vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2104254 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | FAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 novembre 2021 et le 2 novembre 2022, M. C B, représenté par Me Fau, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération en date du 1er septembre 2021 par laquelle le jury a prononcé son ajournement à l'examen de deuxième année du diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM2) révélé par son relevé de notes ;
2°) d'enjoindre à l'université de Tours, à titre principal, de l'inscrire en sixième année des études médicales eu égard à la moyenne supérieure à 10 dont il justifie par l'application à ses notes des coefficients réglementaires à l'issue de l'épreuve de rattrapage, et à titre subsidiaire, d'organiser une nouvelle session de rattrapage de l'UE " affections psychiatriques " dans des conditions conformes à l'application du règlement des modalités de contrôle des connaissances dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et, dans l'attente, de procéder à son inscription provisoire en sixième année de médecine ;
3°) de mettre à la charge de l'université de Tours la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'organisation de la session de rattrapage de l'UE " affections psychiatriques " était irrégulière car il n'apparaît pas que le responsable de cette UE ait jamais décidé " dans le mois qui suivait la rentrée " que cette session serait organisée sous forme d'oral alors que cette modalité est dérogatoire par rapport à celle de l'écrit, et en l'absence de choix opéré par l'enseignant en début d'année selon l'alternative proposée par le règlement et en l'absence de communication des modalités de l'examen dans le mois qui a suivi la rentrée universitaire, cette session de rattrapage devait être organisée sous forme d'épreuve écrite ; les modalités de cette session n'ont jamais été portées à la connaissance des étudiants dans le délai prescrit ; il ne s'est pas vu proposer d'alternative au déroulement oral en distanciel de cette session et s'est vu imposer une modalité de composition qu'il n'avait pu prévoir ; en outre, compte tenu des relations conflictuelles entretenues avec le professeur A, déjà pour une question de dysfonctionnement dans l'organisation des examens, il aurait refusé un oral dirigé par ce dernier et préféré une épreuve écrite sachant qu'il avait déjà réussi l'épreuve finale de contrôle des connaissances ; enfin, cette épreuve orale s'est déroulée en visio-conférence, ce qui n'était prévu par aucune disposition du règlement du DFASM2-MM2 et donc en méconnaissance de celui-ci ;
- la notation et le procès-verbal de la session de rattrapage de l'UE " affections psychiatriques " étaient irréguliers, aucune note n'a été renseignée dans le relevé de notes la concernant, lors de la proclamation des résultats, alors que pourtant la mention " AJ " (ajourné) est portée dans la colonne des résultats qui permet de conclure que l'ajournement a été prononcé indépendamment de sa prestation et qu'une note lui a ultérieurement été affectée afin de conforter l'ajournement préalablement prononcé ; la moyenne de l'UE, de 6,942 sur 20, résulte de la fausse application des coefficients de 60 % à l'épreuve de contrôle final des connaissances et de 40 % au contrôle continu, au lieu de respectivement 70 % et 30 % ; aucune appréciation n'est portée sur le procès-verbal de l'épreuve, obtenu a posteriori, ce qui ne permet pas de considérer qu'il rend compte de cette épreuve ;
- le jury n'était pas impartial car le professeur A nourrit du ressentiment à son égard et sans même avoir délibéré avec l'autre membre du jury, lui a signifié en fin d'épreuve que " ce serait insuffisant, vous devrez donc refaire les contrôles continus l'année prochaine " et ce alors que les 3/4 de réponses de l'étudiant se sont révélées exactes ; en raison des circonstances passées, cet enseignant aurait dû se déporter et n'aurait jamais dû pouvoir faire passer sous forme d'examen oral cette session de rattrapage ;
- le fait que les modalités de contrôle de connaissances (MCC) prévoient que les sessions de rattrapage puissent être organisées soit sous forme d'épreuve écrite, soit sous forme d'épreuve orale est de nature à créer une inégalité entre les candidats ; il n'est pas compréhensible que le sort du passage dans l'année supérieure puisse être réglé à l'issue d'une épreuve de rattrapage, arbitrairement organisée sous forme orale d'une durée limitée de 15 minutes alors que s'il s'était agi d'une épreuve sous forme écrite, l'étudiant aurait bénéficié d'une durée de 1 heure garantie par les MCC ; l'épreuve orale ne présente pas les caractéristiques de garantie de l'épreuve écrite qui permet en cas de subjectivité de la correction, d'exercer la faculté de consulter sa copie et de contester l'appréciation voire la notation ;
- en l'espèce l'ajournement a un caractère disproportionné puisqu'il le conduit à redoubler sa cinquième année alors qu'il a validé 12 UE sur 13 et alors qu'il a obtenu la note de 11,57/20 au titre de l'examen de contrôle des connaissances de l'UE " affections psychiatriques ", seule la note de contrôle continu faisant défaut, ce qui a entraîné l'épreuve de rattrapage irrégulièrement organisée et la note de 7/20 qui ne semble pas justifiée et alors que la cinquième année se compose à parties égales de stages cliniques et d'enseignements théoriques sous forme de 13 UE, et qu'une seule UE représente donc 1/13 de 50 % de l'activité totale de l'année soit 3,3 % dont il a validé l'épreuve de contrôle final qui vaut 70 % ; il est amené à redoubler une année entière au vu de la seule note de contrôle continu affectée d'un coefficient de 30 % soit environ 1 % des enseignements faisant l'objet d'une notation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 septembre 2022 et le 13 décembre 2022, l'université de Tours conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le requérant a été admis par délibération du jury en date du 30 juin 2022 en 6ème année de médecine et sa requête est désormais sans objet ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 7 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Keiflin,
- les conclusions de M. Joos, rapporteur public,
- et les observations de M. D, représentant l'université de Tours.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, inscrit en deuxième année du diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM2) au titre de l'année universitaire 2020-2021, a fait l'objet d'une délibération du jury prononçant son ajournement de la deuxième année révélé par son relevé de notes, dont il demande l'annulation, qui comporte la mention " ajourné " en seconde session à l'examen de rattrapage de l'unité d'enseignement (UE) " affections psychiatriques ". Dans le cadre de cette UE, M. B a validé l'épreuve finale de contrôle des connaissances mais pas l'épreuve de contrôle continu matérialisé lors de la crise sanitaire sous forme de quatre questionnaires à remplir en ligne car il avait contracté en cours d'année le virus de la covid-19. Il a été convoqué à une séance de rattrapage organisée sous une forme orale, le 26 août 2021, en visio-conférence et dirigée par le Pr. A, responsable de l'UE " affections psychiatriques " en présence du Pr. Bonnet-Brihaut. Suite à une demande de M. B, le service de la scolarité de la faculté de médecine lui a communiqué par un courrier du 12 octobre 2021 le procès-verbal de l'épreuve orale comportant l'indication de la note de 7 sur 20.
Sur l'exception de non-lieu opposée en défense par l'université de Tours :
2. Si l'université de Tours fait valoir que les conclusions de la requête de M. B sont devenues sans objet dès lors que le requérant a été admis en année supérieure et, plus particulièrement, a validé l'unité d'enseignement " affections psychiatriques " avec une moyenne de 13,122/20 révélée par le relevé de notes au titre de l'année universitaire 2021-2022, cette circonstance n'a ni pour objet ni pour effet de retirer ou d'abroger la décision attaquée. Par suite, les conclusions de la requête conservent leur objet. Il y a donc lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'éducation, dans sa rédaction applicable au litige : " () Les modalités de ce contrôle tiennent compte des contraintes spécifiques des étudiants accueillis au titre de la formation continue. (). Elles doivent être arrêtées dans chaque établissement au plus tard à la fin du premier mois de l'année d'enseignement et elles ne peuvent être modifiées en cours d'année. () ".
4. Aux termes du titre 2 du règlement du DFASM2 et des MCC : " () Les étudiants n'ayant pas obtenu la moyenne à une ou plusieurs UE (10/20) sont convoqués à la session de rattrapage relative à ces UE. / La nature de la session de rattrapage peut être sous forme d'écrit ou d'oral sur décision de l'enseignant responsable de l'UE, et non plus exclusivement sous forme d'écrit. Les modalités d'examens seront portées à la connaissance de l'étudiant dans le mois qui suit la rentrée universitaire. À titre exceptionnel, sur proposition du jury de la 1ère session, une épreuve orale de rattrapage peut être proposée en alternative à l'épreuve écrite prévue au MCC en fonction du nombre d'étudiants concerné (maximum 10). " .
5. Le principe d'égalité ne s'oppose pas à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un comme l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier.
6. En premier lieu, M. B soutient que l'organisation de la seconde session de l'unité d'enseignement (UE) " affections psychiatriques " est irrégulière dès lors que le responsable de cette UE n'a pas opéré de choix sur l'alternative entre l'épreuve sous la forme écrite ou orale, que ces modalités d'examen n'ont pas été portées à la connaissance des étudiants dans le mois qui suit la rentrée, que le recours à la visioconférence par l'utilisation d'une session " teams " n'est pas prévu dans les modalités de contrôle des connaissances (MCC) et que l'absence d'enregistrement de la session l'a privé de garanties en cas de contestation. Il soutient également que le régime dérogatoire de l'examen sous la forme orale méconnaît le principe d'égalité entre les candidats, d'une part, quant aux modalités de passage de l'examen puisque certains candidats seront soumis à une épreuve orale en fonction d'un critère aléatoire lié au nombre d'étudiants concernés, et d'autre part, quant aux modalités d'évaluation de l'examen puisque la forme orale ne permet pas un contrôle rétrospectif du déroulement de l'épreuve contrairement à l'épreuve écrite qui permet d'exercer le droit à consulter la copie.
7. Il ressort des pièces du dossier qu'à défaut de choix de l'enseignant responsable de l'UE " affections psychiatriques " sur la nature des épreuves de rattrapage, le jury d'examen a fait le choix d'organiser, au regard du nombre d'étudiants concernés, soit sept étudiants, une épreuve sous la forme orale pour la session de rattrapage. En l'espèce, les étudiants en ont été informés par un mail du 15 juillet 2021 pour un examen fixé le 26 août suivant. La circonstance que l'université n'apporte pas la preuve que le choix de ce régime dérogatoire sous la forme orale a été pris sur proposition du jury de la première session, est sans incidence sur la régularité de l'organisation de l'examen. De même, la circonstance que l'épreuve a été organisée en distanciel via l'application " teams " sans enregistrement, alors que les MCC n'apportent aucune précision sur les modalités d'organisation en présentiel ou en distanciel, n'est pas de nature à vicier l'organisation de cette session. Par ailleurs, la circonstance que des étudiants n'ayant pas obtenu la moyenne à une unité d'enseignement entraîne la convocation à une session de rattrapage permet, en tant que telle, des différences sur les modalités d'examen en vue de valider le passage dans l'année supérieure, et au demeurant, il ne ressort pas des pièces du dossier que le déroulement de l'examen en distanciel n'aurait pas présenté les mêmes garanties qu'un examen en présentiel. Par suite, le moyen tiré de l'organisation irrégulière de la seconde session de rattrapage de l'unité d'enseignement " affections psychiatriques " et de la méconnaissance du principe d'égalité entre les candidats doit être écarté.
8. En deuxième lieu, ni l'appréciation portée par le jury d'un examen sur la valeur des prestations des candidats ni les principes de correction retenus par le jury ne sont susceptibles d'être contestés devant le juge administratif. Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à un jury d'examen d'assortir les notes attribuées aux copies d'une motivation ou d'indications relatives au respect d'un barème de notation.
9. M. B soutient que la notation et le procès-verbal de la seconde session de l'UE " affections psychiatriques " sont irréguliers dès lors qu'aucune note n'a été renseignée dans le relevé de notes alors que la mention " ajourné " a été portée dans la colonne des résultats, ce qui permet de conclure que la décision d'ajournement a été prise indépendamment de sa prestation et que la note attribuée ultérieurement visait à conforter l'ajournement prononcé. En outre, il soutient, sans être contesté par l'université de Tours, que la moyenne de l'UE de 6,942 sur 20 résulte de la fausse application des coefficients de 60 % à l'épreuve de contrôle final des connaissances et de 40 % au contrôle continu, au lieu de respectivement 70 % et 30 %. Il soutient également que le procès-verbal de l'épreuve obtenu a posteriori ne comporte aucune appréciation, ce qui ne permet pas de rendre compte de l'épreuve.
10. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si le relevé de notes comporte une erreur matérielle dès lors que la note obtenue pour la session de rattrapage de l'UE " affections psychiatriques " n'est pas mentionnée, le procès-verbal de l'examen indique une note attribuée de 7 sur 20. Dans ces conditions, quand bien même la moyenne retenue pour la première session aurait été de 8,099 sur 20 au lieu de 6,942 sur 20, eu égard à la mauvaise application des coefficients, le requérant restait toutefois ajourné pour l'unité d'enseignement concernée. Par ailleurs, la circonstance que le procès-verbal de cette session de rattrapage ne comporte aucune appréciation ne saurait, ainsi qu'il résulte du point 8, être utilement invoquée par le requérant. Par suite, le moyen tiré du caractère irrégulier de la notation et du procès-verbal de la seconde session de l'UE concernée doit être écarté.
11. En troisième lieu, M. B soutient que l'un des examinateurs le professeur A, qui lui a signifié en fin d'épreuve que " ce serait insuffisant, vous devrez donc refaire les contrôles continus l'année prochaine " alors que les 3/4 de ses réponses se sont révélées exactes, nourrit du ressentiment à son égard, et que la concertation avec l'autre examinateur fait défaut. Toutefois, d'une part, il n'établit aucunement la valeur des réponses dont il allègue, les attestations qu'il produit, l'une rédigée par ses soins et la seconde par un ami qui aurait été présent lors de l'examen par visioconférence, ne présentant pas un caractère suffisamment probant pour démontrer le niveau de ses réponses ni l'existence d'une animosité de l'un des examinateurs à son encontre. D'autre part, il est constant que le professeur A n'était pas le seul examinateur, et par suite à supposer qu'ainsi que le requérant le soutient une situation conflictuelle existe depuis plusieurs années entre lui et cet enseignant, cette circonstance pour regrettable qu'elle soit, est sans incidence, les deux examinateurs qui ont procédé à une évaluation conjointe du requérant n'ayant pas à se prononcer sur son ajournement qui relève de la seule compétence du jury. Par suite et alors que les circonstances que le jury d'examen n'ait pas été informé de la situation conflictuelle entre M. B et l'un des examinateurs, à la supposer avérée, que le jury n'était pas présent lors de l'examen et qu'aucun de ses membres ne disposent de compétences dans le domaine des affections psychiatriques sont sans incidence, le moyen tiré du défaut d'impartialité du jury d'examen doit être écarté.
12. En dernier lieu, M. B soutient que la délibération du jury prononçant son ajournement est manifestement disproportionnée car elle a entraîné un retard d'une année entière dans son cursus universitaire alors qu'il avait validé 12 UE sur 13. Toutefois, ledit ajournement résulte de l'application même du règlement des examens, la circonstance que la note de 7 sur 20 ne serait pas justifiée dès lors qu'il a obtenu la note de 11,57 sur 20 au titre de l'examen de contrôle des connaissances de ladite UE " affections psychiatriques " ne pouvant être utilement invoquée par le requérant dès lors que l'appréciation d'un jury d'examen n'est pas susceptible de contestation. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'il présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à l'université de Tours.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère,
Mme Keiflin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La rapporteure,
Laura KEIFLIN
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La greffière,
Sarah LEROY
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026