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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2200382

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2200382

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2200382
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantMOYSAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 12 janvier 2022, le 26 janvier 2022, le 16 février 2022, le 6 août 2022, le 25 août 2022, le 16 décembre 2022, le 17 décembre 2022 le 15 février 2023, des mémoires enregistrés le 19 avril 2023, le 8 juin 2023, le 2 février 2024, le 16 mai 2024, le 7 juin 2024, le 14 juin 2024 et le 2 septembre 2024, non communiqués et un mémoire récapitulatif présenté en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative enregistré le 14 juin 2024, M. A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2021 par lequel le maire de Rouziers-de-Touraine a délivré à l'EARL GFC du Boulay un permis de construire portant sur la construction d'un hangar de stockage et de deux silos ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2006 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 4702 ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre à l'Etat d'exécuter la décision n°425424 du Conseil d'Etat du 15 avril 2021 ;

4°) à titre subsidiaire, d'annuler ou de modifier le décret n° 2022-422 du 25 mars 2022 relatif à l'évaluation environnementale des projets.

Il soutient que :

- le dossier de demande de permis est irrégulier en raison de l'apposition d'une note adhésive ;

- la demande de permis de construire a été modifiée en cours d'instruction ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en ce qu'il ne comporte pas suffisamment de photographies des lieux avoisinants ;

- l'arrêté méconnait l'article A3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Rouziers-de-Touraine ;

- le projet méconnait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison du risque d'incendie et d'explosion résultant du stockage d'engrais ;

- le projet a été illégalement dispensé de la réalisation d'une étude d'impact environnemental ;

- l'arrêté méconnait l'article 1er de la Constitution ;

- l'arrêté méconnait les dispositions des articles 1, 2, 3 et 5 de la Charte de l'environnement.

Par un mémoire enregistré le 8 septembre 2022, l'EARL GFC du Boulay, représentée par Me Moysan, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2023, et un mémoire enregistré le 2 septembre 2024 non-communiqué, la commune de Rouziers-de-Touraine, représentée par Me Dalibard, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. A d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

S'agissant des conclusions à fins d'annulation de l'arrêté accordant un permis de construire :

- la requête est irrecevable en l'absence de notification, par le requérant, d'une copie de son recours contentieux en application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- la requête est irrecevable faute pour le requérant de justifier de son intérêt à agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

S'agissant des autres conclusions :

- les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2006 et du décret du 25 mars 2022 et à l'exécution de la décision n° 425424 du Conseil d'Etat du 15 avril 2021 sont portées devant une juridiction incompétente pour en connaître ;

- les conclusions à fin d'annulation de ces actes sont irrecevables en ce qu'elles sont, d'une part, nouvelles et, d'autre part, tardives ;

- les conclusions à fins d'injonction sont irrecevables car formulées en dehors du champ d'application des dispositions des articles L. 911-1 du code de justice administrative ;

- les conclusions à fin de réformation du décret du 25 mars 2022 sont tardives.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Constitution ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gasnier, rapporteur

- les conclusions de Mme Best-De Gand, rapporteure publique,

- et les observations de M. A et de Me Thuilleaux, représentant la commune de Rouziers-de-Touraine.

Une note en délibéré, enregistrée le 7 novembre 2024, a été produite par M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Le 8 juillet 2021, l'EARL GFC du Boulay, a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation d'un hangar agricole, de deux silos et d'une voie d'accès, sur des parcelles cadastrées section ZA 36, 37, 39 et 68, situées au lieu-dit " Le Grand Boulay " sur le territoire de la commune de Rouziers-de-Touraine (Indre-et-Loire). Par arrêté du 17 novembre 2021, le maire de la commune de Rouziers-en-Touraine a délivré le permis de construire sollicité. M. A, propriétaire d'une maison d'habitation implantée sur la parcelle cadastrée ZA n°30, demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, la circonstance qu'une note adhésive a été apposée sur le dossier de demande de permis de construire est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.

3. En deuxième lieu, en l'absence de dispositions expresses du code de l'urbanisme y faisant obstacle, il est loisible à l'auteur d'une demande de permis de construire d'apporter à son projet, pendant la phase d'instruction de sa demande et avant l'intervention d'une décision expresse ou tacite, des modifications qui n'en changent pas la nature, en adressant une demande en ce sens accompagnée de pièces nouvelles qui sont intégrées au dossier afin que la décision finale porte sur le projet ainsi modifié.

4. Le requérant fait valoir que l'usage du hangar aurait été modifié durant l'instruction. Toutefois, la seule circonstance que le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) a interprété la demande de permis de construire comme portant sur un hangar de stockage de céréales ne permet pas de démontrer que le dossier de demande aurait évolué en cours d'instruction. En tout état de cause, la modification alléguée de l'usage du hangar ne remet pas en cause la nature du projet tel que présenté dans le dossier de demande, sa destination demeurant agricole. Par suite, le moyen tiré de ce que la demande de permis de construire aurait été modifiée au cours de l'instruction doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain () ".

6. Il ressort du dossier de demande de permis de construire qu'ont été joints sept photographies de l'environnement proche et lointain du projet et un document graphique représentant le projet, des plans de coupe matérialisant la hauteur des constructions et un plan de situation satellite permettant d'identifier la localisation du projet au sein du hameau. Ces éléments étaient suffisants pour permettre au service instructeur d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement au sens des dispositions citées au point précédent, sans que soit établie la nécessité de produire des photographies du hameau. M. A n'est, par suite, pas fondé à soutenir que le dossier de demande de permis de construire serait incomplet.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article A 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatif aux accès : " () L'accès doit être aménagé de façon à ne pas entraîner de risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celles des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. / Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, les constructions peuvent être autorisées sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre. "

8. Premièrement, d'une part, il ressort des pièces du dossier que la circulation des engins agricoles est déjà en partie préexistante sur le site du projet constitué notamment des terres agricoles cultivées sur les parcelles ZA n°36, 37, 38 et 69. Dès lors, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'accroissement du trafic généré par le projet excèderait les inconvénients normaux liés à la proximité d'une exploitation agricole ni qu'il engendrerait un risque pour la salubrité et la sécurité publiques justifiant un refus de permis de construire. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'accès projeté sera d'une largeur de 5 mètres, suffisante pour permettre aux engins agricoles d'entrer sur le site, et sera aménagé perpendiculairement à la rue de Boisrimont, laquelle ne dessert qu'un nombre très limité de constructions situées dans le hameau du Grand-Boulay. Il ressort également des pièces du dossier que la visibilité au niveau de cette intersection sera dégagée permettant ainsi aux véhicules de s'engager de manière sécurisée sur la route dont il est constant qu'elle n'est que très peu empruntée. L'accès projeté n'est, par suite, pas de nature à créer un risque pour la sécurité des usagers au sens des dispositions précitées. Enfin, en l'absence de risque pour la sécurité publique induit par l'accès envisagé, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'accès au site devait être limité au seul accès existant. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article A3 du règlement du PLU doit par suite être écarté.

9. Deuxièmement, le requérant ne peut utilement invoquer la circonstance que la position de l'accès du projet réalisé diffère de celle déclarée dans le dossier de demande de permis de construire, cette circonstance ayant trait à l'exécution du permis de construire et non à sa légalité.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

11. Il appartient à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent.

12. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas du dossier de demande de permis de construire que le hangar sera destiné au stockage d'engrais ammonitratés. Dès lors, le risque d'explosion ou d'incendie induit par le projet n'est pas établi. En tout état de cause, d'une part, eu égard au caractère ouvert du hangar et à son volume, la probabilité de réalisation du risque d'explosion, qui serait lié au mélange des engrais avec des matières incompatibles, apparaît faible. D'autre part, le permis accordé est assorti des prescriptions proposées par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) dans son avis sur le projet de construction. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le risque pour la sécurité publique serait caractérisé de telle sorte qu'il aurait justifié de refuser la délivrance du permis demandé. Par suite, le maire n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en délivrant le permis de construire en litige.

13. En sixième lieu, aux termes du II de l'article L. 122-1 du code de l'environnement : " Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas. / Pour la fixation de ces critères et seuils et pour la détermination des projets relevant d'un examen au cas par cas, il est tenu compte des données mentionnées à l'annexe III de la directive 2011/92/ UE modifiée du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement () ".

14. A supposer que le requérant soulève le moyen tiré de ce que le projet devait faire l'objet d'une étude d'impact après examen au cas par cas, selon le mécanisme dit de la " clause-filet ", il ne ressort pas des pièces du dossier que la seule construction d'un hangar de stockage de 384 m², dont il ne ressort pas du dossier de demande qu'il serait destiné à l'entreposage d'ammonitrates, et de deux silos d'une dizaine de mètres de hauteur, implantés dans une zone agricole ne revêtant pas une sensibilité environnementale particulière, devait faire l'objet d'une étude d'impact. Le moyen doit donc être écarté.

15. En septième lieu, le requérant ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article 1er de la Constitution, et des articles 1er, 2 et 3 de la Charte de l'environnement à l'appui de conclusions à fins d'annulation d'un permis de construire.

16. En huitième lieu, aux termes de l'article 5 de la Charte de l'environnement : " Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ". Il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'il n'est pas établi que le hangar projeté sera destiné au stockage d'engrais composés de nitrates d'ammonium. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que les risques associés à l'explosion de nitrates d'ammonium seraient incertains en l'état des connaissances scientifiques, leur stockage étant notamment soumis, au-delà d'un certain seuil, à la législation des installations classées. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution ne peut dès lors qu'être écarté.

17. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par la commune de Rouziers-de-Touraine et l'EARL GFC du Boulay, les conclusions d'annulation de M. A dirigées à l'encontre de l'arrêté du 17 novembre 2021 doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées à titre subsidiaire :

18. Aux termes de l'article R. 351-4 du code de justice administrative : " Lorsque tout ou partie des conclusions dont est saisi un tribunal administratif, une cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat relève de la compétence d'une de ces juridictions administratives, le tribunal administratif, la cour administrative d'appel ou le Conseil d'Etat, selon le cas, est compétent, nonobstant les règles de répartition des compétences entre juridictions administratives, pour rejeter les conclusions entachées d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance, pour constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur tout ou partie des conclusions ou pour rejeter la requête en se fondant sur l'irrecevabilité manifeste de la demande de première instance ". Aux termes de l'article R. 311-1 du même code : " Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : 1° Des recours dirigés contre les ordonnances du Président de la République et les décrets ; / 2° Des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres () ".

19. En premier lieu, M. A demande, aux termes de son mémoire complémentaire du 15 décembre 2023 et du mémoire récapitulatif produit le 14 juin 2024 en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, l'annulation de l'arrêté ministériel du 6 juillet 2006 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 4702 ainsi que l'annulation et la modification du décret du 25 mars 2022 relatif à l'évaluation environnementale des projets. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, à la date d'enregistrement de ce mémoire, le délai de recours contentieux de deux mois pour contester ces deux actes réglementaires lesquels ont été publiés au journal officiel de la République Française, était expiré. Par suite, les fins de non-recevoir opposée par la commune de Rouziers-de-Touraine sur ces points doivent être accueillies.

20. En deuxième lieu, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration, à titre principal, en dehors des procédures particulières prévues aux articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, la commune de Rouziers-de-Touraine est fondée à soutenir que les conclusions de M. A tendant à l'exécution de la décision n°425424 du Conseil d'Etat du 15 avril 2021 sont irrecevables. Au demeurant, une telle demande d'exécution ne peut être formulée que dans le cadre de l'instance enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat sous le numéro 425424, sur le fondement des dispositions des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, et par les parties présentes à cette instance.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A tendant, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2006 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 4702, d'autre part, à l'annulation et à la modification du décret n° 2022-422 du 25 mars 2022 relatif à l'évaluation environnementale des projets, et, enfin, à ce qu'il soit enjoint à l'Etat d'exécuter la décision n°425424 du Conseil d'Etat du 15 avril 2021, ne peuvent qu'être rejetées, sans qu'il soit besoin de transmettre ces demandes au Conseil d'Etat.

Sur les frais liés au litige :

22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A les sommes demandées par la commune de Rouziers-en-Touraine et par l'EARL GFC du Boulay sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'EARL GFC du Boulay et de la commune de Rouziers-de-Touraine présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Rouziers-de-Touraine et à l'EARL GFC du Boulay.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Lacassagne président,

M. Gasnier, conseiller,

Mme Ploteau, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.

Le rapporteur,

Paul GASNIER

Le président,

Denis LACASSAGNELa greffière,

Frédérique GAUTHIER

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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