mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2200564 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | WEINKOPF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 février 2022 et le 10 avril 2024, la société France Terroir, représentée par Me Weinkopf, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) de Loir-et-Cher en date du 21 décembre 2021 refusant la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage conclu entre elle et Mme B C ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision contestée qui est un " copié-collé " de la décision de fin d'apprentissage d'un autre apprenti est entachée d'un défaut de motivation qui révèle un défaut d'examen particulier de la situation de Mme C ;
- cette décision qui reprend l'ensemble des griefs dirigés à son encontre dans ses relations contractuelles avec un autre apprenti, M. A, alors que le contexte est différent et les conditions de travail de Mme C n'étaient pas identiques à celles de cet autre apprenti est entachée d'erreur de faits, les griefs n'étant pas avérés ;
- pour les mêmes motifs elle est entachée d'erreur d'appréciation alors que Mme C n'a formulé aucune remarque sur les conditions de son apprentissage et qu'elle accueille depuis de nombreuses années différents apprentis et jusqu'au recrutement de M. A, elle n'a fait l'objet d'aucune observation négative ou alerte de la part de ses apprentis et des établissements pédagogiques correspondants.
Par des mémoires en défense enregistré le 24 juin 2022 et le 7 mai 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lefebvre-Soppelsa ;
- les conclusions de M. Joos, rapporteur public ;
- et les observations de Me Weinkopf représentant la société France Terroir.
Considérant ce qui suit :
1. La société France Terroir, créée en 2015, qui a pour activité la " restauration (traditionnelle), bistronomique, dégustation œnologique, bar à vin, épicerie, vente à distance de produits du terroir, vente à emporter de plats préparés et paniers assemblés, opérations événementielles et touristiques, opérations commerciales et ambulantes, vente en gros " exploite un établissement à Blois. Le 8 septembre 2020, elle a engagé M. A en contrat d'apprentissage en qualité d'apprenti polyvalent vente alimentaire en vue de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Le 31 août 2021, elle a embauché Mme B C, née le 27 juillet 2002, alors étudiante en deuxième année de BTS " management commercial opérationnel ", en contrat d'apprentissage pour une durée d'un an. A la suite d'un signalement en date du 8 novembre 2021 émanant de la mère de M. A, faisant état d'une dégradation de ses conditions de travail au sein du même établissement depuis plusieurs mois, un contrôle des conditions dans lesquelles se déroulent les contrats d'apprentissage a été initié par les services de l'administration du travail à l'issue duquel les inspectrices du travail ont adressé le 10 décembre 2021 deux rapports à la directrice de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) de Loir-et-Cher et lui ont proposé de suspendre les contrats d'apprentissage de M. A et de Mme C. Par deux décisions du 13 décembre 2021, le DDETSPP de Loir-et-Cher a notifié à la société France Terroir la suspension des deux contrats au motif d'un risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale des apprentis. Par décisions en date du 13 décembre 2021, notifiées le 14 décembre 2021, la DDETSPP de Loir-et-Cher a suspendu les contrats d'apprentissage de M. A et de Mme C au sein de la société France Terroir au motif qu'il existe un risque sérieux d'atteinte à la santé et à l'intégrité morale de chacun de ces deux apprentis et laissé à M. D, gérant de la société France Terroir, la possibilité de faire valoir ses observations avant le 20 décembre 2021, de même qu'à chacun des deux apprentis. Par décisions du 21 décembre 2021, la DDETSPP de Loir-et-Cher a refusé la reprise de l'exécution de ces contrats d'apprentissage et prononcé leur rupture, fait obligation à la société de verser aux salariés les sommes dues jusqu'au terme normal des contrats et lui a interdit pour une durée de cinq ans de recruter ou d'accueillir de nouveaux apprentis ainsi que des jeunes titulaires d'un contrat d'insertion en alternance. La société France Terroir demande l'annulation de la décision de la DDETSPP de Loir-et-Cher en date du 21 décembre 2021 refusant la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage conclu entre elle et Mme B C.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 6221-1 du code du travail : " Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail de type particulier conclu entre un apprenti ou son représentant légal et un employeur. / L'employeur s'engage, outre le versement d'un salaire, à assurer à l'apprenti une formation professionnelle complète, dispensée pour partie en entreprise et pour partie en centre de formation d'apprentis ou section d'apprentissage. () ". Aux termes de l'article L. 6223-3 du même code : " L'employeur assure dans l'entreprise la formation pratique de l'apprenti. / Il lui confie notamment des tâches ou des postes permettant d'exécuter des opérations ou travaux conformes à une progression annuelle définie par accord entre le centre de formation d'apprentis et les représentants des entreprises qui inscrivent des apprentis dans celui-ci. " et aux termes de l'article L. 6223-5 du même code : " La personne directement responsable de la formation de l'apprenti et assumant la fonction de tuteur est dénommée maître d'apprentissage. / Le maître d'apprentissage a pour mission de contribuer à l'acquisition par l'apprenti dans l'entreprise des compétences correspondant à la qualification recherchée et au titre ou diplôme préparés, en liaison avec le centre de formation d'apprentis. () ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 6225-4 du code du travail : " En cas de risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de l'apprenti, l'agent de contrôle de l'inspection du travail mentionné à l'article L. 8112-1 ou le fonctionnaire de contrôle assimilé propose au directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi la suspension du contrat d'apprentissage. / Cette suspension s'accompagne du maintien par l'employeur de la rémunération de l'apprenti. " et, aux termes de l'article L. 6225-5 du même code : " Dans le délai de quinze jours à compter du constat de l'agent de contrôle, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi se prononce sur la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage. / Le refus d'autoriser la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage entraîne la rupture de ce contrat à la date de notification du refus aux parties. Dans ce cas, l'employeur verse à l'apprenti les sommes dont il aurait été redevable si le contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme ou jusqu'au terme de la période d'apprentissage. ". En l'espèce, la décision de refus de reprise du contrat a été prise au motif que l'employeur n'apportait aucun élément de nature à lever tout risque sérieux d'atteinte à l'intégrité physique ou morale et à la santé de Mme C.
4. En premier lieu et en tout état de cause, le moyen n'étant évoqué que dans le mémoire enregistré le 10 avril 2024, la décision contestée comporte les éléments de fait et de droit sur lesquels son auteur a entendu se fonder, notamment les absences de M. D et sa supervision de Mme C à distance, l'encadrement de celle-ci par un autre apprenti, l'information tardive des plannings de travail et le fait qu'elle a elle-même dû procéder à l'encadrement de M. A ce qui a constitué un facteur de charge mentale anormale. Elle est par suite suffisamment motivée et il ne résulte ni de cette motivation ni d'aucune pièce du dossier que l'administration a entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la situation de Mme C et des conditions d'exécution de son contrat quand bien même certains des éléments relevés sont communs à ceux soulignés dans la décision du même jour relative à M. A.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport en date du 10 décembre 2021 des inspectrices du travail ayant effectué un contrôle le 16 novembre 2021 au sein de l'établissement de Blois, qu'elles ont alors constaté la présence d'une seule salariée, Mme C qui leur a confirmé les éléments relatés par la mère de M. A, notamment le fait que les apprentis sont toujours seuls au magasin, l'obligation qui leur était faite d'informer toutes les heures leur employeur de l'avancée de leur travail et la communication tardive des horaires de travail et leur a indiqué que seuls des apprentis sont présents au sein du magasin de Blois, qu'elle assure elle-même alors qu'elle est apprentie, l'encadrement de M. A. Il ressort de ce même rapport que M. D, lors de son audition le 7 décembre 2021 dans les locaux de l'inspection du travail, a reconnu que l'encadrement des apprentis en magasin est bien effectué par d'autres apprentis et qu'ainsi Mme C avait été encadrée en septembre 2021 par un autre apprenti et assurait elle-même l'encadrement de M. A à compter d'octobre 2021 et que la médiatrice du centre de formation de l'apprentissage (CFA) où est inscrit celui-ci, contactée le 8 décembre 2021 par les inspectrices du travail leur a indiqué qu'il ressort des entretiens avec trois apprentis différents employés entre 2016 et 2021 par la société France Terroir que tous font état du fait qu'ils disposaient des clés de la boutique qu'ils géraient seuls en l'absence de l'employeur durant des journées entières, que les horaires leurs sont communiqués au jour le jour, qu'ils effectuaient un nombre important d'heures de travail et qu'ils rencontraient des difficultés à obtenir de leur employeur le paiement du salaire dû.
6. M. D soutient aux termes de ses écritures qu'il était contraint de s'absenter ponctuellement de la boutique afin de rencontrer des fournisseurs, de réaliser des démarches prospectives et d'effectuer des démarches administratives, que ses quelques absences ponctuelles lors de cette période n'étaient pas de nature à mettre en difficulté Mme C qui n'était pas seule en boutique, un apprenti en fin de cursus étant présent durant le premier mois d'activité de celle-ci et qu'il était toujours présent lors de l'ouverture et de la fermeture de l'entreprise. Toutefois en se bornant à faire valoir que ni les déclarations de M. A, apprenti avec lequel il a eu des relations conflictuelles et dont les périodes de contrat d'apprentissage ne coïncident pas avec celles de Mme C, ni celles de la commerçante voisine avec laquelle il est en conflit, ne peuvent être prises en compte, et en produisant quelques attestations, M. D n'établit pas le caractère ponctuel de ses absences et ne remet pas sérieusement en cause les constats opérés par les inspectrices du travail. De même, alors que celles-ci ont relevé qu'au cours du contrôle, Mme C a tenté de le joindre par téléphone et lui a laissé un message sur son répondeur pour l'informer de leur présence mais qu'il ne s'est pas manifesté, il n'établit pas ses allégations selon lesquelles il répondrait toujours aux apprentis sous sa responsabilité. Par ailleurs, l'administration fait valoir en défense, sans contredit, que la même situation avait été constatée lors d'un contrôle précédent au sein du même établissement le 16 février 2018 l'inspectrice du travail ayant alors relevé qu'un apprenti mineur était affecté seul au service et à la vente et qu'un courrier à la suite de ce contrôle avait rappelé à l'employeur ses obligations en tant que maître d'apprentissage et indique que lors de l'entretien du 7 décembre 2021, M. D a lui-même évalué sa présence à 2 à 3 jours par semaine au moins 1 heure par jour et qu'il serait joignable à des " moments clés " tels que l'ouverture et fermeture ou la réception de livraison sans apporter de précisions ou d'éléments justificatifs. Ainsi, il ressort des pièces du dossier, qu'ainsi que le fait valoir l'administration, la présence de M. D au sein de son établissement de Blois était insuffisante pour contribuer à l'acquisition par l'apprentie des compétences du diplôme préparé et assurer la gestion effective du magasin qui était laissée aux seuls apprentis présents. De même, la supervision à distance de Mme C par l'utilisation de son téléphone ou de son ordinateur n'est pas sérieusement contestée et contrairement à ce que soutient la société requérante il ressort des pièces du dossier que les apprentis ne connaissaient pas leurs horaires de travail dans un délai raisonnable les empêchant ainsi de s'organiser. Par ailleurs, alors que le statut d'apprenti ne peut donner la qualité de maître d'apprentissage conformément à la réglementation, il est constant que le contrat conclu par Mme C mentionnait en tant que premier maître d'apprentissage M. D et en tant que second maître d'apprentissage un autre apprenti, dont M. D indique lui-même qu'il était en fin de cursus et présent durant le premier mois d'activité de celle-ci et la société requérante ne peut soutenir que l'association de Mme C à l'encadrement d'un apprenti, M. A, faisait partie des compétences à acquérir dans le cadre de son BTS. Enfin la société requérante qui se borne à alléguer de relations de travail compliquées entre elle et M. A qui l'auraient contrainte à mettre en œuvre une organisation de travail particulière et un accompagnement spécial concernant celui-ci, et fait valoir d'un part qu'en raison du calendrier d'alternance de la formation de Mme C et d'un arrêt maladie en début de formation, celle-ci n'a été présente en son sein que moins de 34 jours décomposés en 10 jours et demi en salon professionnel avec M. D et 23 jours en boutique, d'autre part que celle-ci âgée de 21 ans, étudiante en BTS et destinée à prendre la responsabilité d'une unité commerciale avait postulé en expliquant avoir mis un terme à son précédent apprentissage en raison du manque d'autonomie et des tâches limitées à la vente, ne remet pas en cause par ces considérations les manquements à sa mission de maître d'apprentissage ainsi constatés ni l'existence en conséquence de ceux-ci d'un risque sérieux d'atteinte à la santé ou à l'intégrité physique ou morale de Mme C, soumise à un ensemble de facteurs dus aux carences ou aux agissements de l'employeur de nature à créer une charge mentale anormale, quand bien même celle-ci n'a émis aucune alerte, critique, reproche, observation au cours de la brève période de son contrat d'apprentissage.
7. En dernier lieu, l'administration n'a pas à prendre en compte les éventuelles difficultés économiques de l'entreprise où l'apprenti concerné est employé avant de se prononcer sur la reprise de l'exécution du contrat d'apprentissage suspendu.
8. Il résulte de ce qui précède que la décision en litige, qu'aucune disposition légale ou réglementaire ne conditionne à une mise en demeure préalable, n'est entachée ni d'erreur de fait, ni d'erreur d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par la société France Terroir doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société France Terroir est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société France Terroir, à la ministre du travail et de l'emploi, et à Mme B C.
Copie en sera transmise pour information à la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) de Loir-et-Cher.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Keiflin, première conseillère,
M. Garros, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
L'assesseure la plus ancienne,
Laura KEIFLIN
La greffière,
Nadine PENNETIER
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026