mercredi 30 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201466 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID |
Vu la procédure suivante :
Par des courriers enregistrés le 28 avril 2021, le 1er juin 2021 et le 22 avril 2022, M. A B demande au tribunal de prononcer une astreinte à l'encontre de l'Etat afin d'assurer l'exécution du jugement n° 1902475 du 3 juin 2020 par lequel le tribunal, après avoir annulé les décisions du 4 décembre 2018 et du 27 février 2019 par lesquelles le préfet du Loiret avait refusé de faire droit à sa demande de regroupement familial au profit de son épouse et de leurs deux enfants mineurs, a enjoint au préfet de faire droit à cette demande dans un délai de deux mois.
Par une ordonnance du 2 mai 2022, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 19 mai 2022, la préfète du Loiret indique que ses services sont en attente des résultats de la visite médicale organisée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui doit avoir lieu au mois de juin 2022.
Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, M. B précise que son épouse et ses enfants ont effectivement été convoqués par l'OFII.
Par un mémoire enregistré le 5 octobre 2022, la préfète du Loiret conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Par un courrier du 17 septembre 2020, le préfet du Loiret a indiqué à M. B que sa demande de regroupement familial faisait l'objet d'un accord, sous réserve que le contrôle médical ne fasse pas apparaître d'inaptitude. A la suite de la visite médicale réalisée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, l'épouse de M. B s'est vu remettre une carte de résident valable du 13 septembre 2022 au 12 septembre 2032 et les deux enfants du couple ont été munis d'un document de circulation pour étranger mineur valable du 28 juin 2022 au 27 juin 2027. La requête tendant à ce que le tribunal prononce une astreinte à l'encontre de l'Etat afin d'assurer l'exécution de l'injonction prononcée par le jugement n° 1902475 du 3 juin 2020 a ainsi perdu son objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 30 août 2023.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026