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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2200062

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2200062

lundi 19 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2200062
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantATTALI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2022, Mme A C, représentée par Me Attali, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 novembre 2021 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays dont elle a la nationalité ou tout pays dans lequel elle est légalement admissible comme pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre à la préfète d'Indre-et-Loire de lui communiquer l'avis du collège des médecins ;

3°) d'enjoindre à la préfète d'Indre-et-Loire de lui délivrer un certificat de résidence d'un an, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de l'enjoindre à réexaminer sa situation dans le même délai et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

Sur la décision de refus de titre de séjour :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente compte tenu du caractère général et imprécis de la délégation de signature dont elle bénéficie ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- il n'a pas été procédé à un examen attentif et sérieux de sa situation ;

- cette décision est entachée d'un vice de procédure du fait de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;

- la préfète s'est cru à tort liée par l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne pourra pas bénéficier en Algérie des soins que nécessite son état de santé ;

- elle est également entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle dès lors qu'elle est parfaitement intégrée dans la société française.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que la préfète s'est estimée à tort en situation de compétence liée par rapport à l'avis du collège de médecins ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2022, la préfète d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens invoqués par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A C, ressortissante algérienne née le 8 novembre 1964, est entrée en France le 28 septembre 2017 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile mais sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 28 février 2018 puis par la Cour nationale du droit d'asile le 10 août suivant. Elle a fait l'objet, le 25 septembre 2018, d'une obligation de quitter le territoire français. Mme C ayant, entretemps, sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, s'est vu délivrer le 14 mars 2019 un certificat de résidence d'une durée de neuf mois sur le fondement des stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, régulièrement renouvelé par la suite et, en dernier lieu, jusqu'au 13 juin 2021. Le 17 juin 2021, l'intéressée a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Toutefois, estimant que les conditions fixées n'étaient plus remplies, la préfète d'Indre-et-Loire a par un arrêté du 2 novembre 2021 dont Mme C sollicite l'annulation, rejeté sa demande et assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination de l'Algérie ou de tout pays où elle serait légalement admissible.

Sur les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme Nadia Seghier, secrétaire générale de la préfecture d'Indre-et-Loire. Par un arrêté du 21 mai 2021, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, la préfète d'Indre-et-Loire a donné délégation à Mme B " à l'effet de signer tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département ou de l'exercice des pouvoirs de police administrative, générale ou spéciale, de la préfète, y compris : / - les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile () ". Contrairement à ce que soutient Mme C, cette délégation de signature n'est ni générale, ni imprécise. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Si Mme C soutient que la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée, il ressort toutefois des pièces du dossier que l'arrêté contesté vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et les stipulations de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, dont il fait application. Par ailleurs, elle mentionne la date de naissance, la nationalité et la date d'entrée en France de la requérante et fait référence à sa situation administrative et, notamment, à la circonstance qu'elle a fait l'objet, depuis cette date, d'une mesure d'éloignement après le rejet de sa demande d'asile, avant de se voir délivrer, par la suite, plusieurs certificats de résidence algériens sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien, dont le dernier expirait le 13 juin 2021. La décision indique également les éléments caractérisant sa situation au regard de son état de santé, en particulier que si elle nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine vers lequel elle peut voyager sans risque. L'arrêté précise, en outre, que la requérante n'est pas dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où elle n'allègue pas être exposée à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et que rien ne s'oppose à ce qu'elle y retourne. Par conséquent, et alors que la préfète n'avait pas à mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments de fait se rapportant à la situation de Mme C, cette dernière n'est pas fondée à soutenir que la motivation de la décision attaquée serait stéréotypée et sommaire en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré d'un défaut de motivation du refus de titre de séjour doit, dès lors, être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'avant de refuser de délivrer un titre de séjour à Mme C, la préfète d'Indre-et-Loire n'aurait pas procédé à un examen complet et sérieux de sa situation. Le moyen tiré d'un tel défaut d'examen doit donc être écarté.

6. En quatrième lieu, si pour refuser de délivrer à Mme C le titre de séjour qu'elle sollicitait, la préfète d'Indre-et-Loire s'est appropriée les termes de l'avis rendu le 27 septembre 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'elle se serait estimée en situation de compétence liée au regard de cet avis.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".

8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dont il peut effectivement bénéficier dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et des éventuelles mesures d'instruction qu'il peut toujours ordonner.

9. Pour refuser de délivrer à Mme C un titre de séjour en qualité d'étrangère malade, la préfète d'Indre-et-Loire s'est fondée sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 27 septembre 2021, dont il ressort que l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel elle peut voyager sans risque. Mme C fait valoir que si le cancer du rein dont elle souffrait depuis 2016, et qui a justifié la délivrance des précédents certificats de résidence algériens dont elle a bénéficié entre mars 2019 et juin 2021, est stabilisé, elle souffre toujours de douleurs articulaires et rhumatismales importantes et ajoute qu'une dégradation de sa fonction rénale a été, à nouveau, constatée. Elle se prévaut à l'appui de ses affirmations, outre de deux certificats médicaux datés du 6 septembre et du 8 octobre 2018, concomitants de son premier titre de séjour délivré le 14 mars 2019 et dont l'ancienneté ne permet pas toutefois d'attester de son état de santé actuel, de deux résultats de scanner thoraco-abdomino-pelvien réalisés les 19 janvier et 20 avril 2022, lesquels sont postérieurs à la décision attaquée et se bornent à conclure à l'intérêt d'un avis spécialisé en raison de la majoration volumique du nodule pulmonaire apical gauche. Or ces derniers documents ne suffisent pas, à eux-seuls, à remettre en cause le bien-fondé de l'avis émis le 27 septembre 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et ne permettent pas d'établir que Mme C ne pourrait effectivement bénéficier en Algérie d'un traitement approprié à son état de santé actuel. Par suite, en refusant son admission au séjour pour raisons de santé, la préfète d'Indre-et-Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation.

10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". En vertu de ces dispositions, le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent les conditions prévues aux articles précités, ou aux stipulations équivalentes de l'accord franco-algérien, auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui sollicitent un tel titre.

11. Il résulte de ce qui précède que Mme C ne remplit pas les conditions prévues par les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, équivalentes à celles de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de ce que la décision litigieuse serait entachée d'un vice de procédure faute pour la préfète d'Indre-et-Loire d'avoir saisi pour avis la commission du titre de séjour doit, dès lors, être écarté.

12. En dernier lieu, Mme C, qui a déclaré être divorcée avec un enfant majeur vivant en Algérie, ne fait pas état d'attaches personnelles en France alors qu'elle n'en est pas dépourvue dans son pays d'origine où résident également ses frères et sœurs. Par ailleurs, la seule circonstance qu'elle a régulièrement réalisé des missions d'interprétation franco-arabe au sein de l'unité locale de Tours Plus de la Croix-Rouge française et au profit de personnes en difficulté se présentant auprès de la permanence d'accès aux soins de santé psychiatrique du centre hospitalier régional universitaire de Tours, ne suffit pas à justifier d'une particulière intégration sur le territoire français. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la préfète aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle en refusant de lui délivrer un titre de séjour.

Sur les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, Mme C soutient que la préfète d'Indre-et-Loire s'est cru en situation de compétence liée et n'a pas fait usage de son pouvoir discrétionnaire. Toutefois, il ne ressort pas des termes de l'arrêté en cause que la préfète se serait estimée en situation de compétence liée par l'avis du collège des médecins dont elle pouvait s'approprier les termes. Dans ces conditions, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur de droit.

14. En second lieu, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, la décision de refus de titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

Sur les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas illégale, Mme C n'est pas fondée à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

17. Mme C soutient qu'elle a des craintes pour sa vie et son intégrité physique en cas de retour dans son pays d'origine où les violences familiales et conjugales sont fréquentes et où demeure une insécurité juridique en dépit de l'entrée en vigueur en 2016 d'une loi contre les violences faites aux femmes. Toutefois, elle n'établit par aucune pièce probante la réalité et l'actualité des risques qu'elle dit encourir personnellement en cas de retour en Algérie, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile et qu'il résulte au surplus de ses propres écritures qu'elle est allée en visite en Algérie dans sa famille, en 2020 notamment. Dès lors, la préfète d'Indre-et-Loire n'a pas méconnu l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en fixant le pays de destination.

18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 2 novembre 2021 par lequel la préfète d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la préfète d'Indre-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Rouault-Chalier, présidente,

M. Viéville, premier conseiller,

M. Nehring, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2022.

La présidente-rapporteure

Patricia D

L'assesseur le plus ancien,

Sébastien VIEVILLE

La greffière,

Emilie DEPARDIEU

La République mande et ordonne à la préfète d'Indre-et-Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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