vendredi 9 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2103778 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | JASLET |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 25 octobre 2021 sous le n° 2103778, M. B A, représenté par Me Jaslet, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de sortie de son lieu d'hébergement prise le 2 septembre 2021 par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ainsi que la décision par laquelle la même autorité a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de le rétablir dans ses droits à l'allocation pour demandeur d'asile dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros à verser à son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à verser à lui-même au cas où sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle serait refusée.
M. A soutient que :
En ce qui concerne la décision de sortie de son lieu d'hébergement :
- en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'a pas été mis à même de présenter ses observations écrites ;
- le 2° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article R. 551-21 du même code ont été méconnus et la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour l'OFII d'établir qu'il s'est absenté de son lieu d'hébergement depuis le 26 août 2021 ;
- l'OFII n'a pas pris en compte sa situation et a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors qu'il présente des symptômes de dépression et de troubles anxieux chroniques ;
En ce qui concerne la décision portant cessation implicite des conditions matérielles d'accueil :
- faute pour l'OFII d'apporter la preuve de ce qu'une offre de prise en charge lui a été proposée et que les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil lui ont été précisées dans une langue qu'il comprend, conformément aux articles L. 551-9, L. 551-10, D. 551-16 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision est entachée d'un vice de procédure l'ayant privé d'une garantie ;
- faute pour l'OFII d'apporter la preuve de ce qu'un entretien personnel a été mené avec lui et qu'un examen de sa vulnérabilité a été réalisé, la procédure est entachée d'illégalité au regard des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'OFII a entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux de sa situation de vulnérabilité ;
- en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'a pas été mis à même de présenter ses observations écrites ;
- la décision litigieuse, qui se borne à affirmer qu'il s'est absenté de son lieu d'hébergement depuis plusieurs jours, sans justifier d'une absence de plus d'une semaine, est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- le 2° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article R. 551-21 du même code ont été méconnus et la décision est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour l'OFII d'établir qu'il s'est absenté de son lieu d'hébergement plus d'une semaine sans justification valable.
Par un mémoire enregistré le 2 janvier 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
L'Office soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 25 octobre 2021 sous le n° 2103780, M. B A, représenté par Me Jaslet, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de le rétablir dans ses droits à l'allocation pour demandeur d'asile dans un délai de sept jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros à verser à son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à verser à lui-même au cas où sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle serait refusée.
M. A soutient que :
- aucun entretien de vulnérabilité n'a été réalisé à la suite de sa demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil, en méconnaissance des articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la décision litigieuse est ainsi entachée d'un vice de procédure l'ayant privé d'une garantie et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation de vulnérabilité ;
- la décision contestée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- eu égard à sa fragilité psychique et à son état de santé, l'OFII a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ainsi que d'un défaut d'examen sérieux de sa situation de vulnérabilité ;
- la décision contestée, qui indique à tort qu'il a fait l'objet d'une décision de cessation de ses conditions matérielles d'accueil le 2 septembre 2021, est ainsi entachée d'une erreur de fait, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 1er de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire enregistré le 2 janvier 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
L'Office soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 10 décembre 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Dorlencourt.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n°s 2103778 et 2103780, présentées pour M. A, concernent la situation d'un même demandeur d'asile et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
2. M. A, ressortissant chinois né en 1995, s'est présenté à la préfecture du Val-d'Oise le 23 août 2021 pour y faire enregistrer une demande d'asile et s'est vu délivrer une attestation de demande d'asile en procédure " Dublin ". Le même jour, il a accepté les conditions matérielles d'accueil qui lui étaient proposées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), comportant notamment un hébergement au centre d'accueil et d'évaluation des situations (CAES) de Fleury-les-Aubrais (Loiret). Par un courrier du 2 septembre 2021, le directeur général de l'OFII, se fondant sur la circonstance qu'il aurait quitté ce centre d'accueil, lui a notifié une décision de sortie de son lieu d'hébergement, avec effet immédiat. Par un courrier du même jour, la même autorité a informé M. A que l'abandon d'hébergement qui lui était imputable était un motif de cessation des conditions matérielles d'accueil, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et lui a indiqué qu'il disposait d'un délai de quinze jours pour faire valoir ses observations et justifier des motifs pour lesquels il s'était absenté de son lieu d'hébergement. Il a été mis fin au versement de l'allocation pour demandeur d'asile de M. A à la fin du mois de septembre 2021. M. A ayant, par un courrier reçu le 27 septembre 2021, demandé le rétablissement de cette allocation, la directeur général de l'OFII a rejeté cette demande par une décision du 7 octobre 2021. M. A demande l'annulation de la décision de sortie du lieu d'hébergement, de la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil et du refus de rétablissement.
Sur les demandes d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
4. M. A a obtenu l'aide juridictionnelle, dans chacune des instances susvisées, par des décisions du 10 décembre 2021. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : / 1° Il quitte la région d'orientation déterminée en application de l'article L. 551-3 ; / 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 () / La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. / Lorsque la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil a été prise en application des 1°, 2° ou 3° du présent article et que les raisons ayant conduit à cette décision ont cessé, le demandeur peut solliciter de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. L'office statue sur la demande en prenant notamment en compte la vulnérabilité du demandeur ainsi que, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il n'a pas respecté les obligations auxquelles il avait consenti au moment de l'acception initiale des conditions matérielles d'accueil ". Aux termes de l'article R. 551-21 de ce code : " Pour l'application du 2° de l'article L. 551-16, un demandeur d'asile est considéré comme ayant quitté son lieu d'hébergement s'il s'en absente plus d'une semaine sans justification valable () ". Aux termes de l'article L. 552-14 du même code : " Les décisions de sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile sont prises par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, après consultation du directeur du lieu d'hébergement, sur la base du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et, le cas échéant, du schéma régional prévus à l'article L. 551-2 et en tenant compte de la situation du demandeur ".
En ce qui concerne la décision de sortie du lieu d'hébergement :
6. La décision du 2 septembre 2021 met fin, avec effet immédiat, à la prise en charge de M. A au CAES de Fleury-les-Aubrais, sans qu'aucun autre hébergement ne soit proposé à l'intéressé. Cette décision a ainsi pour effet de mettre fin partiellement aux conditions matérielles d'accueil dont le requérant bénéficiait. Il n'est pas contesté qu'elle est intervenue sans que M. A n'ait été préalablement mis en mesure de présenter ses observations écrites. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2103778 dirigés contre cette décision, M. A est fondé à en demander l'annulation.
En ce qui concerne la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil :
7. M. A soutient qu'il n'entrait pas dans le champ d'application du 2° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'OFII, dans son mémoire en défense dans l'instance n° 2103778, n'apporte aucun élément de nature à établir que M. A aurait effectivement quitté le CAES de Fleury-les-Aubrais le 26 août 2021, ainsi que le mentionne le courrier du 2 septembre 2021. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2103778 dirigés contre la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil, M. A est fondé à en demander l'annulation.
En ce qui concerne le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil :
8. En raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé.
9. La décision du 7 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé de faire droit à la demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil de M. A n'aurait pu légalement être prise en l'absence de la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil. Ainsi, l'annulation pour excès de pouvoir de cette décision doit entraîner l'annulation par voie de conséquence de la décision par laquelle le directeur général de l'OFII a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de la requête n° 2103780.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le versement de l'allocation pour demandeur d'asile prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2. / Pour les personnes qui se sont vu reconnaître la qualité de réfugié prévue à l'article L. 511-1 ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l'article L. 512-1, le bénéfice de l'allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision ".
11. L'annulation de la décision de cessation des conditions matérielles d'accueil implique nécessairement que l'OFII procède au versement de l'allocation pour demandeur d'asile dont M. A a été illégalement privé. La décision de cessation ayant pris effet à compter du mois d'octobre 2021 et M. A s'étant vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui lui a été notifiée le 29 août 2022, le requérant a ainsi droit au versement de l'allocation pour demandeur d'asile pour la période d'octobre 2021 à septembre 2022. Il y a lieu d'enjoindre à l'OFII de procéder à ce versement dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'OFII, dans chacune des deux instances, le versement de la somme de 1 000 euros à Me Jaslet en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les décisions de sortie d'un lieu d'hébergement, de cessation des conditions matérielles d'accueil et de refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil prises à l'encontre de M. A par le directeur général de l'OFII sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint à l'OFII de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, au versement à M. A de l'allocation pour demandeur d'asile pour la période du mois d'octobre 2021 au mois de septembre 2022.
Article 4 : L'OFII versera à Me Jaslet, avocate de M. A, une somme de 1 000 euros dans chacune des deux instances en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
M. Lardennois, premier conseiller,
Mme Dicko-Dogan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2024.
L'assesseur le plus ancien,
Stéphane LARDENNOIS
Le président-rapporteur,
Frédéric DORLENCOURT
La greffière,
Isabelle METEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2103778
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026