mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201181 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | UBILEX - SCP FOUGERAY LE ROY LEBAILLY NOUVELLON ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 avril 2022 et le 16 mars 2023, le Groupement des habitants de la rue des Travers et de la rue des Rochers, représentée par M. A, demande au tribunal d'annuler la délibération adoptée le 21 mars 2022 par le conseil municipal de la commune de Hanches en tant qu'elle constate la désaffectation du terrain situé à l'intersection de la rue des Travers et de la rue des Rochers préalablement à son déclassement.
Il soutient que la délibération est illégale car cet espace vert est le seul lieu de rencontre, de détente et de jeux au milieu d'une soixantaine de maisons.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 juin 2022, la commune de Hanches, représentée par Me Lebailly, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la requête est irrecevable au motif que :
- le groupement requérant ne dispose pas de la personnalité juridique ;
- M. A ne justifie d'aucun mandat pour représenter les habitants de la rue des Travers ;
- elle ne comporte aucun moyen ;
- elle ne fait pas grief car elle se borne à décider du principe de désaffectation sans entraîner de modification du droit existant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que le conseil municipal de la commune de Hanches (28130) a, par le point n° 7 contesté de la délibération adoptée le 21 mars 2022, décider d'engager la procédure de désaffectation et de déclassement de la parcelle cadastrée section Z n° 138 située à l'intersection de la rue des Travers et de la rue des Rochers. Selon l'exposé des motifs, cette parcelle qui constitue le 24e lot du lotissement communal des Travers datant de 1981, est un espace vert, enherbé et agrémenté de l'arbre de la Liberté planté en 1989 et présente une surface constructible d'environ 1.000 m². L'assemblée délibérante a décidé du principe de la désaffectation de ce terrain qui sera suivi d'une désaffectation matérielle consistant à laisser ce terrain en jachère et interdire son accès comme son utilisation par le public avant qu'il soit procédé à son déclassement du domaine public et entreprendre les démarches préalables à la vente.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
3. Selon l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge./ L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
4. L'article L. 2141-1 du code général de la propriété des personnes publiques dispose : " Un bien d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1, qui n'est plus affecté à un service public ou à l'usage direct du public, ne fait plus partie du domaine public à compter de l'intervention de l'acte administratif constatant son déclassement. ". Lorsqu'un bien appartenant à une personne publique a été incorporé dans son domaine public, il ne cesse d'appartenir à ce domaine que du fait d'une décision expresse de déclassement prise par l'autorité compétente.
5. Une décision de déclassement porte par elle-même désaffectation. Une personne publique propriétaire peut ainsi notamment organiser sa désaffectation physique en vue de la constater avant de prononcer le déclassement.
6. En se bornant à soutenir que les habitants de la rue des Travers ont été surpris par cette délibération qui envisage de céder la parcelle cadastrée section Z n° 138 située à l'intersection de la rue des Travers et de la rue des Rochers qui est le seul espace vert du lotissement qui comprend une soixantaine de maisons et constitue un lieu de jeux et de détente, le groupement requérant n'invoque aucun moyen à l'appui de sa demande d'annulation, ainsi que le soutient la commune de Hanches dans ses écritures en défense. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du Groupement des habitants de la rue de Travers et de la rue des Rochers est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au Groupement des habitants de la rue de Travers et de la rue des Rochers et à la commune de Hanches.
Fait à Orléans, le 16 octobre 2024.
Le président de la 5e chambre,
Samuel DELIANCOURT
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026