2015. Elle a ensuite sollicité le renouvellement de ce titre en mai 2019. Par un arrêté du 20 août 2021, la préfète du Loiret a refusé de faire droit à sa demande et a assorti cette décision d'une obligation de quitter le territoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Benoît Lemaire, secrétaire général de la préfecture, qui bénéficiait d'une délégation de signature de la préfète du Loiret du 27 juillet 2021, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département du Loiret () " à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les arrêtés portant refus de séjour. Le moyen manque en fait et doit donc être écarté.

3. En deuxième lieu aux termes de l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à l'étranger qui cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de cette carte dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations ".

4. L'arrêté du 20 août 2021 vise les textes dont il est fait application et notamment les articles L. 423-7 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise les circonstances de l'entrée et du séjour en France de Mme A. Il mentionne également l'existence d'un faisceau d'indices sérieux et concordants établissant que la reconnaissance de paternité dont a bénéficié sa fille a été souscrite dans le seul but de faciliter à la requérante l'obtention d'un titre de séjour d'une part, et fait état de l'absence de contribution de l'auteur de cette reconnaissance à l'entretien et à l'éducation de sa fille d'autre part. Cet arrêté mentionne les principaux éléments de fait relatifs à la situation personnelle de la requérante, alors que la préfète n'était pas tenue de rappeler l'ensemble de sa situation personnelle et familiale. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au présent litige : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur ".

6. Si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française ou d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par la personne se présentant comme père ou mère d'un enfant français.

7. Pour refuser la délivrance d'un titre de séjour à la requérante, la préfète a considéré qu'un faisceau d'indices sérieux et concordants conduisait à suspecter que sa fille a été reconnue par un citoyen français de manière frauduleuse. Elle se fonde en particulier sur l'absence de vie commune entre Mme A et la personne qui a reconnu sa fille, la circonstance que la requérante serait en couple au moins depuis 2013 avec le père de ses deux autres enfants, nés avant et après sa deuxième fille, que ce dernier serait reconnu aux yeux de tous comme le père de l'ensemble de la fratrie et l'absence de contribution à l'entretien et à l'éducation de la fillette par la personne qui l'a reconnue. Par ailleurs, la préfète s'appuie sur le contenu de l'entretien de la requérante avec le référent fraude qui a fait apparaître de sérieux doutes sur la présence de l'intéressée en France en 2014 et sur la circonstance que le citoyen français qui a reconnu sa fille a reconnu également, entre 2010 et 2019, quatre enfants de trois mères différentes, toutes de nationalités étrangères. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Loiret aurait effectué un signalement pour reconnaissance frauduleuse de paternité, ni qu'une action en contestation de filiation ait été initiée par le ministère public. Dans ces conditions, la préfète ne peut être regardée comme ayant apporté des éléments suffisamment précis et concordants de nature à établir que la personne qui a reconnu N'Deye ne serait pas son père biologique.

8. En application des dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile rappelées au point 5, pour bénéficier d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, l'intéressée, qui a fait une demande de titre de séjour postérieurement au 1er mars 2019, doit également établir la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant français résidant en France par celui qui en a reconnu la paternité. Or, la requérante a indiqué lors de l'entretien avec le référent fraude qu'elle et sa fille n'ont plus de contact avec la personne qui a reconnu l'enfant depuis que l'enfant est âgée de trois ans, au point de ne pas connaître son numéro de téléphone. Par ailleurs, la requérante ne présente aucune saisine du juge aux affaires familiales tendant à se voir attribuer la résidence principale de l'enfant ainsi que l'exercice exclusif de l'autorité parentale sur elle. Dans ces conditions, son droit au séjour s'apprécie au regard de la vie privée et familiale de la requérante et de l'intérêt supérieur de sa fille mineure.

9. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que la requérante a des projets de mariage avec le père de ses deux autres enfants qui réside en Italie, que ses enfants n'habitent pas tous en France, certains résidant, selon ses déclarations, en Italie ou au Sénégal avec leur père ou leur grand-mère. Il ressort en outre des éléments produits par la préfète que la jeune N'Deye n'a jamais été scolarisée en France et que la requérante ne justifie avoir travaillé que pendant trois mois depuis son arrivée sur le territoire français. Elle ne se prévaut dans ses écritures que de la présence de sa sœur en France, bien qu'elle ne l'ait pas mentionnée dans sa demande de titre de séjour, qui ne fait état d'aucune famille en France, son frère et sa mère résidant au Sénégal. Enfin, elle ne justifie pas être intégrée à la société française, malgré la durée de sa présence alléguée sur le territoire français. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, sans qu'il soit besoin de procéder à la substitution de motifs demandée par la préfète.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le refus de séjour attaqué ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de

Mme A. La préfète du Loiret, en prenant la décision attaquée, n'a dès lors pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. En cinquième lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

13. En l'espèce, ainsi qu'il a été exposé aux points 8 et 9, il ressort des pièces du dossier que la jeune N'Deye n'entretient aucun lien avec la personne qui l'a reconnue et n'a jamais été scolarisée en France. Par suite, et alors que sa situation est indissociable de celle de sa mère, le moyen tiré de la méconnaissance du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

14. En sixième lieu, eu égard aux circonstances rappelées au point 9, la préfète du Loiret n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de la requérante.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour opposée à

Mme A n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision ne peut qu'être écartée.

16. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été exposé au point 9, Mme A ne remplit pas les conditions permettant de bénéficier d'un titre de séjour de plein droit en application des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par suite la préfète n'a pas entaché sa décision d'illégalité en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français.

17. En troisième lieu, il ressort de la décision attaquée que la préfète du Loiret a pris l'obligation de quitter le territoire français contestée après avoir examiné la situation personnelle de Mme A, la durée de son séjour en France, et après avoir tenu compte notamment de ses attaches en France, en Italie et dans son pays d'origine et des liens entretenus entre la jeune N'Deye et la personne qui l'a reconnue. Par suite le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation personnelle doit être écarté.

18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".

19. En l'espèce, la préfète du Loiret ne conteste pas que Mme A contribue à l'éducation et à l'entretien de sa fille de nationalité française. Elle fait toutefois valoir que l'enfant ne résidait pas en France à la date de la décision attaquée. S'il ressort des pièces du dossier qu'une ordonnance lui prescrivant un vaccin a été établie à son nom le 22 juillet 2021, soit moins d'un mois avant la date de la décision attaquée, ce qui est confirmé par l'extrait de son carnet de santé, cet élément ne permet pas de justifier à lui seul que la jeune N'Deye aurait effectivement résidé en France au cours de l'année 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

20. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, la préfète du Loiret n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de la requérante.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :

21. Si Mme A soutient que le délai de départ volontaire de trente jours qui lui a été accordé est insuffisant, elle fait seulement valoir à l'appui de ses allégations la scolarisation de sa fille et sa situation professionnelle. Or, il ressort des pièces du dossier que sa fille n'est pas scolarisée et que Mme A ne travaille pas. Le moyen doit dès lors être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées. Il en est de même de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C et à la préfète du Loiret.

Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Delamarre, présidente,

Mme Defranc-Dousset, première conseillère,

Mme Bailleul, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.

La rapporteure,

Clotilde B

La présidente,

Anne-Laure DELAMARRE

La greffière,

Martine DESSOLAS

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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